Critique de film

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Storm warning

"Storm warning"
affiche du film

Un jeune couple, beau, riche et amoureux décide de partir en vacances et de faire un petit tour en bateau. Alors quâ

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Les critiques à propos de ce film

Critique de Storm warning - Tempête dans un verre d’eau
Par : Seb Lecocq
Tags : Survival

On a beau dire ce qu’on veut sur la saga, mais Saw a changé quelque chose dans le paysage du cinéma horrifique anglophone. Que ce soit les Américains, les Australiens ou les Anglais, tous les cinéastes amoureux du genre se sont engouffrés dans la brèche ouverte par James Wan et Leigh Wanhell. Une brèche faite de sadisme, de violence et de sang. On ne compte plus les ersatz plus ou moins foireux de Hostel, Saw ou Wolf Creek. Jamie Blanks, responsable des calamiteux Mortelle Saint Valentin et Urban Legend vient s’ajouter à la longue liste des opportunistes venus ramasser les derniers lambeaux de chair laissés par cette vague de torture flick. Un peu comme les vautours venant nettoyer les carcasses d’animaux ramenées sur la plage par la marée. Bref Blanks et son film n’inventent rien et se contentent de suivre un modèle établi et ayant porté ses fruits.

Deux citadins, jeunes, riches et beaux, joués par Nadia Farès partie à la recherche de sa carrière perdue et John Brumpton, un habitué des séries télés. Nos deux richards vont s’aventurer en mer et, pris dans une tempête, vont venir s’échouer dans une vieille bicoque décatie. A partir de là, l’impression de déjà vu s’installe peu à peu et le film va gentiment dérouler son heure quinze (pour ce genre d’histoire c’est largement suffisant) en respectant scrupuleusement le schéma établi par ses prédécesseurs. Dis comme ça, cette histoire ne présente pas grand intérêt, c’est vrai… Mais malgré tout le film n’est pas si mauvais qu’on pourrait le penser. Il n’est pas original pour un centime d’accord, mais on sent que Blanks aime ce qu’il fait, vénère ses personnages, ses décors et l’histoire qu’il raconte.

Sa mise en scène est sérieuse et appliquée, sa photographie soignée. Ses décors travaillés parviennent à insuffler de la vie à son histoire et les comédiens font leur boulot sans trop en faire. Niveau violence, même si elle tarde à venir, le quota de meurtres est respecté et le réalisateur nous gratifie de quelques jolis assassinats (mention spéciale à la scène des fils de pêche, très inventive graphiquement). La faiblesse majeure vient du scénario écrit à la va vite et s’inspirant trop largement des dizaines de films du genre déjà mis en chantier ces dernières années. Inspections de la maison par les futures victimes, apparition des prédateurs, séquestration, tortures physiques et psychologiques et enfin inversement des rôles et vengeances sanglantes des proies. Tout cela dans cet ordre immuable.

Blanks, en amateur de belles plastiques féminines qu’il est (on se souvient tous de la scène du jacuzzi dans Mortelle Saint Valentin, le seul souvenir qui perdure en nos mémoires), nous gratifie d’un joli plan sur le joufflu de Nadia Farès, ou de sa doublure allez savoir. Quoi qu’il en soit le plan et le postérieur font tout sauf mal aux yeux, c’est toujours ça de pris.

Au final, Storm Warning est un film trop timoré dans son approche et dont on aura presque tout oublié quelques jours après l’avoir vu. Sur le coup, on passe un moment sympa. Le fait que le film ne dure que 75min fait passer la pilule avec plus de facilité mais ça reste malgré tout un film tiède à classer qualitativement quelque part entre Wolf Creek et Captivity.

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