Critique de film

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Strayed

"Strayed"
affiche du film

Strayed suit un homme perdu, avec sa femme et son fils, en pleine steppe kazakhe. La situation n’étant déjà guère évidente vu l’étendue d’un tel paysage, madame décide d’en remettre une couche en beuglant sur son pauvre mari. Excédé, celui-ci décide de piquer un roupillon et, ô surprise, à son réveil son fiston accompagné de sa môman ont mystérieusement disparus. Une longue traversée du désert (sans mauvais jeu de mot) attend notre homme et les rencontres pour le moins interloquantes se multiplient...

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Les critiques à propos de ce film

Critique de Strayed - Arythmie désertique
Par : Quentin Meignant
Tags : Psychologique, BIFFF 2011

Choisi pour représenter le Kazakhstan aux Oscar 2011 et détenteur du Prix de la Jeunesse Denis-de-Rougemont lors du NIFFF 2010, Strayed débarquait au 29ème BIFFF avec la réputation de véritable OFNI du cinéma de genre comme challenger plutôt attrayant à l’obtention du Corbeau d’Or. Il faut bien avouer que le pitch de l’œuvre d’Akan Satayev n’y était pas pour rien, celui-ci suscitant immédiatement l’interrogation quant aux chemins scénaristiques empruntés par le film. Strayed suit en effet un homme perdu, avec sa femme et son fils, en pleine steppe kazakhe. La situation n’étant déjà guère évidente vu l’étendue d’un tel paysage, madame décide d’en remettre une couche en beuglant sur son pauvre mari. Excédé, celui-ci décide de piquer un roupillon et, ô surprise, à son réveil son fiston accompagné de sa môman ont mystérieusement disparus. Une longue traversée du désert (sans mauvais jeu de mot) attend notre homme et les rencontres pour le moins interloquantes se multiplient...

Sur le thème de « Toutes les femmes sont des chieuses », Satayev lance son film tambour battant en mettant en place une sorte de canevas manichéen : d’une part, la jeune femme crie et insulte à tout va et de l’autre, le héros du film subit sans même broncher l’ire de sa dame. Cette situation ne peut plus durer et, après une petite sieste, femme et enfant ont définitivement disparu du paysage, laissant place… à des personnages pour le moins saugrenus. Malfaisant en bien des points, ces derniers ne tardent pas à rendre le héros (dont on ignore le nom de bout en bout) totalement dingue, chose qui transparait à l’écran par une photographie par moment quasi crépusculaire.

Malheureusement, si le savoir-faire d’Akan Satayev n’est plus à prouver au niveau de la mise en scène, qui permet par ailleurs à l’acteur principal, Andrey Merzlikin, de livrer une prestation sans faille, il en va tout autrement avec un scénario dont les méandres l’enlisent rapidement dans une arythmie fatale. Tantôt burnée, grâce à un score souvent efficace, l’œuvre ne manque pas de tomber dans le désintérêt le plus total, la faute à des effets « fantastiques » mal amenés et à une intrigue totalement prévisible. Sorte de trip claustrophobique à ciel ouvert, Strayed connaît par ailleurs un dénouement ultra-long qui semble vouloir faire passer le commun des mortels pour une bande de demeurés, incapables de comprendre le script le plus basique soit-il.

Dès lors, si Strayed bénéficie d’une excellente photographie, d’une mise en scène propre et d’un interprète réellement convaincant, il n’en demeure pas moins que le film de Satayev est, à certains moments, et surtout dans son final, une véritable insulte à tout cinéphile qui se respecte. Malgré un thème de départ plutôt original, le cinéaste livre une intrigue déjà vue et mal amenée.


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