Critique de film

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Tarzan et la Chasseresse

"Tarzan and the Huntress"
affiche du film

Une expédition dirigée par Tanya, une chasseresse, s'aventure dans la jungle afin d'y capturer des fauves. Le roi Farrold leur a donné la permission de ne capturer qu'un seul couple par espèce. Tarzan cherche à contrecarrer les plans de l'expédition. Il vole leurs fusils et utilise un troupeau d'éléphants pour dévaster leur campement...

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Les critiques à propos de ce film

Critique de Tarzan et la chasseresse - Une bonne pêche pour un chasseur
Par : Fred Pizzoferrato

Réalisé en 1947, Tarzan et la chasseresse est le onzième film mettant en scène Johnny Weissmuller dans le rôle du Seigneur de la Jungle. Un peu trop âgé (43 ans) et, surtout, souffrant d’un léger embonpoint (moins toutefois que dans les précédents volets), le fier champion de natation n’a plus la virilité sauvage des premiers épisodes de la saga mais demeure convaincant dans ce rôle qu’il maîtrise à la perfection et a, d’ailleurs, à jamais défini. L’acteur a ainsi imposé, au fil des épisodes successif, un Tarzan cinématographique pratiquement attardé et, en tout cas, bien éloigné de son pendant littéraire plus éduqué et distingué.

Johnny Sheffield, pour sa part, incarne Boy pour la dernière fois, s’apprêtant à voler de ses propres ailes dans la série concurrente Bomba the jungle boy. Ici, Boy continue d’agir comme un gamin espiègle et légèrement indiscipliné même s’il est entré dans l’adolescence (l’acteur a 16 ans). Cet élément aurait pu apporter un renouveau d’intérêt et conférer une nouvelle maturité à la saga mais, malheureusement, l’âge – difficile – de Boy ne sera absolument pas exploité par un scénario routinier.

Brenda Joyce, enfin, reste égale à elle-même, une Jane désexualisée réduite à veiller sur son grand benêt de Tarzan et sur son jeune gamin fasciné par les merveilles du monde moderne, comme par exemple une lampe de poche. L’actrice jouera encore Jane à deux reprises, assurant ainsi le passage de flambeau entre Weissmuller et son successeur, Lex Baxter, qu’elle pourra câliner dès Tarzan’s magic fountain. Réduit à son rôle de femme au foyer dénuée de passion, Joyce se fait largement voler la vedette par Patricia Morison, une belle brunette d’une trentaine d’années nettement plus entreprenante et moderne. Néanmoins, au côté de ce casting humain, le chimpanzé Cheetah reste probablement l’attraction principale du métrage et offre au spectateur une bonne dose de comédie burlesque, des gags récurrents (l’animal désire absolument s’emparer du rouge à lèvres de Miss Morison) et même quelques retournements de situation propices à faire avancer la maigre intrigue.

La belle aventurière Tanya Rawlins et le cupide chasseur Paul Weir dirigent une expédition au cœur de la jungle afin de capturer des animaux sauvages. Le Roi Farrod autorise les chasseurs à capturer un mâle et une femelle de chaque espèce, un compromis également accepté, à contre cœur, par Tarzan. Mais Ozira, le neveu de Farrod, comprend le parti qu’il peut tirer d’une association avec les Blancs. Au cours d’une chasse, le Roi est « accidentellement » tué et son fils Suli laissé pour mort suite à une soi-disant crise de folie. Peu après, Tarzan confisque les armes des membres de l’expédition et les cache derrière une chute d’eau mais Cheetah, dupée, amène les chasseurs à la cachette. Tarzan, comprenant qu’Ozira a assassiné son oncle, part en guerre contre le vil usurpateur et les Blancs sans scrupules.

Rien de bien neuf sous les tropiques, tant les situations proposées paraissent déjà vues et revues dans chacun des épisodes précédents, au point que Tarzan et la chasseresse s’apparente à une sorte de « best of » des clichés attendus. Un quasi chant du cygne pour la série.

La production de ce Tarzan et la chasseresse remonte à septembre 1946 et le très oublié Ewing Scott devait en assurer la mise en scène. Cependant, vu des délais de préparation jugé insuffisants, Scott décline l’offre et Kurt Neumann rempile dans le fauteuil de réalisateur, un poste qu’il a déjà occupé sur les deux précédents épisodes, Tarzan et la femme léopard et Tarzan et les Amazones. Neumann reviendra une dernière fois au personnage avec Tarzan and the she devil en 1953 (Lex Baxter jouant cette fois l’Homme Singe) mais sa contribution la plus notable au cinéma reste probablement La mouche noire qui lui valu son plus grand succès, malheureusement posthume puisque le cinéaste décéda à cinquante ans, une semaine avant la sortie de ce classique de la science-fiction.

Après avoir combattu à deux reprises les nazis, puis les Amazones et une tribu de redoutables Hommes Léopards, le Seigneur de la jungle est, cette fois, confronté à de simples chasseurs et l’aventure manque donc de la fantaisie des précédents volets. Néanmoins, les séquences impliquant des animaux sauvages se montrent efficaces, en particulier la spectaculaire charge des éléphants, appelés à la rescousse par Tarzan.

Si Tarzan et la chasseresse se montre peu passionnant, il se laisse toutefois regarder sans déplaisir. Les premières scènes, qui détaillent la vie quotidienne de Tarzan, Jane et Boy possèdent d’ailleurs un certain charme, complété par un soupçon de romantisme bienvenu, avant que la suite du métrage ne verse, hélas, dans le pur divertissement de série.
Bref, Tarzan et la chasseresse se montre routinier et banal mais le spectacle demeure sympathique et, avec un peu d’indulgence, saura divertir les nostalgiques des exploits de l’Homme Singe.


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