Festival de Sitgès

Sitgès 2011 - Episode 6

Coppola, McKee et des escargots... Comment ça, impossible ?

A peine réveillée, je suis déjà en route pour le centre de Sitges et plus précisément le Retiro pour la projection de The Raid, un film indonésien réalisé par Gareth Evans. C’est des spectateurs satisfaits qui sortent de la séance et je dois dire que je comprends pourquoi. Très bien réalisé malgré un scénario un brin simpliste à mon goût, on prend vite plaisir à regarder les très belles scènes de combats, chorégraphiées au centimètre. C’est de très bonne humeur et boostée à bloc que notre petite bande se dirige vers la plage pour un petit-déj’ et quelques remèdes post-gueule de bois.

Une fois ravitaillés, direction la grande salle du Mélia pour assister à la première projection de Twixt, le dernier film en date de Coppola. Il n’est pas mauvais mais loin d’être bon non plus, mais surtout rien dans le film ne marque la présence de Coppola à la réalisation. S’il y avait eu un autre nom que le sien au générique, il y a des chances que je n’aurais pas trouvé ça si mal, mais avec le nom Coppola on s’attend quand même à un certain style et une finition propres à l’auteur que l’on ne retrouve pas ici. Mon jugement est en même temps certainement influencé par les conditions de la séance. La femme devant moi a passé son temps à se balancer de gauche à droite toute la séance comme si elle était envoutée. Je pousse mon petit coup de gueule ici parce que c’est quelque chose qui arrive étonnamment souvent au cinéma. Mater un film en salle c’est aussi avoir du respect pour les personnes qui nous entourent, et trop souvent les gens se croient seuls dans la salle et ne comprennent pas que leurs actions pourraient gêner les autres spectateurs. Pensez-y les prochaine fois !

Une fois sortie, direction la billetterie presse où c’est de nouveau la bagarre pour les places et le temps que l’on arrive aux guichets, plus de place ! C’est avec joie (sentez l’énorme sarcasme, là) que je dois pour finir acheter mes billets pour les séances du lendemain. Vive la presse ! Ce n’est pas tout ça mais mon prochain film commence dans peu de temps et j’ai juste le temps de m’acheter à boire que je rentre déjà dans la salle du Mélia pour enfin voir The Woman de Lucky Mckee. Je dois avouer que après tous les commentaires que j’avais entendu, je m’attendais à un film plus gore et trash encore, et surtout beaucoup plus offensant. Un bon film sans plus, qui malheureusement n’aborde que légèrement le fondement même de la position de la femme dans la société.

Le temps de sortir et de faire le tour du bâtiment que je rentre de nouveau dans la salle pour Emergo Cales Torrens. Le film est un mélange de Paranormal Activity et Poltergeist avec un soupçon de Ghostbusters. Littéralement, on reprend du vieux, on mélange et on recrache. Pas mauvais mais de là à sortir des euros pour le voir, je ne le conseillerais pas. Le temps de souper que je repars au Mélia pour une soirée marathon qui commence à 01h00 du mat. On débute la projection avec deux courts-métrages : Cragols ! de Geoffrey Cowper et Bobby Yeah de Robert Morgan. Le premier raconte l’attaque d’escargots géants en Espagne et leurs points faibles, la bière. Rien de bien incroyable mais on rigole bien même si c’est assez débilitant, un bon moment mais sans plus. Pour Bobby Yeah de Robert Morgan, c’est une autre affaire. Entièrement fait en stop-motion, il a fallut 3 ans au réalisateur pour tourner les 23 minutes du film. Malheureusement, 23 minutes c’est trop long pour cette histoire qui s’essouffle trop rapidement. Visuellement, un petit bijou, fait avec une tel souci du détail que l’on en reste bluffé. S’il y a bien un court que j’ai vu depuis longtemps qui en vaut la peine c’est celui-là, pour sa réalisation et son humour très dark and twisted.

Il est déjà passé 2h quand le film Detention de Joseph Kahn commence. Je ne suis pas déçue d’avoir tenu jusqu’à la fin, même si on a dû me pousser à venir. Le film rend hommage au The Breakfast Club de John Hughes. Une réalisation parfaite et une grosse dose d’humour, je n’ai besoin de rien de plus pour me garder réveillée jusqu’à 4h. Mais après ça, j’abandonne mes collègues pour rentrer me coucher, horaire du lendemain oblige.

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