Critique de film

Tale of Vampires

"Frostbiten"
affiche du film
  • Genre : Horreur - Vampires
  • Année de production : 2006
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Anders Banke
  • Pays d'origine : Suède
  • Durée : 1h40
  • Scénariste : Daniel Ojanlatva, Pidde Anderson
  • Musique : Anthony Lledo
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  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Petra Nielsen, Jonas Karlstrom, CarlAke Eriksson, Per Lofberg
  • Récompenses : Meilleur film à Fantasporto 2006
    Meilleure musique, meilleurs maquillages et meilleurs effets spéciaux au Screamfest 2006

Annika, médecin confirmée, est mutée avec sa fille, dans un petit village plongé dans une nuit polaire glaciale. Intriguée par une série d'incidents sanglants et de disparitions mystérieuses au sein de l'hôpital, Annika va découvrir que des vampires ont infiltré le personnel et que leur chef, monstre hybride et sanguinaire, se prépare à ressusciter...

Les critiques à propos de ce film

Tale of vampires - Vive les Vikings !
Par : Damien Taymans


Tale of vampires est considéré comme étant le premier film d’horreur suédois. Ce cinéma compte en fait une cinématographie étoffée en ce qui concerne les drames mais ne s’est jamais laissé tenter par une aventure horrifique. Pourtant, les conditions qui règnent sur le pays (et, par conséquent, sur toute la péninsule scandinave) sont propices à l’éclosion de ce genre de thème. C’est d’ailleurs ce qui fait une des forces du métrage. Rendez-vous compte : une trentaine de jours sans revoir la lumière du jour, c’est long lorsqu’on est confrontés à une bande de vampires en puissance…

Profitant de cette situation particulière et jouant admirablement des conditions climatiques qui règnent en Suède (la quasi-totalité des scènes a été tournée dans l’extrême-nord de la Suède sous des conditions glaciales !), Anders Banke parvient à nous livrer un film qui va dans le sens des nombreuses œuvres consommées sur le vampirisme.

Mais Banke ne joue pas la carte de l’hypocrisie et reconnaît être l’héritier de ce florilège de vampires. Bien plus, il multiplie les clins d’œil et réussit, par la maîtrise de son sujet, à nous livrer un film réunissant des lieux communs du genre mais en les sublimant. Ainsi, on glisse rapidement au sein du même film de Dracula à Vampires en passant par Une nuit en enfer

Puisqu’on vient de traiter du chef-d’œuvre vampirique de Robert Rodriguez, profitons-en pour mettre en lumière la maîtrise de l’humour dans le métrage scandinave. Banke ne néglige pas le côté humoristique et en fait même l’élément essentiel de son film, nous offrant des scènes extrêmement sympathiques comme ce dîner où se rend un jeune vampire pour y rencontrer ses beaux-parents ou ce meurtre si particulier provoqué par un nain de jardin (je ne savais même pas que ça pouvait tuer, ces trucs-là !). Un véritable délice pour les yeux et les zygomatiques.

Dernier point positif pour ce métrage remarqué par mister Yuzna : la qualité des maquillages. Les effets sont grandioses et rappellent sans mal la majorité des films de vampires. On se trouve aux prises de goules voraces situées entre créatures hideuses et monstres clownesques.

Malheureusement, vous nous connaissez maintenant, il y a souvent des « mais » après autant de points positifs. Et vous avez encore une fois effectivement raison. Mais, Banke nous présente des personnages un peu trop effacés, sortes de teenagers rebutants ne pensant qu’au sexe et à la drogue. Des individus stéréotypés à souhait qui ne nous imprègnent jamais de leur personnalité. Signalons aussi un scénario parfois lourdingue et un peu tiré en longueur (la surprise-party prend un temps de dingue à se dérouler).

Enfin, on regrette énormément que le réalisateur n’en ait pas profité pour nous donner un avant-goût (voire même une petite bolinette) d’éléments culturels. On connaît peu ces coutumes nordiques et il aurait été légitime de servir sur un plateau aux occidentaux mal renseignés un bain dans cette si « froide » culture scandinave. Pire que cela, Banke semble essayer de reproduire à l’identique les modèles américains afin de toucher un maximum de spectateurs. Ainsi, il y a un monde entre rendre hommage et imiter (différence que des gars comme Zombie ou Tarantino ont compris, eux !).

M’enfin, y a pas péril en la demeure : Tale of vampires reste malgré tout une œuvre sympathique qui pourra se targuer de nous avoir surpris à quelques reprises. Espérons que la voie est ouverte au cinéma fantastique suédois…


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