Critique de film

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Siren

"Siren"
affiche du film

L’action de Siren se déroule au large des côtés turques un couple et un de leurs amis partent à l’aventure à bord d’un voilier. Un signal de détresse les fera dévier de leur route pour tomber sur une île où se trouve une jeune femme attirante, perdue et sans aucun souvenir…

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Les critiques à propos de ce film

Critique de Siren - Ni bars nichons
Par : Damien Taymans
Tags : BIFFF 2011

Il est grand temps de mettre à mal des croyances mythologiques confortablement incrustées dans la mémoire collective. Si tant de marins se sont échoués en mer, ce n’est pas à cause des chants des sirènes qui, si on lit Homère entre les lignes, provoquaient en poussant la chansonnette un tintamarre aussi insupportable que les coups de klaxons d’un soir de finale de coupe du monde. Si tant de loups de mer n’ont pu éviter les brise-lames, c’est purement et simplement parce que les bougresses arboraient une paire de seins obusiers à la barbe des frustrés à pompons. Et même si, toujours selon la légende, les cantatrices aquatiques ne sont jamais que des hybridations mi-femme mi-thon, des tétons humides en plein océan, ça laisse toujours rêveur...

Aussi aveuglés que lesdits marins, nous avons tenté l’aventure Siren, espérant nous rincer l’oeil à défaut de se soulager les valseuses. Parce qu’à la rédaction de Cinemafantastique, c’est pas qu’on est portés sur la chose mais si un dilemme cornélien du type "Les bourses ou la vie ?" est posé, le choix est rapidement opéré. Aussi intrigués par les créatures marines que nous, Ken, Rachel et Marco traînent tranquillement sur les flots, histoire d’entamer une partie de jambes en mer. Leur objectif vire de cap sitôt que Marco repère un signal venant d’une île située à quelques coups de rames. Sur place, une beauté sculpturale, échouée sur une plage de sable fin (le cadre idyllique pour les films de boules de Vivadavidlynch), les attend bien sagement. Mais la beauté n’est pas aussi innocente qu’elle n’en a l’air.

Intro bouclée, pitch décrit. Au tour du développement désormais. C’est précisément à ce moment-ci que sa coince car, en fait de développement, Siren n’en propose simplement aucun. Multipliant les queues de poissons destinées à éloigner les promesses de nibards (qui ne pointeront jamais le bout de leur tétons, mettons fin au suspense), Andrew Hull tricote un filet à grosses mailles aussi discret que les strings Damart de Maïté trempés dans une casserole de homards apeurés. Cette pub pour le Club Med d’une heure et demi se voit à peine émaillée de quelques références (c’est qu’elle pousse la chansonnette en plus !) au mythe des pleureuses en haute mer.

Fausse queue pour cette bande de minuit consternante de médiocrité, servie par un casting mollasson et nantie d’un semblant de script dont on n’a toujours saisi ni les tenants ni les aboutissants. Dernière précision concernant la mythologie des sirènes : d’après une rumeur tenace, si Ulysse a su résister au charme envoûtant des morues chantantes, c’est qu’il était pédé comme un foc (à ne pas confondre avec la bêbête moustachue qui, selon National geographic, est à quelques exceptions près, totalement hétéro)...


Commentaires sur le film

0 etoiles

Homère d’alors !

24 juin 2011 à 10:06 | Par bûcheron finlandais

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