Critique de film

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Sweeney Todd, le diabolique barbier de Fleet Street

"Sweeney Todd - The Demon Barber of Fleet Street"
affiche du film
  • Année de production : 2007
  • Réalisateurs : Tim Burton
  • Scénaristes : John Logan, Stephen Sondheim, Hugh Wheeler
  • Acteurs : Helena Bonham Carter, Johnny Depp, Timothy Spall, Alan Rickman, Sacha Baron Cohen
  • Musique : Stephen Sondheim
  • Genre : Thriller musical
  • Pays d'origine : USA
  • Durée : 1h55
  • Budget : 50 millions de dollars
  • [
  • Bande annonce
  • ]
  • Récompenses : Nominé aux Oscars de la meilleure direction artistique, Meilleurs costumes et Meilleur acteur (Johnny Depp) en 2008 Nominé aux BAFTA Awards des Meilleurs costumes et des Meilleurs maquillages en 2008 Nominé aux Critic's Awards du Meilleur acteur (Johnny Depp), Meilleur réalisateur, Meilleure image et Meilleur jeune acteur (Ed Sanders) en 2008 Lauréat des Golden Globes de la meilleure comédie musicale et Meilleur acteur (Johnny Depp) en 2008 Nominé aux Golden Globes du Meilleur réalisateur et Meilleure actrice (Helena Bonham Carter) en 2008 Nominé � l'ALFS Award de l'actrice britannique de l'année (Helena Bonham Carter) en 2008 Lauréat du NBR Award du Meilleur réalisateur en 2008 Lauréat des PFCS Awards des Meilleurs costumes, Meilleur jeune (Ed Sanders) en 2007

Après avoir croupi pendant quinze ans dans une prison australienne, Benjamin Barker s'évade et regagne Londres avec une seule idée en tête : se venger de l'infâme Juge Turpin qui le condamna pour lui ravir sa femme, lucy, et son bébé, Johanna. Adoptant le nom de Sweeney Todd, il reprend possession de son échoppe de barbier, située au-dessus de la boulangerie de Mme Nellie lovett. Celle-ci l'informe que Lucy se donna la mort après avoir été violée par Turpin. Lorsque son ï¬

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Les critiques à propos de ce film

Critique de Sweeney Todd - Un film qui ne barbe pas...
Par : Romain Mollet
Tags : Serial killer

C’est en ce début d’année 2008 que s’annonce le grand retour d’un génie trop souvent critiqué parce qu’il a délaissé son univers merveilleux au profit d’exigences hollywoodiennes. Vous l’aurez compris, je parle de Tim Burton... Pas celui de Batman, ni de Charlie et le Chocolaterie, non, presque un nouveau Burton.

Bien sûr, le metteur en scène garde certaines de ses habitudes, et l’on retrouve donc un Johnny Depp qui fait une nouvelle performance d’acteur (oubliez le pirate schizo) et se révèle tout simplement terrifiant, autant par son jeu d’acteur que par sa voix rauque mais toujours entrainante, soit totalement en accord avec ce personnage de Sweeney Todd à la fois detestable et attachant. Avec lui, la toute aussi excellente Helena Bonham Carter (que j’aime depuis Fight Club) qui prète son ton (et sa voix) excentrique au service d’une cuisinière qui se clame comme la pire de tout Londres. A eux deux, Todd et Lovett vont entrainer le spectateur dans une aventure passionnante au coeur de l’Angleterre Victorienne, génialement dépeinte, plus oppressante que jamais, (très inspirée des productions Hammer et même, comme le clame Burton, de l’univers de Mario Bava) et dans lequel évoluent des personnages intrigants, à l’image du succulent barbier charlatan incarné par Sacha Baron Cohen, l’inépuisable Alan Rickman ou deux jeunes acteurs très prometteurs (Jayne Wisener et Jaimie Campbell Bower).

Mais, et pourquoi cette appellation R-Rated, me direz-vous ? Eh bien, Burton a déclaré lui même son intention de réaliser un hommage aux films d’horreur baroques. Pari réussi, avec des séquences de meurtres sanguinolentes (c’est pas du sang, c’est des geysers !), le tout baigné dans une atmosphère morbide, ça peut provoquer le malaise (3 personnes ont quitté la salle, pour mon cas). Violent, oui, mais tout aussi poétique qu’ironique, comme le prouvent les géniales chansons composées par Stephen Sondheim (Danny Elfman ne manque donc pas !), qui peuvent aussi bien chanter l’Amour (fabuleuse chanson de Mrs.Lovett, sur ses rêves et espoirs) que le Cannibalisme.

