Critique de film

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Symbol

"Shinboru"
affiche du film

Une bonne sœur roule sur une route mexicaine déserte. Elle a un rendez-vous avec avec Escargotman, un catcheur, qu'elle doit conduire à son match.

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Les critiques à propos de ce film

Critique de Symbol - Le génie de la folie
Par : Damien Taymans

Hitoshi Matsumoto rejoue la carte de la solitude et de l’ostracisme. Dans Dai Nipponjin, l’un des acteurs-réalisateurs les plus talentueusement déjantés du pays du Soleil levant, interprétait un looser super-héroïque, capable d’atteindre une taille gargantuesque pour défendre son Japon natal, marginalisé par des Tokyoïtes peu reconnaissants envers ce mythomane farfelu. Dans Symbol, Matsumoto enfile le pyjama aux couleurs criardes du prisonnier involontaire d’une pièce hermétiquement close aux murs immaculés. Soudain apparaissent des centaines de pénis d’anges qui, une fois pressés, provoquent un changement dans l’environnement carcéral. Chaque protubérance est reliée à un processus (l’apparition d’un guerrier Massaï en pleine course, de sushis ou de brosses à dents, par exemple), progressivement, par le biais d’une expérimentation minutieuse, le personnage va tenter de s’évader de sa geôle. Pendant ce temps, au Mexique, un catcheur à l’aube de la pré-retraite, baptisé "Escargotman" s’élance dans un nouveau combat alors que son entourage semble conscient qu’il ne fera pas le poids.

Ces deux récits, en apparence indépendants, finiront par s’imbriquer lors d’un dénouement justifiant l’atmosphère non-sensique qui inonde cette pellicule complètement barrée de Matsumoto. Couronné de deux prix lors du BIFFF 2010, Symbol entremêle discours métaphysique (la prodigieuse séquence finale) et humour au ras des pâquerettes (des fesses d’anges, ça fait du dégât), insère des planches de comics multicolores dans une surréalistico-fiction des plus épurée (quatre murs blancs ornés de quelques excroissances péniennes), déjoue les impératifs dramatico-sociaux en appuyant le trait (la famille du luchador ne dépareillerait pas dans une bobine de Bunuel), offre enfin au spectateur une montagne de références cinématographiques subtilement éparpillées dans un tableau des plus exotique.

Pur produit ofniesque, Symbol évolue de bout en bout sur le cordeau : l’humour virevolte du non-sens au slapstick, en passant par les relents poussifs scatologiques, l’onirisme succède à l’avalanche de gags, la mesure métronomique vire finalement à la démesure. Ne ressemblant à nul autre, Symbol rejoint l’ambition de son titre et atteint le rang de modèle dans l’art du grand n’importe quoi délirant. A consommer sans modération...


Commentaires sur le film

5 etoiles

coups de coeurCoup de coeur !

18 novembre 2013 à 01:11

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