Critique de film

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Tarzan et la Femme Léopard

"Tarzan and the Leopard Woman"
affiche du film

Tarzan parvient à sauver les jeunes filles d'une caravane attaquée dans la jungle. Mais il tombe dans le piège que lui ont tendu les sanguinaires hommes-léopards. Leur chef, Lazar, s'empare de Jane et de Boy. Tarzan réussit à les délivrer alors que la grande prêtresse Lea est sur le point de les mettre à mort.

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Les critiques à propos de ce film

Critique de Tarzan et la femme léopard - Et de dix !
Par : Fred Pizzoferrato

Alors que la civilisation occidentale s’impose de plus en plus en Afrique, une tribu de fanatiques sème la terreur. Ils dissimulent leurs attaques en les attribuant à de redoutables léopards. Devant l’ampleur des massacres, une chasse aux fauves est organisée et quelques léopards sont abattus. De son côté, Tarzan se montre insatisfait, persuadé qu’il s’agit d’une tromperie concoctée par les véritables coupables. Poursuivant ses investigations, l’Homme Singe finit par contrarier les plans de la secte des Hommes Léopards, lesquels décident de s’en prendre à Jane et à Boy. Pendant ce temps, Jane recueille un enfant perdu au cœur de la jungle, Kimba. En réalité, ce dernier n’est autre que le jeune frère de Lea, la grande Prêtresse du culte du Léopard, envoyé endormir la méfiance de Tarzan et gagner le cœur de Jane…

Dixième épisode de la saga, Tarzan et la femme léopard poursuit la série de Tarzans concoctée par la RKO, lesquels se révèlent moins ambitieux que les précédents, produits par la MGM. Ne pouvant rivaliser au niveau des moyens investis, la RKO opte pour le pur divertissement, dans la lignée des bandes dessinées ou des serials, ce qui, paradoxalement, rend, aujourd’hui, ces films bien plus digestes et divertissants.

Johnny Weissmuller reprend, bien évidemment, le rôle de Tarzan tandis que Johnny Sheffield, alors âge d’une quinzaine d’années, continue à incarner un Boy espiègle et débrouillard. Celui-ci vole d’ailleurs complètement la vedette à son ainé, quadragénaire empâté ne parvenant plus vraiment à convaincre dans son rôle de héros athlétique et intrépide. Brenda Joyce joue, pour sa part, Jane pour la seconde fois, le personnage étant de plus en plus réduit à celui d’une « brave maman » veillant de manière très désexualisée sur son mâle primitif. Toujours décidée à être une mère exemplaire, Jane accueille en outre un adolescent égaré dans la jungle, Kimba (Tommy Cook) qui se révèle, en réalité, appartenir aux Hommes Léopards. Le méchant garnement est, d’ailleurs, bien décidé à sacrifier la jeune femme pour mériter une place d’honneur au sein de la secte. Enfin, la Femme Léopard du titre est jouée par Acquanetta, une actrice ayant tourné une dizaine de séries B au cours des années 40 (dont Captive wild woman et sa suite The jungle woman dans lesquelles elle était « Paula la femme singe »). La sauvageonne Acquanetta accède, ici, à un rôle relativement important de grande prêtresse du culte du léopard. Cette authentique société secrète, dite des Aniotas, se basait sur différentes croyances animistes pour recruter des assassins et éliminer leurs opposants. Principalement actif au Congo, les Hommes Léopards subsisteraient encore au XXème siècle, par exemple au Cameroun et au Nigéria. Outre Tarzan, différents héros fictionnels les ont affrontés au fil de leurs aventures, en particuliers Tintin (dans « Tintin au Congo ») mais également Corto Maltese, Alix ou Bob Morane.

Agréable divertissement d’aventures, Tarzan et la femme léopard offre ce que le public attend d’un « film de jungle » : une tribu redoutable (les Hommes Léopards), des attaques de fauves et de crocodiles, des jeunes femmes capturées et un Tarzan toujours prêt à sauver les innocents menacés. Cheetah, pour sa part, accomplit quelques pitreries supposées amusantes mais la présence du chimpanzé reste, heureusement, moins envahissante que dans les précédentes productions de la RKO. Toujours aussi peu futé, Tarzan comprend néanmoins la vraie nature des agressions soi-disant commises par les léopards en observant le petit singe : « si un animal peut agir comme un homme alors un homme peut agir comme un animal ». Un raisonnement imparable à rendre jaloux Sherlock Holmes en personne. Les autorités locales, par contre, ne semblent pas très sensibles à cette logique et le chef de la police s’obstine à prouver que Tarzan, resté trop longtemps au soleil, déraille dans sa tête.
Evidemment, l’Homme Singe a raison mais il devra lutter seul contre la redoutable secte jusqu’au final mouvementé qui boucle agréablement un film dont la courte durée (72 minutes !) demeure un atout de choix.

Solide artisan du cinéma populaire, Kurt Neumann (essentiellement connu pour son classique La mouche noire), confère à son second Tarzan un rythme soutenu appréciable et dépourvu de temps morts. Si le scénario se révèle routinier et les péripéties prévisibles, ce dixième volet de l’interminable saga permet de passer un bon moment pour les nostalgiques. Bref, un petit film très sympathique.


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