Bref, vous l’aurez compris, Sweeney Todd n’est pas un film comme les autres. Dérangeant, entrainant mais passionnant, il marque avant tout un grand détour dans l’oeuvre de Burton (et la filmographie de Johnny Depp), et s’avère donc comme le premier chef-d’oeuvre de cette année.


Critique de Sweeney Todd - Chanter en tranchant, c’est plus amusant...
Par : Chroniqueurs

Un film de Tim Burton est toujours attendu. C’est toujours un évènement en soit qu’il touche au conte merveilleux ou au macabre, ou encore aux deux en même temps.
Avec Sweeney Todd, l’étrange bonhomme nous propose une nouvelle recette. Il nous propose de nous plonger dans le Londres du XIXème siècle pour suivre les pas (et les coups de rasoir) d’un homme profondément blessé, Benjamin Parker qui est devenu Sweeney Todd. De barbier naïf et heureux avec femme et enfant, il est devenu veuf et vengeur au regard effroyable. Londres porte dans son cœur sa noirceur et bientôt sur son boueux pavé, elle laissera couler le sang de ses victimes. Le tout en chanson et en tourtes faites par Helena Bonham Carter.

Un film musical sanglant, c’est bien cela qui est au menu. Ne cherchez dans le film aucune trace de bonheur, aucun moment heureux, aucun geste sympathique. Les sourires sont glacés comme la mort et les paroles dures comme la pierre. Pourtant, la pirouette de Burton consiste à faire passer tout cela avec humour, charme et délectation.

Les acteurs sont irréprochables et s’incrustent parfaitement dans le décor de Dante Ferretti (véritable légende qui était le décorateur attitré de Pier Paolo Pasolini, de Federico Fellini et aujourd’hui de Martin Scorsese). Burton crée une alchimie parfaite entre les décors, les lieux de l’action et les acteurs (qui évoluent bien entendu dans ces derniers). Ainsi Sweeney Todd et Madame Lovett forment une merveilleuse association machiavélique. Deux marginaux à l’esprit noir. Une noirceur parfaitement rendue par leurs commerces. La p’tite dame fait les pires tourtes de Londres (les cafards entrant dans la composition, on comprend pourquoi) et le gentil p’tit barbier ne peut s’empêcher en vous taillant la barbe de vous trancher la carotide. Les murs sont sales, les carreaux sont crasseux, les cernes sous les yeux sont immenses, le pavé est dur et froid, le ciel orageux. Londres est sans âme, un gigantesque brasier où se mêle le chaos, la violence et la cruauté de l’homme.

Le défi de Tim Burton avec Sweeney Todd concernait bien entendu la partie musicale. Car, à l’inverse des comédies musicales traditionnelles, les nombreuses chansons ne viennent pas couper l’action pour faire basculer dans le monde de la chanson. Elles sont bien au contraire les prolongements du dialogue et font ainsi de Sweeney Todd un film chanté.

Cependant, il n’est pas facile du tout d’accorder sa mise en scène au rythme musical, au déplacement de ses acteurs et aux récits que font les chansons. Là, Tim Burton s’est montré quelque peu maladroit et trop expansif. Certains plans sont trop brutaux, trop appuyés et ils en deviennent grossiers.
Oui, Burton parfois en fait trop et tombe un peu dans le pathétique. Et c’est bien toujours là le risque de la comédie musicale. C’est un genre qui affiche de façon très ouverte les sentiments, il faut donc se montrer prudent. Ainsi, la belle et naïve idylle qui unit Anthony et Johanna est tout simplement insupportable.

L’autre défaut de Sweeney Todd résidera par ailleurs dans son histoire. Une histoire bien maigre puisque sans surprises et sans rebondissements. Alors, après deux heures de film, on ressort en se disant qu’il ne s’est véritablement rien passé et que les chansons auraient été là pour combler un sérieux vide.

Heureusement, la noirceur du film est là. Une noirceur que porte Johnny Depp, et également Helena Bonham Carter, qui se révèlent tout deux brillants dans la chanson.

Au final, Sweeney Todd est un bon Burton, mais il est loin d’être son meilleur.


Critique de Sweeney Todd - Vous pouvez me raser, mais pas de trop près...
Par : Damien Taymans

Quelques temps après Charlie et la chocolaterie, délirante adaptation du roman de Roald Dahl, et Les Noces funèbres, must en termes de cinéma d’animation, le tandem Tim Burton – Johnny Depp se reforme à nouveau pour ce Sweeney Todd, scellant la sixième collaboration entre les deux hommes (en rajoutant aux deux précitées Edward aux mains d’argent, Ed Wood et Sleepy Hollow).

