Critique de film

Hammer - Souffrances

"Growing Pains"
affiche du film
  • Genre : Horreur - Spectres, fantômes et esprits
  • Année de production : 1980
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Francis Megahy
  • Pays d'origine : Angleterre
  • Durée : 50 minutes
  • Scénariste : Nicholas Palmer
  • Musique : John McCabe
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  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Barbara Kellerman, Gary Bond, Norman Beaton, Matthew Blackstad, Tariq Yunus, Christopher Reilly, Daphne Anderson, Michael Hughes, Anna Simone Scott, Geoffrey Beevers
  • Récompenses : aucune

Laurie et Terence Morton négligent leur fils William à cause de leurs carrières respectives.Le jour où celui-ci vient à décéder,ils décident de le « remplacer » par James, un enfant de l'orphelinat. Des événements dramatiques surviennent et William refait son apparition dans leur vie!

Les critiques à propos de ce film

Souffrances (Hammer) - Souffrances... pour le spectateur !!!
Par : Quentin Meignant




Francis Megahy, déjà auteur (lire « coupable ») d’un Aigle des Carpathes très limite, s’est senti obligé de redorer son blason à notre grand désespoir ! Ce réalisateur sans aucun talent nous propose un treizième opus affligeant pour cette collection qui, comme on dit, « part totalement en vrille » ! Cet épisode est sans aucun doute l’un des moins bons qu’il nous ait été donné de voir, juste supplanté dans la nullité par La treizième réunion de Peter Sasdy.

Megahy lance sa daube sur les chapeaux de roue avec la mort du petit William. Ce rôle, joué par le petit Christopher Reilly (qui, heureusement pour nous ne fit pas carrière !), est sans doute la pire catastrophe du film ! Le jeune garçon, sans doute guidé par son médiocre réalisateur, en fait des caisses et nous offre une mort aussi théâtrale que lamentable, en parcourant en marchant et en se tortillant une centaine de mètres... Le décor est planté, le spectateur a déjà compris : nous faisons face à une belle daube dans la plus pure tradition !

La mise en scène, particulièrement chaotique, est à mettre au piloris tant elle n’aide pas des acteurs déjà extrêment limités dans leur jeu. On voit que Megahy a écrit son scénario sur un coin de table et qu’il s’est empressé de le tourner, obligations financières oblige ! Ce métrage d’adieu à la Hammer aurait sans doute mérité plus d’efforts et surtout un autre réalisateur !

Les décors, réalisés dans ce qui semble être du papier mâché, renforcent l’impression miteuse que laisse le film... Ainsi, lorsque le vent souffle sur la tombe de William et que celle-ci bouge comme s’il s’agissait de carton, on a réellement envie d’aller dire ses quatre vérités à Megahy ! Rarement dans notre vie, nous avions vu pareil spectacle : PITOYABLE !

Le choix de mettre une étoile revient essentiellement à deux scènes qui, loin d’être des canons du genre, ont le mérite d’amuser ! Les vers de farine dans les assiettes sont ainsi un exemple de ce qu’il fallait plutôt faire de ce film au lieu de perdre son temps en tergiversations spectrales. La peluche éviscérée est tout aussi charmante et nous propose un plan gore plutôt jouissif qui ne fait que nous renforcer dans l’idée que ce métrage a été victime d’un imense gâchis !

Dommage vraiment ce choix de mettre Megahy comme réalisateur alors qu’un Gibson, un Clegg ou un Leaver nous auraient sans doute procurés de bons moments !

Bref, une série Hammer : La Maison de tous les Cauchemars qui se termine en eau de boudin à cause de réalisateurs qui n’étaient pas motivés par le plan de sauvetage ! Les premiers épisodes nous auront procuré de belles émotions et un spectacle incroyable, les derniers sont juste bons pour la poubelle ! Merci Monsieur Megahy ! A cause de vous, la Hammer s’est éteinte... Sans doute pour ne jamais se réveiller !

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