Critique de film

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Survival of the Dead

"Survival of the Dead"
affiche du film

Les morts sont revenus à la vie. Les habitants dâ

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Les critiques à propos de ce film

Critique de Survival of the dead - Bored to death
Par : Samuel Tubez
Tags : Zombies

Papy Romero nous ressert du mort-vivant à la sauce aigre-douce avec un Survival of the dead tourné en toute décontraction. Le spécialiste tente ainsi de redémarrer une nouvelle saga sous forme de spin-off, mais cette fois, il laisse presque entièrement de côté la critique sociale et semble ne plus trop s’intéresser à ses zombies. Ceux et celles qui avaient été déçu par Diary of the dead risquent une fois pour toute de décrocher…

On retrouve un sein de l’intrigue de ce Survival of the dead l’un des gardes nationaux qui volaient les héros de Diary of the dead lors d’une courte séquence. Il s’agit du seul lien qui permet de relier les deux derniers films du cinéaste, car ce nouveau long-métrage part vers d’autres horizons, plus enjoués et nettement moins critiques. On y fait la rencontre d’un vieux marin banni de son île pour avoir agit à l’encontre d’un consensus empêchant les vivants de tuer leurs proches devenus zombies, et qui va rejoindre un groupe de survivants à la recherche d’un havre de paix. Forcés de se rendre sur l’île la plus proche suite à une nouvelle attaque des morts, ils découvrent une société où humains et zombies tentent d’avoir une vie normale en cohabitant les uns avec les autres…

Même les fans purs et durs du maître constateront que ce dernier semble fatigué de ses propres zombies. Plus aucun soin ne leur est apporté, leur caractérisation étant proche du zéro et les maquillages en dessous de tout. Si l’aspect cheap des effets visuels est le prix à payer pour obtenir une meilleure liberté artistique, on se demande bien où elle est. Certes, Romero semble s’amuser à parodier pas mal de situations qui ont fait la gloire de ses films, mais il le fait de manière assez maladroite, laissant la plupart des spectateurs embarrassés devant ces tentatives humoristiques. Le scénario, même s’il contient de nouveau une critique sociale (tellement discrète qu’elle en devient presque transparente, soit dit en passant), prend bien trop de temps à s’installer et ne propose au final qu’un affrontement entre deux meneurs de clans, que leurs comportements envers les morts-vivants opposent, permettant au passage au maître de lorgner vers le western. Le mélange d’humour et de drame ne fonctionne donc que par bribes, et la médiocrité du jeu des comédiens ainsi que la vacuité des dialogues ne font hélas qu’enfoncer le clou : Survival of the dead est plus qu’une déception, il ne semble pas avoir été réalisé par celui qui nous as pourtant offert les plus beaux métrages du genre.

Survival of the dead, en cherchant un nouveau départ, perd toute l’âme et la qualité qui faisaient le charme des précédentes pellicules du maître. Cette tentative de renouvellement est donc un échec, se traduisant à l’image par un film accablant pour le spectateur. Peut être est-ce là le signe pour le réalisateur de laisser définitivement de côté ses zomblards pour explorer d’autres horizons fantastiques, comme il l’a si bien fait dans le passé avec les excellents Creepshow et Incidents de parcours.


Critique de Survival of the Dead - Romero persiste et signe... pour le meilleur et pour le pire
Par : Fred Pizzoferrato

Saga majeure de l’épouvante moderne débutée en 1968 par La nuit des morts-vivants, véritable pierre blanche de l’histoire du fantastique, la série dite des « morts vivants » se poursuivit en 1978 avec Zombie. Ce second film fut à son tour une date charnière, d’une importance capitale pour l’horreur, puisqu’il généra une longue série de décalques, imitations et séquelles non officielles. Au fil des années, nous vîmes ainsi débarquer sur les écrans (et plus tard sur les étagères de vidéo clubs) L’enfer des zombies, Zombie 3, Zombie IV - After Death, etc. avant un très réussi remake signé Zack Snyder en 2004. Pour sa part, La nuit des morts-vivants engendra elle aussi une descendance plus ou moins légitime (Le retour des morts-vivants et ses 4 suites mais aussi Children of the dead et Flesheaters), sans oublier deux remakes, le premier signé Tom Savini en 1990 et le second tourné en 3D en 2006 (Night of the living dead 3D). George A. Romero, de son côté, nous offrit en 1985 l’excellent Jour des morts-vivants, lequel connut à son tour une supposée séquelle (Le jour des morts-vivants 2 : Contagion en 2005) et un remake sans grand retentissement commis par le has been Steve Miner en 2008.

