Festival de Sitgès

Sitgès - Jeudi 02 octobre et Vendredi 03 octobre

Coup d’oeil de notre correspondant local, El Nino

Jeudi 02 octobre

C’est en ce jeudi 2 octobre que s’ouvre le Festival de
Sitges. C’est dans les jardins de l’hôtel Melia, en plein
centre de la station balnéaire de Sitges, à côté de
Barcelone, que se déroule ce festival, déjà vieux de
41 ans. Une année de plus, il fait beau et les foules sont
nombreuses pour les achats de tickets, tandis que de
nombreux curieux ou curieuses essayent de prendre des
photos avec leurs stars préférées.

C’est assez drôle de retrouver dans le hall de l’hôtel
certains membres de l’équipe de 2001, odyssée de
l’espace
, invités cette année pour un hommage...et
oui, ça fait déjà 40 ans que le maître Kubrick a
tourné ce qui reste sûrement encore aujourd’hui le
chef-d’oeuvre absolu de la science-fiction.

Mirrors, le dernier film d’Alexandre Aja, constitue
l’inauguration de cette nouvelle édition du Festival
International de Cinéma de Catalogne. C’est comme toujours dans l’auditorium de l’hôtel
Meliá que cela s’est passé. Cependant, le réalisateur
n’a finalement pas pu venir à cause d’un empêchement
de dernière minute.

Le film, un thriller avec une atmosphère fantastique,
nous présente un agent de la sécurité qui doit faire
face à ses démons intérieurs. C’est curieusement au Festival de Sitges, où Alexandre
Aja, était venu présenté Haute tension que s’était
présenté Into the mirror, le film coréen original.
Cette même année, Aja avait commencé à s’intéresser
à la possibilité d’en faire un remake. Le film est l’occasion de retrouver Kiefer Sutherland
comme acteur protagoniste. Le film, extrêmement
prometteur dans sa première demi-heure, ne remplit pas
par la suite toutes les expectatives et la réalisation
brillante ne cache pas le fait qu’il semble s’agir
d’une proposition moins personnelle que les autres
films du réalisateur.

Vendredi 03 octobre

La journée du vendredi commence par le photocall et la
conférence de presse de Transsiberian, le nouveau film
de Brad Anderson.
Après nous avoir impressionnés avec Session 9 et The
machinist
, le réalisateur nous enferme littéralement
dans le célèbre train qui part de Chine et traverse
toute l’ex-URSS. Brad Anderson nous explique le voyage qu’il effectua
dans ce train il y a longtemps. Sont présents les 2
acteurs Woody Harrelson et Eduardo Noriega. Emily
Mortimer n’arrivera que dans l’après-midi pour les
interviews...

En ce vendredi 3, l’acteur Bill Pullman est à
l’honneur, bien qu’il n’ait pas pu venir au Festival.
Il est présent dans deux films.

Your name here commence par un long plan séquence sur
une fête un peu loufoque avant de découvrir l’acteur
avec une longue barbe. Le personnage qu’il interprète,
William J.Frick, est bien évidemment inspiré de Philip
K. Dick. Le film essaye de rentrer dans l’esprit,
embué par les drogues et les paranoias, d’un des
écrivains de science-fiction les plus prolifiques. Une
réalisation trop confuse elle-même ne permet en aucun
moment au réalisateur d’atteindre ses objectifs.

Dans Surveillance, le film de Jennifer Lynch, la fille
du grand David, Bill Pullman est un agent du FBI qui,
accompagné de sa collègue (Julia Ormond), arrive sur
les lieux de meurtres sanglants. Les interrogatoires
des survivants se succèdent pour découvrir la vérité.
Malgré quelques touches intéressantes et une
atmosphère assez pesante(on peut voir dans de nombreux
aspects une marque de famille évidente), Jennifer
Lynch ne parvient pas à convaincre véritablement.

Los bastardos, nouveau film du Mexicain Amat Escalante
produit par Carlos Reygadas, suit deux jeunes
adolescents qui, armés d’un fusil, vont pénétrer dans
une maison bourgeoise. Un film assez radical sur la
violence avec une des scènes les plus marquantes de
l’année. Cependant, le scénario fait preuve d’une
certaine complaisance et n’arrive pas à convaincre à
cause d’une certaine facilité quant au traitement du
sujet.

Soy un pelele est présenté hors compétition. Ce film
espagnol, qui cherche vainement à copier l’humour des
frères Farrelly, suscite les critiques de grande part
de la presse et du public. Justement parce qu’il
n’arrive pas malheureusement à faire décrocher un seul
sourire à cause de la lourdeur et la répétition
incessante des blagues.

A très bientôt pour de nouvelles aventures...

Votre dévoué El Nino

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