Critique de film

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Stoker

"Stoker"
affiche du film

Après la mort de son père dans un étrange accident de voiture, India, une adolescente, voit un oncle dont elle ignorait l’existence, venir s’installer avec elle et sa mère. Rapidement, la jeune fille se met à soupçonner l’homme d’avoir d’autres motivations que celle de les aider. La méfiance s’installe, mais l’attirance aussi…

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Les critiques à propos de ce film

Critique de Stoker - Mon oncle Charlie
Par : Seb Brunclair
Tags : BIFFF 2013

Pas facile la vie quand on a le nom d’un pays surpeuplé, la dégaine de Mercredi Adams et une égérie de Schweppes pour mère, mais tel est le quotidien de la jeune India Stoker (Mia Wasikowska). Et histoire de rajouter un peu de joie de vivre dans sa morne existence rythmée par des brimades de ses camarades de classe et des contacts froids avec sa génitrice (Nicole Kidman), voilà que son père meurt soudainement dans un mystérieux accident de voiture. C’est alors que débarque dans la vie de la famille Charlie (Matthew Goode), le séduisant frère du défunt dont personne ne semblait réellement connaître l’existence, et qui va peu à peu nouer des contacts de plus en proches et troubles avec les deux femmes…

A la lecture de ces lignes, il serait de bon ton de craindre d’être face à un scénario trop classique aux rebondissements cousus de fil blanc, crainte malheureusement justifiée tout au long de ce Stoker, dont le script (signée par l’ex star de Prison Break, Wentworth Miller) multiplie les lieux communs et des ficelles déjà trop usées par bon nombre de thrillers.

Mais comme la vérité, l’intérêt est ailleurs : pour son premier film en langue anglaise, le coréen Park Chan-Wook (auteur du vénéré Oldboy, faut-il le rappeler ?), a mis le paquet au niveau de l’aspect visuel. Formellement, le film est sublime, tout simplement. Entre des effets de transition saisissants, voyant par exemple une longue chevelure se transformer en une étendue d’herbe frémissante, une photographie très soignée et une belle mise en valeur du charisme de ses comédiens principaux, la pâle mais magnifique Mia Wasikowska en tête, Stoker est un plaisir constant pour les yeux. Dommage donc qu’autant d’efforts soient nécessaires afin de les garder ouverts jusqu’à la fin de la séance, le rythme et l’intérêt du scénario ne décollant jamais réellement.

D’une beauté visuelle renversante, Stoker souffre de son scénario inconsistant, prévisible et terriblement plat. Heureusement que le savoir-faire de Park Chan-Wook et la prestation de l’ultra charismatique Mia Wasikowska sont là pour sauver les meubles. A voir pour la forme, mais certainement pas pour le fond.


Critique de Stoker - Mamma Mia !
Par : Damien Taymans

Depuis des années, la Corée du Sud tient la dragée haute aux autres productions dès qu’il s’agit de redonner du lustre à des genres par trop "populaires". Depuis une décennie au moins, le pays du Matin calme sort, à échéance régulière, de nouvelles démonstrations de ce que la production locale peut créer de mieux et ce, dans des domaines généralement dévolus à n’être que l’ombre d’un certain cinéma d’auteur. L’horreur, la science-fiction, le polar n’attendent plus que des génies s’attardent sur leur sort : tous ces genres se voient polis, lustrés, traités avec estime par des artisans méticuleux, consciencieux, soucieux de la technique. Et quand ces artistes émergent d’un autre continent, l’industrie hollywoodienne se montre souvent prompte à importer leur savoir-faire et à mettre leur talent au profit du géant. Deux sud-coréens reçoivent cette année les honneurs d’un tel accueil et jouissent de moyens colossaux pour bouleverser les codes américains... ou s’y plier plutôt. Kim Jee-woon (J’ai rencontré le diable) est le premier à en faire les frais : la férocité de l’auteur s’assouplit de manière regrettable et Le Dernier rempart réinvestit, avec un premier degré navrant, Schwarzy en colosse sans zoomer sur ses pieds d’argile quand les Expendables ont déjà effectué avec brio un travail de sape de ces "gloires d’antan".

Park Chan-wook, à l’inverse, appréhende avec sa sensibilité propre un cinéma qui n’est à l’origine pas le sien. Pour preuve, Stoker opte pour une vision onirique de l’Amérique, réduite à un château de province que traversent des âmes errantes sans possibilité de s’en éloigner si ce n’est en trouvant le repos éternel. Satellite d’un monde étranger, le royaume de la jeune India (un pays comme prénom, tiens...) est à la fois proche et hermétique à l’extérieur, cet univers de carte postale étant destiné à alimenter mille et un fantasmes de voyages et, dans le même temps, mille et une utopies. Prisonniers de cette cage dorée, les personnages revivent le précepte sartrien : L’Enfer, c’est bel et bien l’Autre, ce parasite qui, par son regard, sa présence, rend impossible toute passion. Eros et Thanatos avancent main dans la main, la séduction ne peut se défaire des fragrances de la mort, de la destruction. India (la fabuleuse Mia Wasikowska) incarne une héroïne hitchcokienne, névrosée, fétichiste, attachée aux détails les plus insignifiants tandis que son oncle Charlie (référence au maître) évolue de manière subtile et complexe pour se rapprocher méticuleusement de sa proie, à l’instar d’India et son père qui passaient des heures à traquer de petits bestiaux en forêt.

Le tour de force perpétré par Park Chan-wook et le scénariste Wentworth Miller est de tenir en haleine le spectateur sur plus d’une heure d’installation des enjeux qui s’avèrent finalement plutôt convenus. Cet hérocentrisme bouscule un cinéma devenu plutôt avare en peintures psychologiques, volontiers supplantées par quelques effets de manche et sursauts de type "twistiques". Mieux, le Coréen emballe l’ensemble avec une maîtrise technique inouïe, recourant à dessein d’une multitude de plongées, contre-plongées, plans séquences pour mieux signifier un récit que des dialogues ciselés au scalpel viennent alimenter. Stoker restitue le pouvoir à l’image et aux personnages quand les derniers travaux du Coréen s’avéraient, derrière un vernis tenant du prodige, parfois un peu creux (Thirst, ceci est mon sang, Night Fishing).


Commentaires sur le film

2 etoiles

Un film long comme un jour sans pain

10 juin 2013 à 17:06 | Par Bill

2 etoiles

Un film chiant comme un dimanche pluvieux.

20 juin 2013 à 00:06 | Par OncleBeu

4 etoiles

30 juin 2014 à 18:06 | Par Fred Bau

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