Critique de film

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Stoic

"Stoic"
affiche du film

Un homme se suicide dans sa cellule de prison. Pourquoi ? Ses trois co-détenus en savent-ils plus que ce quâ

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Les critiques à propos de ce film

Critique de Stoic - Coup de Boll ou Boll héros ?
Par : Quentin Meignant
Tags : Psychologique, Tortures, Perversion / sadisme

Uwe Boll, ce simple nom suffit à faire frémir une large majorité de cinéphiles. Avec des œuvres telles que Bloodrayne, Postal et House of the Dead, le cinéaste ne s’est pas fait que des amis, loin s’en faut. Comptant une frêle congrégation de fans, le réalisateur allemand persévère tant bien que mal dans un milieu qui lui est de plus en plus hostile. Preuve s’il en est, son nouveau métrage, Stoic, jouissait de reviews désastreuses… avant même sa première mondiale au BIFFF 2009 ! D’honteux saboteurs, anti-Boll jusqu’au bout des ongles, avaient déjà taillé en pièce une œuvre qui, pourtant, était dotée d’un pitch autrement plus intéressant que les précédentes œuvres du cinéaste. Un homme se suicide dans sa cellule de prison. Pourquoi ? Ses trois co-détenus en savent-ils plus que ce qu’ils veulent bien en dire ? Les heures précédant la mort de leur compagnon ont-elles été déterminantes ?

Ainsi débute Stoic. Une séquence de pendaison filmée discrètement, presque hors-champ, laisse augurer de bien bonnes choses concernant ce film tourné en 6 jours à peine. Et comme l’aboutissement du métrage se trouve dans son entame, Boll se livre alors à une vague de flashbacks qui durera près d’1h30. Alternant les séquences de confession des trois co-détenus et les phases d’action, le cinéaste fait preuve d’une originalité narrative et d’un sens du suspens particulièrement aiguisés. En effet, alors que ce Stoic aurait très vite pu prendre des allures de cauchemar filmique chiantissime, Boll parvient à garder intact l’intérêt porté à son œuvre.

Mieux encore, il transforme celle-ci en un ensemble bouleversant et choquant de bout en bout, naviguant entre cruauté et drame humain. Cernant au mieux les caractéristiques psychologiques de ses personnages, l’Allemand offre un panel émotionnel immense qui, de surcroît, profite d’une direction d’acteurs jamais vue jusqu’alors. Edward Furlong, méconnaissable dans son rôle à mi-chemin entre brute épaisse et manipulateur né, Sam Levinson, néophyte bouleversant de sincérité, et Steffen Mennekes, grand skinhead sans cœur, donnent à eux seuls toute l’intensité nécessaire pour que les moments de confession orchestrés par Boll acquièrent eux aussi une dimension choquante hors du commun. Cette dimension se retrouve d’ailleurs tout autant dans les différentes scènes de maltraitance dont est émaillé le film. Sans jamais se départir d’une ambiance particulièrement pesante, Boll parvient donc à tirer le maximum de ce huis-clos rageur jusqu’à un final loin d’être décevant. Agissant tel un conteur, le cinéaste justifie tous les sentiments éprouvés au long de son métrage par de simples phrases écrites lors du générique final, offrant à Stoic son statut d’œuvre incontournable.

Première réussite indiscutable de Boll, Stoic est un film extrême et intelligent qui démontre la vista jusque là cachée d’un grand metteur en scène. Si l’Allemand parvient à mettre sur pieds d’autres coups de poker du genre dans les années à venir, il fera sans conteste oublier ses modestes débuts. C’est tout ce qu’on lui souhaite…

Critique de Stoic - Tueurs nés
Par : Damien Taymans

Quatre prisonniers incarcérés pour de menus larcins et autres combines sont contraints de partager une cellule exiguë pendant un temps défini. Dans la seule toilette, pas évident de jouer à quatre à celui qui pisse le plus haut. Dès lors, pour passer le temps et montrer toute leur adéquation virile, les p’tits gars se défoulent au poker et parient des poignées de cigarettes. En cours de partie, un pari débile est lancé : celui qui perd doit avaler un tube de dentifrice entièrement (le contenu, bien entendu). Manque de pot, c’est le tributaire de cette crétinerie qui perd la manche. Il est alors forcé par ses codétenus à tenir parole et à sucer dans son intégrité un tube de pâte à dents. Le rouage est lancé : il devient l’objet de ses comparses qui prennent un malin plaisir à le maltraiter et à l’humilier…

