Critique de film

pub

Survivant (Le)

"The Omega Man"
affiche du film

La vie d'un homme pensant être le seul survivant d'une guerre bactériologique et sa lutte contre un groupe de mutants nommé "la famille"

pub

Les critiques à propos de ce film

Le survivant - Impossible de survivre aux ravages du temps
Par : Chroniqueurs

Par Frank Black

Une guerre provoque une épidémie qui décime la population mondiale et laisse les survivants mourir petit à petit dans un état proche du mort vivant. Le colonel Robert Neville, biologiste de l’armée a été épargné grâce au vaccin expérimental qu’il à put tester sur lui même avant qu’un accident d’hélicoptère détruise l’unique vaccin. Neville arpente les rues de Los Angeles, vivant le jour en pillant les magasins abandonnés et se barricadant la nuit dans sa maison transformée en forteresse où de puissants projecteurs tiennent éloignés lescontaminés qui craignent la lumière !

Les films de la fin des années 60 et des années 70 anticipant sur les conséquences de la guerre avaient souvent pour vedette Charlton Heston. Après la Planète des singes et avant Soleil vert arrive donc Le survivant. C’est Charlton Heston en personne qui apporte le projet tiré du roman de Richard Matheson Je suis une légende sur la table de la Warner. Et c’est à cause de son nom que celle-ci accepte de produire le film.

Pour ce qui est du film, il souffle le chaud et le froid ! Je m’explique. Etant un amateur de Richard Matheson, et très frileux à l’égard du projet d’adaptation du même livre avec Will Smith, j’ai fondé beaucoup d’espoir sur Le survivant que je n’avais jamais vu .... Peut-être trop.

Commençons par les points négatifs, histoire de garder le meilleur pour la fin ! J’ai tout d’abord été désarçonné par le fait qu’il ne s’agisse aucunement de vampires dans le film, ce qui apportait une touche bien plus sombre au roman. En effet, cela cautionnait les actes diurnes du survivant, dans la mesure où il les recherchait la journée pour les éliminer (combat ô combien futile !). Ici, il s’agit d’humains dégénérés se mourant lentement ... Or, comment ces derniers peuvent-ils espérer fonder une société nouvelle alors qu’ils sont voués à l’extinction ? Les vampires du livre pouvaient quant à eux y prétendre, précurseurs d’une nouvelle ère. Ici, les "contaminés" (comment pourrait on les définir autrement) se regroupent en secte ("la famille") accusant le progrès (passé) de leur condition actuelle, les poussant à prôner l’émergence d’une société sans technologie. Oui, c’est louable, sauf qu’à part le fait que ce soit justifié par l’époque (début des années 70 où subsistent des relents de contestation), ça décridibilise le but final de ces derniers. C’est d’ailleurs là qu’il faut pointer le doigt : Le survivant n’est qu’une adaptation libre du roman de Matheson ! Le personnage principal a par exemple un tout autre statut que celui d’origine (un monsieur tout le monde), d’autres personnages viennent se greffer à l’histoire ... Quant à la mise en scène de Boris Sagal a plutôt mal vieilli : l’abus des zooms et les tremblements incessants de la caméra reflètent que trop la période où a été tourné le film.

Pourtant, il y a un certain plaisir à voir ce film pour les amateurs du bouquin. On y retrouve certaines similitudes comme la profondeur du personnage interprété avec brio par Charlton Heston, notamment en ce qui concerne sa difficulté à surmonter la solitude (alcoolisme, hallucination, parle seul à voix haute, n’a aucun but autre que de dégommer des "méchants" pour s’occuper le jour, avant de se ressaisir, se remotiver et chercher une solution au virus, etc ...). Certaines séquences sont directement tirées du livre, comme la premlière rencontre entre Lisa et Neville. Mais l’arrivée d’autres survivants donnent un cachet moins sombre au film, où commence à poindre l’espoir, donnée quasiment totalement absente du roman .... Alors même si Neville meurt à la fin (différemment du livre), il le fait non sans accomplir un acte héroïque qui me gêne un peu, parce que c’est Charlton Heston le héros de l’Amérique ... Mais je vous l’accorde je ne suis pas forcément objectif sur ce coup ! Le film perd ce sentiment d’inéluctabilité qui faisait le charme du roman (le héros ne peut pas s’en sortir sur le long terme, et l’humanité non plus donc !).

Je conclurais en disant qu’il faut voir Le survivant comme un bon film apocalyptique estampillé années 70 (malgré une B.O assez nulle il faut le dire), sans espérer y voir une adaptation fidèle du chef d’oeuvre de Matheson ! (Est ce que je la verrais de mon vivant ?) Ce film doit beaucoup au charisme de la star Charlton Heston, qui en impose dans un personnage très proche du narcissisme, et qui pourtant ferait presque pitié. Ce qui n’est pas le cas des autres acteurs qui ont tendance à trop accentuer leur jeu et en oublient de donner une consistance à leur personnage de semi comateux. Bien moins percutant qu’une Planète des singes ou qu’un Soleil vert, ce film avec Charlton Heston n’en demeure pas moins intéressant. On regrettera seulement que ce film ait trop vieilli par rapport à d’autres de cette période, et que certains acteurs ainsi que son réalisateur n’aient pas su tirer meilleure partie du potentiel de ce film.


Oeuvres liées

Je suis une légende (2007)

Donnez votre avis sur le film !

En résumé
ecrire un commentaire sur le film
;



Récentes critiques

affiche du film
Ça
2017
affiche du film
The Black Room
2016
affiche du film
Spider-Man: Homecoming
2017
affiche du film
Okja
2017
affiche du film
Underworld: Blood Wars
2016
affiche du film
Wonder Woman
2017
affiche du film
Pirates des Caraïbes : La vengeance de Salazar
2017
affiche du film
The End
2016
affiche du film
Small Town Killers
2017
affiche du film
The Circle
2017

Cinemag

> Feuilleter

Concours

Sondage