Critique de film

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Tai Chi 0

"Tai Chi 0"
affiche du film

Yang, un adepte du Tai Chi, devient le seul recours pour des villageois qui veulent empêcher que leur bourgade soit traversée par une ligne de chemin de fer...

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Trailer - Tai Chi 0 (2012)
Par : Damien Taymans
Tai Chi Zero : bande annonce # 2 VO

Les critiques à propos de ce film

Critique de Tai Chi Zero - A toute vapeur
Par : Seb Lecocq
Tags : BIFFF 2013

Le réalisateur Stephen Fung est l’exemple qui démontre qu’à Hong Kong la porosité des frontières entre les différents métiers artistiques est plus grande que dans n’importe quelle autre industrie. Avant d’embrasser la carrière de metteur en scène, Fung s’était fait connaître vers le milieu des années 90 en tant que chanteur/mannequin/acteur. Les fans de cinéma hong-kongais se souviennent de son visage dans des films comme Gen X-Cops, Gen Y-Cops, Metade Fumaça ou Heavenly Kings. Avec Tai Chi Zero et sa suite directe Tai Chi Hero, il signe le diptyque le plus ambitieux de sa carrière et dispose pour cela d’un budget fort confortable. L’entreprise n’est pas aisée car Fung s’est mis en tête de raconter la genèse du Tai-Chi, un des nombreux arts martiaux chinois. Plutôt que de se lancer dans le biopic ou le film historique façon Ip-Man ou The Grandmaster, le cinéaste emprunte la voie du gros blockbuster qui tache et pétarade.

La très bonne idée de Tai Chi Zero est d’assaisonner le kung-fu pian classique et le film d’aventures avec de nombreux éléments steampunk. Riche idée puisque, en deux plans, l’identité du film est directement posée. Baston + Steampunk = Tai Chi Zero. Imparable. Stephen Fung s’inspire grandement du cinéma de Stephen Chow pour mettre en image son film. On y retrouve la figure du vagabond désireux d’apprendre une forme bien particulière de kung-fu qui débarque dans un village peuplé d’experts en arts martiaux. Son personnage est une espèce d’idiot du village, un doux dingue sympathique et obstiné qui, à force de recevoir raclée sur raclée, va peu à peu apprendre le mystérieux art qu’il cherchait à se faire enseigner.Un one-man- Chow dans l’écriture et la création des personnages mais aussi dans la mise en scène « bigger than life » qui caractérise ses dernières œuvres et dans le mélange entre comédie non-sensique et bagarre. Tai Chi Zero démarre sur les chapeaux de roue et conserve son train d’enfer jusqu’au dernier plan sans jamais faillir. Pour maintenir l’attention, Fung, encore jeune réalisateur, use de son talent derrière la caméra mais abuse aussi de nombreux effets spéciaux, pour la plupart inutiles, qui cherchent à offrir à l’œuvre un côté comic book très marqué (pn pense souvent à Scott Pilgrim dans la superposition d’effets gratuits). Certains fonctionnent très bien (l’apparition de petit cadenas marquant les articulations et les muscles verrouillés par une prise), d’autres beaucoup moins (énoncer le nom et le CV des comédiens apparaissant à l’écran) et provoquent une sensation de trop plein.

L’élément steampunk est une belle façon d’illustrer le combat entre tradition et modernité auquel font face les personnages. L’arrivée de l’électricité et du chemin de fer est perçue comme un progrès civilisationnel évident mais aussi comme une remise en cause des traditions et d’un mode vie ancestraux. Il marque aussi le rejet de la culture occidentale par le peuple chinois. Visuellement, le métrage s’apparente à une grosse machine steampunk pleine de vapeur, de tubes et de canons qui vient envahir un village de maîtres en arts martiaux. Niveau casting, Fung s’entoure d’une belle brochette d’acteurs en mixant les « confirmés » comme Shu Qi, Feng Shao Feng ou Tony Leung et des jeunes talents comme la ravissante Angela Yeung et l’artiste martiale Yuan Xiaochao qui fait preuve de réelles capacités en matière de baston chorégraphiée et de comédie.

Tai Chi Zero sans être un grand film se pose comme un divertissement de qualité. Rythmé, divertissant et jamais ennuyeux. Les péripéties s’enchaînent, le classique mix entre humour et baston est rondement mené. Fung s’inspire à la fois du cinéma classique, du comic book et du cinéma d’animation pour livrer un blockbuster chinois qui fait le boulot et permet aux spectateurs de passer un agréable moment devant un grand spectacle parfois brouillon et trop confus mais dont la générosité et la sincérité ne font jamais défaut. Steampunk never die.


Commentaires sur le film

4 etoiles

Stephen Fung nous offre un superbe divertissement, énergique et enlevé, avec des clins d’œil aux jeux vidéo. Les kicks s’enchaînent, les romances sont tragiques et le grand spectacle est au rendez-vous, sans délaisser pour autant les personnages ou l’émotion. On dénote juste quelques longueurs, mais sans que cela porte préjudice à l’ensemble.

27 avril 2013 à 22:04 | Par Alan Deprez

3 etoiles

Pas mal de blabla en première partie (très fun dans ses délires cartoonesques) puis du boumboum en seconde. Un film bien dosé en somme

27 avril 2013 à 22:04 | Par Damien Taymans
J’ai adoré mais....

4 etoiles

J’ai adoré mais rester sur ma faim...et quelle faim.

J’adore tout ce qui touche les combats asiatiques et j’ai embarquer dans le film mais là...se terminer comme ca...c’est nul archi nul.

Surtout qu’on ne sais meme pas si on va pouvoir avoir la suite.

 :(

12 juillet 2013 à 05:07 | Par la_timide

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