Festival de Sitgès

Sitgès 2011 - Episode 5

Des samouraïs très très beaux et des vampires très très moches

Je commence ma journée dans un stress total vu que mon réveil n’a pas sonné et que ma première séance est à 11h15 mais surtout qu’il me faut bien 15 minutes pour arriver à Sitges. Une fois sur place, juste le temps d’un petit café avant d’entrer en salle. Mais bien sûr, je n’avais pas vérifié si la séance était ouverte à la presse sans billet, et vu ma chance, c’est clair qu’il en fallait un ! Donc je suis vite mise de coté et on me demande poliment dans un anglais bien espagnol d’attendre la vérification de la salle et s’il reste des places. La chance est de mon coté pour finir, vu que la salle n’est qu’à moitié pleine et que je peux donc y pénétrer sans problèmes.

Une fois les lunettes 3D récupérées, la pire des inventions du cinéma (après le doublage), je me dirige enfin dans la salle du Mélia pour visionner Hara-Kiri : Death of a Samurai de Takashi Miike. J’en ressors deux heures plus tard avec une seule envie, voir l’original pour pouvoir les comparer. Malgré une longueur trop importante, le film reste visuellement incroyablement beau. Après cette note positive, je prends mon temps pour manger et je repars comme tous les jours vers 15h30 me taper la file d’attente pour les billets presse, mieux vaut être là en avance. Les tickets en poche, direction salle de presse pour de la rédac et retour dans la file du Mélia pour voir The Moth Diaries de Mary Harron. Le film n’a malheureusement pas convaincu beaucoup de monde, je pointerai malgré tout une bonne réalisation et, pour ma part, je le trouve plutôt sympa. Malgré mon billet pour The Mortician, je décide d’écouter mon estomac et de me rendre en bonne compagnie manger sur une terrasse devant le port de Sitges.

Une bonne bouteille de vin plus tard, je me rends au Prado pour voir le court métrage Good Morning Beautiful et le film Vampire de Shunji Iwai. Il ne sert à rien de perdre du temps plus tard à converser à propos de ces deux horreurs, alors autant le faire de suite. Good Morning Beautiful réalisé par Todd Corbey est tout simplement pénible, 20 minutes de pure corvée. Le réal s’amuse à essayer mille techniques de montage juste pour prouver qu’il maîtrise la technique, mais ses choix ne sont ni justifiés par le scénario, ni esthétiquement porteurs. Sans une histoire distinctement construite, ni son thème principal de l’acceptation de la mort d’un proche pas du tout clairement exploité, on ne pouvait qu’attendre que la fin soit abrupte et absurde. Et, pour rajouter une couche, il y a un comique de répétition des plus nul qui ne fait que de rallonger cette histoire déjà forte ennuyeuse.

Constat quasi similaire pour Vampire. La totale. Je vous avoue d’ailleurs que je suis partie 30 minutes avant la fin. Malgré le nom du film qui est fort alléchant, les vampires sont sous-exploités. L’histoire raconte comment un amoureux du sang assouvit sa passion en vidant de leur hémoglobine des victimes consentantes qu’il trouve sur des sites de suicide online. Pourvu d’une horrible image et d’une bande originale inutile, le film ne décolle jamais. Faute surtout aux personnages sans fond souvent puérils et aux dialogues mièvres qui constituent malheureusement la base du scénario. Mais le pire du pire, c’est de voir une Amanda Plummer juste posée en décor. Donc au total une très mauvaise fin de soirée où les fans de vampires seront fortement déçus ! Demain est un autre jour...

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