Critique de film

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Sublime

"Sublime"
affiche du film

George Grieves vient de fêter ses 40 ans. Un âge où il faut commencer à penser à sa santé et à subir quelques examens de routine pour sâ

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Les critiques à propos de ce film

Critique de Sublime - Un film qui porte bien son nom...
Par : Damien Taymans
Tags : Psychologique

Sorti tout droit de la boîte de production Raw Feed, branche de la Warner spécialisée dans les productions horrifiques, Sublime est le premier métrage de Tony Krantz davantage habitué aux productions de séries télévisuelles comme 24 heures chrono. Raw Feed en est à sa troisième production avec ce Sublime, juste après Rest stop et sa séquelle.

Contrairement à ce que l’affiche (aussi sublime que son titre) pourrait laisser croire, Sublime n’est nullement un film d’horreur et le réduire au seul genre reviendrait à se fourvoyer complètement. En réalité, le film est un thriller horrifique qui nous replonge vers les années phares du genre sans nous empoisonner avec des délires trashs à la Turistas. Au contraire des productions nauséabondes qui déferlent sur notre continent depuis des années (comprenez-moi bien, je ne parle que des thrillers horrifiques et encore, pas de tous), Sublime offre une ambiance au cordeau et une horreur toute cérébrale.

La totalité de l’intrigue se déroule en milieu hospitalier où nous suivons les mésaventures de George Grieves qui vient de subir une opération déplaisante alors qu’il était interné pour passer une banale coloscopie. Œuvre à l’atmosphère anxiogène, Sublime nous balade dans les couloirs labyrinthiques de l’hôpital où séjourne George ainsi qu’à l’intérieur des souvenirs du pauvre bougre. L’originalité de l’œuvre tient notamment à cette idée faramineuse de découper le métrage en deux sillons qui mettront du temps avant de se rejoindre, offrant un final somptueux reprenant les éléments de l’ensemble de l’œuvre. En attendant cette ultime scène, véritable clé de l’intrigue présente tout au long du métrage, le réalisateur nous entraîne, avec son personnage principal, dans les tréfonds de la folie non sans nous en avoir mis plein la vue grâce à des événements troublants qui se déroulent dans une aile fermée du centre hospitalier et grâce à ses personnages délirants qui asseyent davantage la démolition psychologique du héros.

En plus de frapper par la qualité du scénario mis sur pied, le métrage révèle le talent incontestable de son réalisateur qui ne commet que peu d’erreurs et mérite indubitablement son permis de filmer. Les flash back correspondant aux souvenirs de George arrivent toujours à point nommé et viennent relâcher la tension de plus en plus présente au sein de la chambre du malade. En outre, ces réminiscences nous mettent doucement vers la voie et nous aident à comprendre le nœud de l’intrigue autant qu’ils nous déroutent en nous poussant à suspecter les comportements des gens qui composent l’entourage de George : une femme un peu trop douce pour être honnête, une fille qui se cherche et embrasse goulument sa petite amie devant le lit de son père amputé, un avocat faiblard qui n’ose dire ce qu’il a à dire, … De louvoiements en détournements, Krantz nous promène comme il le souhaite sans jamais réellement nous perdre, performance peu évidente.

Ajoutons au panel l’interprétation sans faille des acteurs généralement confinés aux séries télévisées. Thomas Cavanagh (Ed, Providence) est parfait dans son rôle de héros psychotique, Katherine Cunningham-Eves interprète divinement bien son rôle d’aide-soignante ravissante et Lawrence Hilton-Jacobs est un psychopathe charismatique qu’il convient d’éviter.

Sans être un chef-d’œuvre complet, Sublime fait partie de ces très bonnes surprises qu’il convient de goûter savoureusement avant de se replonger dans les daubes qui l’entourent.


