Spawn Batman

14 janvier 2012 | Par : Fred Bau | Des bulles

Titre Spawn Batman

Scénario Frank Miller

Dessins et encrage Todd McFarlane

Couleurs Steve Oliff

Année 1997

Editeur Semic

Note 5/10

Résumé

Alors qu’il enquête sur un obscur trafic d’armes où des SDF sont utilisés comme partie humaine d’étranges robots, et qui le conduit jusqu’à
Manathan, Batman fait la rencontre du Spawn, qu’il prend d’abord pour un super-vilain. Après s’être affrontés, les deux hommes se trouvent
contraints et forcés, malgré leurs incompatibilités d’humeurs, de s’associer pour combattre le Dr Margaret Love, qui se fait passer pour une
bienfaitrice de l’humanitaire et du caritatif, alors qu’elle est en réalité une criminelle de guerre du nom de Nadia Vladova.

Bien qu’il soit le fruit de la collaboration de deux des plus brillants artistes de l’univers des comics, ce crossover Spawn Batman n’offre au lecteur
que les codes les plus routiniers de ce type d’exercice. Frank Miller, qu’on ne présente plus, se contente ici d’articuler un canon récurrent : un
concours de circonstances amène les deux super-héros à se combattre (Batman dispose de sa technologie high tech, et Spawn de son pouvoir
issu de l’enfer) pour finalement unir leur force face à un adversaire redoutable. Le scénariste génial, qui nous a par ailleurs habitués à des histoires
à la fois originales et innovantes, se montre ici des plus décevants. Il semble considérer que la rencontre de deux figures comme Batman et Spawn
se suffit à elle-même, et, mis à part l’idée d’opposer deux super-héros à une figure féminine séductrice, manipulatrice et terrifiante, et celle d’un
échange télépathe entre ces deux hommes hantés (ces deux idées étant traitées aussi succinctement que superficiellement), cabotine à travers les
combats et les joutes verbales des deux personnages qu’il infantilise à l’excès.

Ce n’est donc pas du côté du scénario écrit à l’emporte pièce, et peu digne d’un auteur de la trempe de Miller, que se trouve l’intérêt de ce comic, mais
du côté des graphismes de Todd McFarlane. Le dessinateur, qui avait déjà conduit le concept visuel de la panoplie de super-héros jusqu’à l’idée du
symbiote vivant de sa vie propre avec Spawn, nous offre en effet un véritable ballet de costumes et de capes angulaires dont le niveau d’expression n’a
jamais pu être reproduit à ce jour au cinéma.

Ce crossover Spawn Batman constitue un rendez-vous scénaristique manqué entre l’une des figures les plus anciennes et durables du monde des
comics, et l’une des plus novatrices des 90’s, qui est en outre probablement la plus "faustienne". Un rendez-vous historique manqué donc, de la main
même du maître qui avait pourtant ressuscité Batman en 1986, et que seul le niveau exceptionnel des graphismes parvient à sauver du naufrage. Ce
comic ne s’adresse finalement qu’aux inconditionnels des deux personnages, qui pourront y trouver l’occasion saugrenue de se "réjouir" de leur déception.

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