Critique de film

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Tarzan à New-York

"Tarzan's New York Adventure"
affiche du film

Un petit avion piloté par Jimmie Shields atterrit dans la jungle où vivent Jane, Tarzan, Boy et Cheeta, avec à son bord le directeur de cirque et chasseur de fauves Buck Rand et son adjoint Manchester Mountford. Tarzan voit cette arrivée d'un mauvais œil, alors que Boy est fasciné par l'avion. Au moment où le garçon est seul avec les hommes, une tribu les attaque et laisse pour morts Jane et Tarzan, précipitant le départ en catastrophe de l'avion pour New York, avec Boy, ce qui arrange bien les affaires de Rand, lequel a constaté qu'il était doué pour dresser les animaux. Jane et Tarzan, seulement légèrement blessés, se rendent au port le plus proche, avec Cheeta, afin de prendre le premier avion en partance pour New York. La confrontation avec la civilisation n'est pas aisée pour Tarzan et les recherches pour retrouver Boy sont difficiles. Ils parviennent toutefois à retrouver la trace de Shields, par l'intermédiaire de sa fiancée Connie Beach. Aidés par le couple, ils se rendent au cirque de Rand...

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Les critiques à propos de ce film

Critique de Tarzan à New York - Un sauvage dans la ville
Par : Fred Pizzoferrato

Sixième aventure du Roi de la Jungle, Tarzan à New York essaie de varier une recette devenue routinière et joue davantage la carte de l’humour, déplaçant l’intrigue vers New York. Habitué à combattre dans la jungle, Tarzan découvrira une autre jungle, tout aussi redoutable, celle des grandes villes américaines, même si cette confrontation manque de piment et donne surtout lieu à des gags plus ou moins inspirés dont s’inspireront, bien plus tard, les auteurs de Crocodile Dundee.

La petite famille de la jungle (Tarzan, Jane et Boy) observe l’arrivée d’un avion transportant le chasseur Buck Rand venu traquer le lion en Afrique. Rapidement, un Tarzan courroucé le somme de partir loin de sa jungle mais Boy, curieux de voir l’aéroplane, s’en approche en compagnie de ses éléphants apprivoisés. Après une attaque des indigènes, Tarzan et Jane sont séparés de Boy et ce dernier, capturé par Rand, est emmène à New York pour y être exhibé. Ses parents adoptifs, aidés de Cheetah, partent dans la métropole afin de le sauver des griffes de Rand…

Trahissant le basculement complet de la saga vers la comédie familiale, la vedette de cet épisode est, indubitablement, Cheetah. Le chimpanzé se voit, en effet, offrir une bonne partie du temps de projection et les scénaristes privilégient l’aspect comique au détriment de l’action. Si les plus jeunes spectateurs peuvent s’amuser des pitreries de l’animal, les adultes risquent, de leur côté, de trouver le temps long lors des scènes voulues comiques mais, généralement, assez affligeantes. Cheetah, en pleine forme, passe ainsi un coup de fil (gag !) et pousse des petits cris, avant de dévaster sa chambre d’hôtel comme une vulgaire rock star, renversant des pots de crèmes ou essayant divers vêtements pour amuser la galerie.
Néanmoins, Tarzan rivalise avec Cheetah au rayon des singeries et se comporte de manière attendue, à savoir comme le sauvage perdu au cœur de la civilisation que le public attend. Nous sommes évidemment bien loin du Tarzan littéraire d’Edgar Rice Burroughs, noble et chevaleresque. Les situations se succèdent par conséquent sans grande surprise : l’Homme Singe emprunte un taxi, s’habille d’un costume cravate, découvre les joies de la douche, se montre peu sensible à la musique sortant d’une radio (« danse de guerre ! Cette femme est malade et appelle un sorcier ») et peste contre « l’odeur de marécage » d’un nightclub à la mode. Des instants humoristiques parfois efficaces, parfois pénibles et, généralement, fort datés.

L’intrigue, elle, se suit sans passion mais avance cependant à un rythme alerte (heureusement d’ailleurs puisque le film dure moins de 70 minutes) qui compense l’aspect attendu des situations, lesquelles s’enchaînent de manière convenues mais sont ponctuées de quelques brèves scènes d’action, guère innovantes mais plaisantes.
Si la mise en scènene s’élève jamais au-dessus d’une banale illustration du script, les interprètes sont heureusement convaincants et aujourd’hui indissociables de leur rôle. Maureen O’Sullivan mène la danse avec vigueur, Johnny Weissmuller reste un acteur limité mais une belle incarnation du mythe et John Sheffield, dans le rôle de Boy, possède une énergie espiègle réjouissante.

Les dialogues, en particulier lors de la scène du procès, mettent en opposition les dangers de la jungle et ceux de la grande ville et aboutissent de manière évidente (et simpliste) à la supériorité d’une « vie simple, naturelle, en plein air » comparée à l’existence au sein des cités dans lesquelles des milliers de jeunes meurent dans des accidents de la route. La rhétorique d’un avocat sans scrupule amène au final Tarzan à revenir sur sa position (« loi bonne ! »), approuvée par une Jane qui déclare « cette loi n’est pas pour toi qui est aussi libre que l’air ». Rien de très original ni de recherché mais plutôt une sorte de « new age » baba cool écologique avant l’heure et sans subtilité.
Comme tous les épisodes de la saga, Tarzan à New York se conclut, en outre, par une critique de la civilisation et du mode de vie américain basé sur l’argent, la compétition et la vitesse (« gagner du temps ? Pourquoi faire ? ») alors que dans la jungle seuls les animaux nuisibles sont tués et non les « hommes bons ». Toutefois, après bien des péripéties, tout finit par s’arranger et Tarzan, histoire de ne froisser aucune sensibilité, admet finalement que « loi bonne » et « juge bon ».

Au niveau de l’aventure, Tarzan à New York ne bénéficie pas de l’exotisme des précédents épisodes et laisse peu de place à l’action même si une séquence montre Tarzan escaladant le Pont de Brooklyn puis plonger dans l’eau afin d’échapper à une patrouille de flics lancé à ses trousses. Le climax, situé dans un cirque, permet également une sympathique séquence qui inclut des éléphants poursuivant une voiture, quelques acrobaties, une bagarre et une cascade automobile. Après ces péripéties mouvementées, Cheetah conclut l’aventure sur une habituelle note d’humour et Tarzan et sa petite famille retrouvent les plaisirs simples d’une baignade en pleine jungle.

Dans l’ensemble, Tarzan à New York se suit donc sans déplaisir même si le spectacle proposé et l’humour utilisé ont aujourd’hui beaucoup vieillis. Toutefois, avec un minimum d’indulgence et de nostalgie, ce sixième volet de la longue sage reste divertissant et sans prétention.


Commentaires sur le film

5 etoiles

coups de coeurCoup de coeur !

j’ ai aimé certains films de tarzan quand il est dans la jungle et a newyork

13 janvier 2012 à 10:01 | Par patt

3 etoiles

super film merci

31 juillet 2012 à 22:07 | Par roger

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