Critique de Sublime - Pas si sublime que ça...
Par : Quentin Meignant

Tony Krantz est un producteur heureux. Apprécié pour son dur labeur sur des séries à succès telles que 24 heures chrono ou des chefs-d’oeuvre comme Mulholland Drive, l’homme paraît épanoui dans sa profession. En tout cas, jusqu’à la production de Rest Stop par la Raw Feed (branche horrifique de la Warner) en 2006. L’aventure donne en effet des idées à Krantz qui, très vite, s’imagine en haut de l’affiche. Il décide alors de réaliser un thriller psychologique, Sublime, en 2007, et la comédie horrifique Otis en 2008. Sa première oeuvre narre l’histoire de George Grieves, 40 ans, qui doit subir un examen médical de routine. Pas rassuré, il se rend à l’hôpital avec sa femme. Après une coloscopie, il se réveille à un autre étage sans aucun proche autour de lui et avec une vilaine cicatrice sur le ventre. Devant toutes les choses étranges se déroulant dans l’hôpital, il décide de mener une enquête qui lui fera vivre bien des cauchemars...

Par le biais de ce pitch plutôt intriguant, faisant appel avant tout à un imaginaire horrifique, Krantz fait planer un certain brouillard quant à ses motivations scénaristiques. Mais, dès les premiers instants du métrage, le but poursuivi par le cinéaste s’éclaircit et se détourne complètement d’une oeuvre exploitant une quelconque horreur humaine ou surnaturelle. Le déroulement de l’action, très lent, présente un personnage tiraillé entre le mystère et ses derniers souvenirs. Cet écartèlement rend le propos parfois incohérent mais la manière surprenante dont le réalisateur parvient à cerner la psychologie de son personnage vient au secours de l’oeuvre.

Malgré une fort sentiment d’agacement inhérent au flou artistique imposé par Krantz, le métrage se déroule donc sans trop d’accrocs dans sa première partie. Moment choisi par le cinéaste pour mettre le paquet et enchaîner les frasques de son héros à la vitesse V-V’. Malheureusement, le manque cruel d’un quelconque spectacle graphique rend difficile, voire impraticable, la voie choisie par le réalisateur. En effet, malgré la poésie avérée de l’ensemble, le manque criant du moindre effet sanguinolent nuit gravement à un film qui se déroule dans son entièreté dans un hôpital (lieu pourtant béni pour les démembrements et amputations en tout genre !). La hausse de rythme esquissée par Krantz s’avère donc être un véritable échec. La suite du film consiste alors en un amas de révélations toutes plus fracassantes les unes que les autres jusqu’à un final certes inventif, mais trop prévisible que pour être véritablement appréciable.

Le manque d’artifices mis en place par Krantz, afin de détourner le spectateur de la vérité, aura finalement été préjudiciable au film. Sublime est donc une oeuvre marquante par la qualité de son propos à certains moments mais l’ensemble souffre sans aucun doute du manque d’expérience de son réalisateur.

Commentaires sur le film

sublime ?

1 etoiles

je me suis royalement emmerdé devant ce truc. ca avance pas, c’est lent comme tout et y se passe rien du tous !

28 octobre 2008 à 23:10 | Par misterhell
Sublime..............

5 etoiles

coups de coeurCoup de coeur !

Avant tout attention car ce film est vendu comme un film d’horreur bon marché, et c’est la que le bas blesse !!!!!
car ce film certe ne revolutionne pas le cinéma mais exploite parfaitement les références dont il s’inspire ( l’échelle de Jacob, l’antre de la folie entre autre), donc pas d’effets tape à l’oeil mais un film avec une histoire plutot bien foutu ou l’on prend le temps de mettre tout les éléments en place (il dure 1h50 quand meme) jusqu’au final traumatisant et plus ou moins attendu et sans oublier UNE BANDE SON ENVOUTANTE...... il faudrait plus souvent des films de genre comme celui-ci.
Car au final c’est un film de genre fauché mais inventif et respectant parfaitement les references dont ils s’inspirent.

1er juin 2009 à 17:06 | Par lucifique

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