Critique de film

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Souviens-toi l'été dernier

"I know What You Did Last Summer"
affiche du film

La nuit de la fête nationale, Julie, Helen, Ray et Barry ont par accident renversé un inconnu. Devant la crainte de leur avenir compromis par ce drame, ils décident de faire disparaître le corps et font le serment de ne rien dire à personne, jamais. L'été suivant, chacun des quatre amis se trouve confronté à des événements terrifiants. Ils doivent se rendre à l'évidence : quelqu'un sait ce qu'ils ont fait et semble bien décidé à le leur faire payer.

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Les critiques à propos de ce film

Critique de Souviens-toi, l’été dernier - Le retour du Cap’taine Crochet
Par : Damien Taymans
Tags : Slasher

A l’aube d’une nouvelle vie, deux couples de jeunes fraîchement diplômés, décident de fêter le quatre juillet ensemble et de se payer une bonne tranche avant d’emprunter des sentiers escarpés les menant à un destin plus sérieux. Pleins comme des outres, les quatre jeunes percutent un homme sur la route. Devant la crainte de voir leur avenir compromis par ce funeste accident, ils optent pour un petit largage du corps dans la mer et font le serment de ne plus jamais évoquer cette aventure. Un an plus tard – ou presque, Julie reçoit une étrange missive lui signalant : « Je sais ce que tu as fait l’été dernier… »

Né en pleine ère seventies, le genre slasher – qui puise ses racines dans le genre du psychokiller entamé par Psychose – connaît un énorme succès durant une décennie. Une époque bénie qui voit naître le Black Christmas de Bob Clark, Halloween de Carpenter et le Vendredi 13 de Cunningham, bientôt suivis par une série de séquelles anodines et de reprises peu convaincantes (Prom Night et ses suites, Week-end de Terreur, …). En plein milieu des années 90, Scream remet le genre au goût du jour. Le réalisateur Wes Craven et le scénariste Kevin Williamson recyclent les codes propres au slasher, les distillant subtilement au gré de multiples références cinéphiliques qui trouvent une adéquation au sein de la réalité.

Williamson, avant même de reprendre du service aux côtés de Craven pour les deux épisodes suivants de la franchise Scream, s’acoquine avec Jim Gillespie pour créer un autre produit destiné à envahir les gros complexes cinéma, d’autant que, à l’instar du modèle érigé précédemment, I know what you did last summer reprend à son compte la recette des acteurs télévisuels marketables qui suffisent à orner la péloche d’une « cool attitude » qui suffit à séduire les plus jeunes. Outre leur nom à rallonge qui engloutit une bonne partie de l’affiche, les actrices Jennifer Love Hewitt (Cinq à la maison) et Sarah Michelle Gellar (Buffy) partagent d’autres caractéristiques auxquels les ados ne sont certainement pas insensibles : une plastique de rêve, une popularité bien assise et une télégénie sans pareil. Ersatz des Neve Campbell et Courteney Cox de l’œuvre de Craven, les deux princesses risquent leur peau satinée sous les coups de crochet d’un Pêcheur encapuchonné apparemment miné par ce à quoi il a témoigné un an auparavant.

La seule véritable originalité du métrage relève d’ailleurs de cette rupture avec l’habituelle innocence des morceaux de barbaque émincés par le slasher, généralement tout juste coupables d’avoir consommé la chair précocement et d’avoir ingurgité des litrons de bière. Williamson, en s’inspirant du roman de Lois Duncan, inverse la tendance et plante des personnages responsables de leur propre sort. Rongé par la culpabilité, le quatuor subit une sorte de zombification qui les entraîne sur une pente psychologique des plus raide (Helen troque la célébrité pour le rayon parfumerie d’un drugstore tandis que Barry se retrouve cloîtré dans l’atavisme familial et enfile le ciré de pêcheur à son tour). Seul pôle d’attraction de cette relecture trop conventionnelle, cette introspection liminaire au massacre pare le métrage d’une certaine fraîcheur qui disparaît au fil du récit, celui-ci ne tendant finalement plus qu’à reproduire continuellement les clichés inhérents au genre et à noyer son intrigue sous un flot de conventions reprises à la lettre (la fille s’encourt quand le tueur se balade gentiment, les victimes opèrent des choix plus que douteux).

Souviens-toi l’été dernier n’explose que pour un temps le cadre qu’il s’est fixé, ne se résumant au bout du compte qu’à devenir une énième relecture des poncifs propres au genre. En résulte un slasher formaté à la sauce hollywoodienne déversant le quota d’hémoglobine syndical au gré de séquences rarement convaincantes.

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