Le projet souffrait d’une genèse des plus controversée puisque, depuis le début des années 2000, il ne cesse de ressortir des tiroirs des productions pour ne trouver de réalisation concrète qu’entre les mains expertes de Tim Burton. Avant lui, Rob Marshall s’était attribué en vain la destinée du projet avant que celui-ci ne se retrouve sur le bureau de Sam Mendes. Malgré une collaboration avec Stephen Sondheim de près d’une année, Mendes abandonna le projet, ne trouvant pas d’acteur à son goût pour interpréter le rôle titre. C’est tout à fait par hasard que le sieur Burton est contacté par Richard Zanuck, désireux que sa poule aux œufs d’or (Burton a déjà œuvré pour son compte pour La planète des singes, Big Fish et Charlie et la chocolaterie) reprenne la paternité de cette aventure.

Ainsi naît sur grand écran l’adaptation de la comédie musicale créée par Stephen Sondheim à la fin des seventies. Une étroite collaboration voit le jour entre Burton et le compositeur qui dicte ses lois et dresse des règles assez strictes. Johnny Depp et Helena Bonham Carter se voient ainsi contraints d’auditionner devant le maestro qui se réserve le choix final. Mis à part ces contraintes princières, l’entente est au beau fixe entre les deux hommes et ils s’entendent à merveille pour créer une adaptation la plus fidèle possible de la comédie musicale tout en gardant l’univers cinématographique du réalisateur et certaines de ses exigences scénaristiques.

Doté d’un budget de 65 millions de dollars, Sweeney Todd est la création d’une équipe solide et complémentaire qui surprend par le parcours réalisé par l’un ou l’autre. Hormis les comédiens Depp et Carter et la maquilleuse Colleen Atwood, habituels des films du réalisateur, viennent s’ajouter à l’équipe Dariusz Wolski à la photo (The crow, Dark city) et Dante Ferretti à la direction artistique (Entretien avec un vampire, Gangs of New York).

Fan de l’œuvre originelle et des adaptations réalisées durant le 20ème siècle, Burton entend donner à l’œuvre une ligne directrice fidèle à la comédie musicale de Sondheim tout en l’agrémentant d’éléments qu’il a fait siens. Versant dans son côté le plus obscur, traduisant à travers son film sa vision pessimiste de l’humanité et de la vie qui lui est donnée, Burton imprègne toute sa noirceur au film, noirceur se retrouvant aussi bien dans les personnages mis en lumière que dans les décors au sein desquels ils évoluent. Nous nous retrouvons donc versés dans un Londres victorien extrêmement cradingue et populaire, sorti tout droit des classiques des films d’horreur plus que de l’histoire véritable. En plus d’être une œuvre personnelle, le film s’avère être un hommage total au cinéma horrifique d’après guerre qui berça l’enfance de l’auteur. Fidèle à ses effets visuels, Burton retrouve les teintes obscures aux couleurs contrastées qui feront le bonheur des fans de Mario Bava ou des œuvres de la Hammer.

Le pari de créer une comédie musicale sur fond de film d’horreur n’était pourtant pas gagné d’avance et nombreux sont ceux qui se seraient cassé les dents en s’y essayant. Mais c’est à nouveau mal connaître le réalisateur qui fait montre d’une originalité totale au sein de l’œuvre. Bien plus, il parvient même à créer au sein de son métrage une dichotomie ardue que peu de créateurs parviennent à rendre sans se tromper : empreinte d’un humour noir cinglant, l’histoire se partage entre tragédie et comédie selon un équilibre parfait, témoignant de l’univers si particulier que Burton a réussi à créer depuis le début de sa carrière.

Que dire enfin du personnage de Sweeney superbement campé par un Johnny Depp plus en forme que jamais ? Capable de passer d’un pirate à la limite de l’homosexualité à un barbier fou qui égorge des tas de victimes, Depp parvient à nouveau à épater le tout Hollywood par le biais de ses prestations irréprochables. Regard noir, expressions figées, Depp nous plonge dans l’esprit ténébreux d’un personnage qui évolue (ou sombre) au fil de l’œuvre vers la folie destructrice. Du statut de victime qui a soif de vengeance, il deviendra au fur et à mesure un tueur sanguinaire qui n’éprouve plus le moindre sentiment (mais en a-t-il réellement ressenti comme cette fille qu’il abandonne au pouvoir du juge Turbin ?). Quant à Helena Bonham Carter, les mauvaises langues qui oseront prétendre qu’elle a obtenu le rôle plus par son statut d’épouse que par la qualité de son interprétation se trouveront bien mal pendues en matant sa somptueuse prestation de miss Lovett…