Malgré son statut de réalisateur phare de l’horreur, George A. Romero vit malheureusement la plupart de ses projets extérieurs à la saga des morts-vivants rester à l’état de synopsis au cours des années ’90, une décennie très noire pour le cinéaste qui parvint seulement à terminer La part des ténèbres, adaptation correcte mais décevante du roman homonyme de Stephen King sortie en 1993. L’échec sans appel de Bruiser en 2000 conduisit finalement Romero à revenir à ses premières amours, trop longtemps délaissées aux yeux des fans, via l’efficace et très carré Land of the dead en 2005. Quoiqu’ayant atteint l’âge de la retraite (il est né en 1940), papy Romero semblait pourtant décidé à poursuivre sa saga, sans doute conscient que seuls ses métrages de zombies pouvaient encore intéresser les investisseurs. Land of the dead ayant mis un terme à cette première tétralogie, le cinéaste se lança, en 2007, dans une nouvelle saga dérivée censée raconter les événements de manière différente. Adoptant un style très expérimental et optant pour une réalisation à la première personne donnant à l’ensemble un aspect très document brut destiné à un site comme « youtube », Diary of the dead divisa largement les fans. Survival of the dead, sans atteindre la qualité des trois premiers longs métrages de la saga, saura donc se montrer rassurant à défaut d’innovant.

Nous suivons donc une petite troupe de soldats à la recherche d’un lieu tranquille où s’établir alors que les morts marchent parmi les vivants depuis quelques semaines. Ils arrivent finalement à Plum Island, une petite île tranquille sur laquelle deux familles s’opposent depuis des générations. L’épidémie « zombies » leur donne un nouveau motif de querelles avec d’un côté les Muldoons qui désirent garder les morts en captivité dans l’espoir de les guérir un jour et de l’autre les O’Flynn, partisan d’une extermination massive. Au milieu, l’officier Sarge Crockett (joué par Alan Van Sprang reprenant un rôle mineur qu’il tenait déjà dans Diary of the dead) et ses hommes tentent de survivre face aux morts vivants…Une situation pas vraiment éloignée de celle du Jour des morts-vivants dans lequel les premières tentatives de domestiquer les zombies furent présentées…et de manière plus convaincantes.

Première bonne surprise, le cinéaste abandonne le montage haché et l’image « camescope » au profit d’une mise en scène beaucoup plus traditionnelle en beau scope. Mauvaise surprise, par contre, Romero filme son Survival of the dead à la manière d’un téléfilm plan plan, proposant un spectacle très mou et sans passion. Vouloir se concentrer sur les personnages au détriment de l’action n’est certes pas une mauvaise idée mais le cinéaste aligne malheureusement les clichés, de l’adolescent courageux au militaire latin lover en passant par la lesbienne soldate et la jeune demoiselle révélant avoir une jumelle morte vivante ! L’intrigue, elle, reprend les éléments bien connus et confronte deux conceptions de la réaction à donner au réveil des zombies : l’élimination radicale et la tentative d’apprivoisement.

Survival of the dead déroule un scénario très classique s’apparentant souvent à un western, Romero délaissant presque totalement la critique sociopolitique de ses précédents essais au profit d’un divertissement nettement plus porté sur l’humour noir. Cependant, le cinéaste reste fidèle à sa méthode en s’intéressant essentiellement aux différents protagonistes, les zombies n’étant présent que comme une sorte d’ennemi indéfini exacerbant les rivalités entre les humains. Survival of the dead présente d’ailleurs les morts vivants de manière plutôt humoristique, multipliant les séquences saugrenues (celle de la pêche au zombie est assez…bizarre !) et les manières originales d’éliminer les créatures. L’aspect effrayant de la situation s’en trouve pratiquement occulté, à l’exception de quelques considérations sur la difficulté à renvoyer ses proches dans les limbes après leur résurrection.
Sans être un mauvais film, Survival of the dead ne peut sûrement pas prétendre concurrencer les vrais classiques que furent La nuit des morts-vivants, Zombie et Le jour des morts-vivants.

Modeste production sans beaucoup d’ambitions et plombée par des dialogues pas toujours convaincants, le métrage de Romero s’apprécie essentiellement comme une petite série B relativement efficace et suffisamment courte (à peine 90 minutes) pour ne pas lasser le spectateur. Cela dit on était en droit d’espérer un métrage plus réussi de la part de Romero qui, ici, ne s’élève jamais au-dessus d’une honnête moyenne. Bref, Survival of the dead se regarde gentiment mais s’oublie aussitôt.


Commentaires sur le film

Survival of the dead

4 etoiles

coups de coeurCoup de coeur !

Je trouve très petit de noter ce film 2 etoiles alors que une pure daube de romero "the crazies" vous la notez au meme tarif.

Romero nous livre un film different et c’est peut etre le plus troublant.

certains lui reprocheront sont manque de visuel mais je pense que c’est le but rechercher justement, entrer dans une partie de "l’histoire" romerienne qui va plus loin que de simple confrontation zombie vs homme.

ce film sans etre une critique limitée de la societe américaine si souvent vu lors des film de romero approche une critique plus large , l’homme et son conflit face a l’homme même dans un mone dévasté par une horde de zombie

"est-ce vraiment les zombie le plus gros problème pour survivre ?"

Un très bon film pour qui n’a pas l’esprit fixer uniquement dans l’explosion de sang avec des zombie qui courent pour rien

22 mai 2010 à 00:05 | Par prax

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