Toujours pas lassé par les adaptations vidéoludiques (le teuton possède encore Far cry et Bloodrayne 3 sous le coude), Uwe Boll semble aspirer à d’autres cieux, plus réalistes ceux-là. Revenant à des sujets moins légers, davantage chargés en émotions (à l’instar de Heart of America abordant le massacre de Columbine et de son récent Tunnel Rats traitant d’épisodes singuliers de la guerre du Vietnam), Boll touche avec Stoic au drame carcéral, par essence nerveusement éprouvant (si l’on excepte des actioners ludiques comme Tango et Cash). D’autant que le cinéaste en livre une vision extrêmement claustrophobique, l’intégralité du récit se déroulant tantôt dans une cellule étriquée tantôt dans une salle d’interrogatoire plongée dans le pénombre. Un resserrement géographique qui impose l’étouffement et contraint à l’aliénation. Subtilement, Boll évite la redondance en entrecoupant son récit des plaidoyers des trois détenus responsables de la pendaison de leur codétenu (la séquence d’entrée de l’œuvre) et du même coup offre quelques instants de relâche à un spectateur rudement mis à l’épreuve à chaque retour dans la geôle. Une série de témoignages qui éclairent les motivations de chaque protagoniste en même temps qu’ils servent de thermomètres psychologiques.

Tourné en moins d’une semaine, Stoic ne brille ni par la qualité de son scénario (une adaptation très libre d’un sordide fait divers agrémenté de nombreuses lignes de dialogues improvisées par les acteurs) ni par l’efficacité de sa mise en scène (la caméra de Boll n’est pas toujours des plus maîtrisée ni des plus précise). Fidèle à sa réputation, le cinéaste bâcle quelque peu son travail et emballe le tout avec une négligence formelle assez déconcertante. Pourtant, Stoic séduit. Principalement à la lueur de son jusqu’au-boutisme et de l’atmosphère pesante que le réalisateur parvient à instiller à son œuvre. A force de malmener ses acteurs (tous excellents au demeurant) et de varier les angles de prises de vue (caméra à l’épaule aux moult soubresauts qui filent une nausée en phase avec les faits), Boll parvient à rendre ce drame carcéral extrêmement viscéral et à contraindre au dégoût, un dégoût d’autant plus prononcé qu’il découle d’un voyeurisme vicelard. En guise de sous-texte (un poil faiblard), l’auteur distille à grands renforts de morceaux intimistes un message sur les défaillances de l’être humain et sur sa propension à se transcender lorsqu’il est pris dans l’engrenage de l’effet de groupe.

Au final, Stoic constitue une excellente surprise, en regard des aprioris qu’il suscite. De quoi déflorer les plus réfractaires, assommés par les nombreux immondices assénés par le teuton auparavant.

Commentaires sur le film

excellent !

4 etoiles

Une grande réussite pour le plus mal aimé des cinéastes actuels : un film coup de boule dans le bide qui fait mal partout !

3 mai 2009 à 15:05 | Par hellrick
...

2 etoiles

pas inintéressant.
esthétiquement parlant c’est pesant à souhait, les acteurs sont crédibles, les canevas/thèmes/enchainements sont bons également.
seulement, je trouve l’ensemble un peu "court" (mais bon vu le format ca se comprend), un tantinet chiant et glauque, ce qui minore donc mon appréciation.
enfin, y’a un point sur lequel je n’adhère pas, pour moi le blondinet doit se rebiffer, tel le rat acculé par le tigre et qui finit par mordre.
il accepte en somme un peu facilement de crever.
m’enfin...

7 juillet 2009 à 03:07 | Par amok

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