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Critique de Solstice - L’été de la peur
Par : Damien Taymans
Tags : Fantômes

Pour célébrer des vacances estivales bien méritées, un groupe d’amis se rend dans la petite maison sise dans les bayous louisianais où les jeunes pourront jouir d’un repos bien mérité tout en s’adonnant aux plaisirs simples de la vie que sont le sexe, l’alcool et la natation. Cependant, Megan, toujours marquée de la perte prématurée de sa sœur jumelle Sofie, reste un peu en retrait de ses amis, préférant les joies de la solitude aux longues soirées chantantes. Un isolement qui lui permet de se lier d’amitié avec Nick, le pompiste du coin, qui lui enseigne les vertus fantomatiques du solstice d’été…

2008, millésime avéré de la résurrection de l’équipe au centre du mystérieux Projet Blair witch. Après la présentation de Seventh moon, le nouveau film d’Eduardo Sanchez à l’AFM, la sortie tant attendue d’Alien raiders de Ben Rock (dont Myrick est producteur) et le retour aux sources d’Heather Donahue dans The Morgue, c’est au tour de Daniel Myrick, quasiment dix ans après son premier métrage, coréalisé avec Sanchez (faut quand même bien qu’il s’asseye), de revenir dans le fauteuil de metteur en scène pour Solstice après deux essais télévisuels infructueux (The Strand et Believers). Solstice, adaptation d’un bis horrifique suédois intitulé Midsommer, rappelant inopinément que le solstice se situe dans ces eaux-là, opte justement pour des eaux pas très limpides en situant son action dans les marais de Louisiane qui offrent une vision nocturne des plus fantasmagoriques, formidablement captée par David Mullen. Côté scénar’, la reprise soporifique des clichés qui inondent le genre ne permet jamais de s’approprier l’une ou l’autre des ces figures conventionnelles en proie aux mêmes syndromes post-adolescences que ceux qui peuplent les oeuvrettes bisseuses depuis la nuit des temps. Ainsi, le personnage principal incarné par Elisabeth Point Pleasant Harnois, torturée psychologiquement par le récent départ de sa jumelle, ne bénéficie-t-il d’aucun approfondissement au profit d’une intrigue répétitive aux accélérations rythmiques fallacieuses en ce sens qu’elles ne libèrent jamais vraiment l’histoire de son engourdissement.

Sur sa route parsemée d’embûches, Megan reçoit donc des preuves irréfutables de la responsabilité du vieux redneck du coin dans la disparition de sa soeurette et compile les apparitions spectrales de sa frangine décédée qui n’a de cesse de lui soumettre des tas d’énigmes pour accéder à l’inavouable vérité. Une trame monotone qui n’évite jamais les écueils éhontés de la plupart des créations dénuées d’ambition pour se ponctuer par un twist hautement prévisible, apanage contemporain des œuvres qui n’ont plus grand-chose à raconter. Et, d’ici à là, l’héroïne d’emprunter perpétuellement les mêmes sentiers, de foutre son tarin dans la même merde et de faire preuve d’un étonnement sans cesse renouvelé pour susciter l’intérêt chez le spectateur plongé dans une léthargie profonde face à tant d’inanité.

Solstice s’avère en fin de compte une œuvre bien dispensable qui recycle assez mal toutes les conventions du cinoche dont elle se revendique. Un whodunit loin d’être cérébral et pas viscéral pour un sou.

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