Critique de film

Sunshine

"Sunshine"
affiche du film
  • Genre : Science-fiction - Spatiale
  • Année de production : 2006
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Danny Boyle
  • Pays d'origine : Angleterre
  • Durée : 1h40
  • Budget : 50 millions de dollars
  • Scénariste : Alex Garland
  • Musique : Karl Hyde, Underworld
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  • Bande annonce
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  • Casting : Chris Evans, Cillian Murphy, Rose Byrne, Michelle Yeoh
  • Récompenses : Aucune

En cette année 2057, le soleil se meurt, entraînant dans son déclin l'extinction de l'espèce humaine. Le vaisseau spatial ICARUS II avec à son bord un équipage de 7 hommes et femmes dirigé par le Capitaine Kaneda est le dernier espoir de l'humanité. Leur mission : faire exploser un engin nucléaire à la surface du soleil pour relancer l'activité solaire. Mais à l'approche du soleil, privés de tout contact radio avec la Terre, les astronautes perçoivent un signal de détresse en provenance d'ICARUS I, disparu sept ans auparavant. Un terrible accident les contraint à modifier leur trajectoire. Ils doivent désormais lutter pour rester en vie, ne pas sombrer dans la folie, mais avant tout pour mener à bien leur mission essentielle pour l'avenir de l'humanité.

Les critiques à propos de ce film

Sunshine - The sun is always shining...
Par : Damien Taymans


Sunshine est un film de science-fiction réalisé par Danny Boyle, auteur des bandants 28 jours plus tard et Trainspotting. Changeant de genre comme de chemise, le réalisateur a déjà prouvé à de nombreuses reprises son énorme talent et se sent aussi bien dans la réalisation d’un thriller à la Petits meurtres entre amis que dans le thriller horrifique, comme le prouve son somptueux métrage sur les infectés.

Loin de concentrer son action dans une région et un temps déterminés, Boyle la déplace considérablement puisque l’intrigue se déroule en 2057 et ne se situe que dans l’espace. Le soleil agonise et huit scientifiques, représentant chacun une discipline bien déterminée, sont envoyés en mission pour faire redémarrer notre astre du jour afin que l’humanité ne périsse pas prématurément.

A la tête du film, une équipe des plus soudée avec le réalisateur Boyle et son scénariste fétiche Alex Garland avec lequel il a notamment travaillé sur 28 jours plus tard et La plage. Bien loin de réaliser un film de science-fiction se bornant en un étalement d’effets spéciaux, Boyle décide de s’éloigner du cinéma d’esbroufe pour se plonger davantage dans la psychologie des personnages. Cloitré dans un vaisseau avec à proximité l’astre divin et hanté par l’agréable sensation de pouvoir être le sauveur du monde, chaque personnage en vient à dévier psychologiquement. Dès lors, tentant de contrer les différents problèmes rencontrés, chacun tente de mener à bien sa mission tout en n’oubliant pas de … dénoncer l’incapacité des autres. Une intrigue naît alors : l’on s’accuse, l’on se détruit, on enferme un compagnon à la psychologie trop friable, on envoie des autres en sacrifice… En ce sens, le film a bien plus à offrir que ce qu’il laissait prévoir lors de la lecture de son synopsis.

Mais, forcément, à côté de cette aventure humaine, subsiste une aventure scientifique que les auteurs ont voulu vraisemblable. La production a sollicité la NASA dans son travail de documentation. L’équipe a visionné plusieurs documentaires sur les voyages spatiaux ainsi que quelques grands classiques du cinéma du genre. De surcroit, Brian Cox du CERN (Centre Européen de Recherche Nucléaire) a été engagé en tant que personne-ressource sur la plateau et a pu éclairer l’équipe technique et les acteurs et leur fournir des explications importantes sur le fonctionnement du système solaire. Ainsi, comme dans tout bon film de science-fiction, une certaine cohérence scientifique est respectée et les éléments introduits ne dénotent pas la plus grande exagération.

Pour réaliser les décors, des tonnes de bois ont été utilisés. Un nombre incalculable de menuisiers, d’électriciens et d’artisans se sont mis au travail pour livrer le résultat final. Un travail mené de main de maître par Mark Tildesley qui a également collaboré à 28 jours plus tard et sa séquelle 28 semaines plus tard. La lumière solaire, quant à elle, a été figurée par des lumières oranges et du matériel réfléchissant, le tout retouché grâce au numérique.

En somme, un boulot colossal qui porte ses fruits tant le film est réussi. Ne s’arrêtant pas aux simples fx pour surprendre des spectateurs acquis à sa cause, Boyle va plus loin dans sa recherche et parviendra même à épater tout le monde en faisant dévier son film vers la fin pour changer complètement de genre et de style. Une déviation qui, comme celle de la navette et des personnages, va s’avérer subtile et va changer complètement la physionomie de l’œuvre….


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