Critique de film

pub

Spiderhole

"Spiderhole"
affiche du film

Molly et ses trois amis étudiants en art, s’embarquent dans la mission de trouver une maison vide à Londres, avec l’intention d’y vivre en la squattant, sans payer de loyer et libres de faire la fête. Ayant déniché le squat idéal, ils s’y installent et commencent à décorer l’intérieur de telle sorte qu’il reflète leurs goûts artistiques. Malheureusement pour eux, un cauchemar les attend au sein de cette bâtisse, au sein d’une impitoyable nouvelle réalité. Qui ou quoi organise leur disparition sanglante ? La maison semblait vide mais cependant une force maléfique est de toute évidence active en ces lieux....

pub

Les critiques à propos de ce film

Critique de Spiderhole - Squatteurs en détresse
Par : Damien Taymans
Tags : Tortures

Spiderhole constitue l’archétype de l’arnaque du cinéma horrifique contemporain. La vue de la bande-annonce, dépourvu du gimmick "found footage", laisse entrevoir une histoire d’esprits malfaisants dans la tradition du "old dark house". Le synopsis officiel embraie la seconde sur les mêmes plates-bandes : un groupe de quatre étudiants londoniens en art investissent une bicoque abandonnée avant d’être tourmentés par une force maléfique. Les squatteurs semblent en prise avec une entité démoniaque hystérique à l’idée qu’une bande de djeunz viennent se défoncer sur le beau parquet plus lustré depuis des lustres de son antre.

Entraîné bien involontairement dans cette toile d’araignée, le spectateur se laisse endormir par une demi-heure de mise en place durant laquelle il aura tout le loisir de faire la connaissance de cette troupe de personnages fades dont la vacuité des propos n’a d’égale que la mièvrerie de leurs initiatives. Une paupière peine à se relever quand, enfin, un bruit se fait entendre dans la bicoque dont toutes les portes et fenêtres ont été mystérieusement cloîtrés durant la nuit. Évidemment, les bougres rognent sur leurs économies pour survivre dans leur vie estudiantine : s’ils sont déjà en quête d’un squat pour s’alléger d’un éventuel loyer mensuel, ils ne possèdent forcément ni portable ni connexion Wi-fi et se retrouvent bien dépourvus quand la mouise fut venue. Ils ont beau s’époumoner pour se faire entendre des badauds qui trainent à l’extérieur, rien n’y fait. Pourtant, la voix de trois jeunots brailleurs devrait en théorie alerter les voisins. Trois ? Attendez, ils étaient quatre les oiseaux au départ. Ah d’accord, y en a un qui vient de disparaître, ce qui annonce l’émergence d’un phénomène paranormal tout proche...

En réalité - loin de moi l’envie de spolier cette inintéressante œuvrette irlandaise -, lesdits squatteurs sont capturés l’un après l’autre par un vilain costaud (d’où la force maléfique annoncée), pourvu de l’attirail complet du parfait petit chirurgien-charcutier tchèque (commandable sur médecin-sans-ornières.com) déjà mis en vitrine - et avec une autre verve - dans le diptyque Hostel.

Mou dans sa conception, Spiderhole finit de défriser par la mollesse de ses séquences de torture reléguées hors-champ et plongées en outre dans les ténèbres de cette farce trop noire. Conscient du potentiel anxiogène de ses décors (voir le travail effectué sur son précédent The uninvited), Daniel Simpson focalise à l’excès sur les lamelles de ses planchers usés et de ses robinets dégoulinant, sans doute pour compenser avec la moiteur de son script stérile.


Donnez votre avis sur le film !

En résumé
ecrire un commentaire sur le film
;



News associées (1)

juin 2010
Bande-annonce pour Spiderhole (...)
1er/06/2010

Récentes critiques

affiche du film
Jessie
2017
affiche du film
The Babysitter
2017
affiche du film
Ça
2017
affiche du film
The Black Room
2016
affiche du film
Spider-Man: Homecoming
2017
affiche du film
Okja
2017
affiche du film
Underworld: Blood Wars
2016
affiche du film
Wonder Woman
2017
affiche du film
Pirates des Caraïbes : La vengeance de Salazar
2017
affiche du film
The End
2016

Cinemag

> Feuilleter

Concours

Sondage