Une gifle énorme en plein visage ou un coup de poing dans les parties pour les sado-masos, voilà l’effet que procure ce Sweeney Todd, un mélange de douceur et de violence qui repousse autant qu’il excite. Et si vous croisez encore des gens qui annoncent le cou bien haut et la bistouquette en main que Burton a perdu son talent en se pliant aux exigences hollywoodiennes (comme une certaine presse spécialisée l’annonçait), envoyez-les moi, je m’arrangerai avec eux…


Critique de Sweeney todd - La(r)mes sanglantes
Par : Samuel Tubez

Cette nouvelle collaboration Burton/Depp marque le retour du génie de Burbank à un cinéma radicalement sombre et pessimiste. Adapté de l’oeuvre « Sweeney Todd, le diabolique barbier de Fleet Street » de Sondheim et Wheeler, le film, malgré ses airs et ses chants qui s’enchaînent (90% du long métrage, allergiques s’abstenir) s’avère diablement déprimant. Un « beau » conte macabre pour adultes romantiques, en somme.

Il faut dire que Tim Burton était né pour adapter Sweeney Todd. Son univers étant pleinement gothique et parsemé de freaks, cette version cinématographique ne pouvait être réalisée par un autre. Ses récentes oeuvres musicales (Les Noces funèbres et Charlie et la chocolaterie) n’étaient que des hors-d’œuvre en attendant le grand opéra gothique. Evidemment, si les gimmicks du cinéaste commencent à vous agacer depuis un moment déjà, Sweeney Todd risque peut-être de ne pas vous plaire. Et si en plus, vous ne supportez pas les chansons mises en scène (ou la mise en scène mise en chansons), ce n’est même pas la peine d’essayer. Pourtant, pour ceux qui sont toujours restés fidèles au réalisateur (contrairement à beaucoup de personnes, Big Fish m’a beaucoup touché -eh oui, même les dingos peuvent s’émouvoir-) ou pour ceux qui y croient encore, Sweeney Todd est un drame musical épouvantable.

Peu de moments amusants (l’excellent duel contre Pirelli) viennent trancher avec la folie meurtrière et la quête sanglante du personnage principal. Johnny Depp est une nouvelle fois épatant dans la peau de ce monstre psychotique qui n’hésitera pas à assassiner de pauvres innocents (« Tout le monde mérite de mourir », scande-t-il). Dans le genre politiquement incorrect, Tim Burton frappe assez fort. Même si certains trouvent le film encore trop timoré niveau effusions de sang, on jubile de voir que celui-ci livre là son film le plus gore. Le film plonge graduellement dans une folie abyssale et les effusions de sang deviennent de plus en plus importantes jusqu’à un plan final sinistrement splendide. Les cadrages de Burton font la part belle au magnifique travail de Dariusz Wolski à la photo et certains mouvements de caméra sont jouissifs (j’ai particulièrement apprécié le bref mouvement de caméra, placée derrière la nuque, qui suit la lame d’un rasoir tranchant une gorge, jaillissement d’hémoglobine compris).

Pour ce qui est de la partie musicale, beaucoup fustigent la prestation vocale de Johnny Depp qui, il est vrai, ne chante pas toujours très juste. Dans l’absolu peut-être, mais dans le film, sa prestation est parfaite : pourquoi Todd devrait-il être un ténor magistral alors qu’il est rongé par la folie et la vengeance ? Cet homme est fou (comme la plupart des autres personnages) ! Et Depp, tout comme Helena Bonham Carter, est en osmose totale avec cela. Hormis l’un ou l’autre chant redondant et, il est vrai, un poil agaçant (« Alms, Alms », « Johanna »), Sweeney Todd contient beaucoup d’excellents morceaux (ceux de Mrs Lovett et de Todd sont fantastiques), quelques fois amusants (« L’Elixir miracle » de Pirelli, suivis de « The Contest » où intervient l’hilarant Sacha Baron Cohen alias Borat) mais surtout sinistres et tourmentés (le thème qui accompagne « My friends » et qui revient hanter « Pretty Women » ainsi que le final, beau à en pleurer).

Même s’il n’y a aucune véritable surprise dans le déroulement de l’histoire, Tim Burton parvient une fois de plus à nous emporter dans un conte cinématographique sans nul autre pareil. On peut même dire qu’il a atteint une certaine apogée dans l’exercice, ô combien complexe, du film musical, macabre de surcroît. Vous l’aurez compris, Sweeney Todd m’a donc conquis et entre dans le club très fermé de mes comédies musicales favorites, auprès de Phantom of the Paradise (bien que là, les dialogues ne soient pas littéralement chantés), The Rocky Horror Picture Show et La Petite Boutique des Horreurs (version Frank Oz).


Oeuvres liées :

Sweeney Todd, le diabolique barbier de Fleet Street (1936)
Sweeney Todd (2006)

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