Festival de Sitgès

Sitgès 2011 - Episode 7

De l’extraterrestre hispanique et de la polémique d’A Serbian film

Je me réveille ce mercredi vers midi parce que j’ai bizarrement oublié de mettre mon réveil, mais je dois dire que je ne le regrette pas entièrement. A 15h, après un bon petit déj’, me voilà en route pour le Mélia pour prendre mes billets pour le lendemain. Et vive le système : pour une fois, je n’ai pas besoin de rester dans la file d’attente, on est allé chercher les billets pour moi. Il est 15h30 et on crève de chaud, définitivement pas la motivation de m’enfermer dans une salle de cinéma et on me convainc sans trop de peine de passer le reste de l’après-midi à la plage. La mer est bonne et spécialement claire, je fais même ami-ami avec un poisson qui semble particulièrement apprécier mes pieds et me suit partout : harcelé par un poisson, c’est une première, même pour moi ! Le temps d’une douche et d’un repas sur le pouce et c’est retour au Mélia où je vais enchainer sans pause jusqu’à 5h30 du matin. Je débute la soirée à 20h30 avec Extraterrestre de Nacho Vigalondo. Un bon petit film où l’on rigole bien et qui semble plaire au public espagnol.

Le temps de sortir, de faire le tour du bâtiment pour refaire la file d’attente pour le film français Livide d’Alexandre Bustillo et Julien Maury. Les deux réalisateurs ont fait fort lors de leurs speech d’ouverture, ils ont fait référence à la plainte déposée contre le directeur du festival Angel Sala concernant la diffusion lors du festival en 2010 d’A Serbian Film. Le malaise s’est fait sentir dans la salle quand l’interprète a refusé de traduire toute cette partie de leurs discours (encore beaucoup trop tôt pour rigoler de ce sujet à son goût aussi) ! C’est dans une atmosphère tendue et bizarre que se déroule la projection d’un court français, CTIN ! de Cyrille Drevon. L’histoire très bizarre est celle d’un homme qui cherche à combler la perte de son frère en créant des personnages à la manière de Frankenstein. Ce court trop long (un comble !), avec une histoire qui ne tient pas du tout la route et de mauvais acteurs, est un peu sauvé par sa belle photo et une bonne maîtrise du montage. Livide décolle avec beaucoup de peine et je sors de la séance plutôt déçue même s’il n’est pas une catastrophe. Je recommence pour la dernière fois de la soirée mon petit tour autour du Mélia pour mes deux derniers films de la journée, Burke and Hare et The Innkeepers. Je me bats malheureusement beaucoup contre la fatigue pendant la diffusion de Burke and Hare et ce n’est pas entièrement dû à l’heure tardive, Landis aurait-il perdu sa maitrise ? En tout cas, c’est lessivée que j’attends le début de The Innkeepers le nouveau film de Ti West. Il est déjà 4h du matin quand début la séance, et fidèle à son style, le film de West est lent, trop lent pour cette heure si matinale. Le film, prometteur et intéressant, ne parvient pas à atténuer la fatigue qui me gagne et l’on décide de rentrer avant de faire un accident sur la route.

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