Critique de film

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Sin City: j'ai tué pour elle

"Sin City: A Dame to Kill For"
affiche du film

Dans les ruelles obscures de Sin City, Dwight cherche à se venger de la femme qui l'a trahi, Ava Lord, tandis que Nancy tente de se remettre de la mort de Hartigan.

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Trailer - Sin City : j’ai tué pour elle (2014)
Par : Samuel Tubez

Les critiques à propos de ce film

Critique de Sin City 2 : J’ai tué pour elle - Péché de paresse
Par : Nicolas Zinque

A sa sortie en 2005, Sin City avait marqué les esprits par son univers violent et son design issu des comics de Frank Miller (également auteur de 300). Les intrigues entremêlées de Marv, Dwight et Hartigan rappelaient les plus beaux jours des polars. Près de 10 ans plus tard, Sin City : J’ai tué pour elle, toujours réalisé par le duo Robert Rodriguez- Frank Miller, relance la franchise… avec un sérieux coup de pompe.

Sin City est une ville livrée à la violence et à la corruption, un dédale de rues sombres dans lequel les faibles ne survivent pas. J’ai tué pour elle se focalise sur le destin de quelques personnages : Dwight (Josh Brolin) accueille avec méfiance Ava Lord (Eva Green), une beauté qui l’a abandonné quatre ans auparavant et qui demande aujourd’hui son aide ; Nancy (Jessica Alba), stripteaseuse star, rumine sa vengeance après la mort d’Hartigan (Bruce Willis), victime du sénateur Roark ; Johnny (Joseph Gordon-Levitt) fait face à ce même Roark, pour une mystérieuse raison… Au carrefour de ces mini-scénarios, Marv (Mickey Rourke), une brute sympathique. Sin City : J’ai tué pour elle est à la fois une préquelle et une séquelle de Sin City (tiens, tiens, comme 300 : La Naissance d’un Empire). On retrouve ainsi la plupart des personnages du premier film (généralement incarnés par les acteurs originels), auxquels s’ajoutent quelques nouveaux, comme la femme fatale Ava Lord (Eva Green), à l’origine du sous-titre.

L’introduction nous replonge d’emblée dans la violence, avec un Marv qui n’a rien perdu de sa verve. Lors d’une course-poursuite surréaliste (l’exagération et l’invraisemblance des scènes sont volontaires), ce tâcheron de la dégomme met une dérouillée à trois jeunes effrontés, à cause d’un malentendu. On se retrouve directement happé par cette esthétique si particulière, à mi-chemin entre le film et le comic book, et dont le noir et blanc n’est percé qu’en quelques occasions par des touches de couleurs. Une première séquence qui rassure (ouf, tout ce qu’on aimait est là !) et qui inquiète en même temps, car les premiers symptômes du syndrome 300 : La Naissance d’un Empire apparaissent déjà. Et le diagnostic se confirme rapidement : hormis la 3D réussie, ce Sin City 2 est Sin City… en moins bon. Et ses défauts sont d’autant plus visibles qu’il ne peut plus compter sur son caractère de nouveauté pour marquer les esprits. Difficile de reprocher à Miller et Rodriguez de vouloir reproduire ce qui a si bien fonctionné par le passé, à savoir un mélange esthétique de sexe et de violence, mis en scène autour d’intrigues plus ou moins connectées. Mais on ne peut s’empêcher de penser qu’ils glissent en même temps dans la facilité, en s’imaginant qu’il suffit d’un peu plus de sang et d’un peu plus de poitrine pour contenter les fans.

L’épisode d’Ava Lord est symptomatique : Eva Green ne fait pas grand-chose d’autre qu’être à poil. C’est agréable, on ne s’en cachera pas, mais c’est insuffisant pour faire oublier son manque d’épaisseur (en tant que personnage !) et sa prestation peu emballante (comme celle des autres acteurs, d’ailleurs). La nudité frontale répond à la règle du « toujours plus » et est aussi gage d’une plus grande facilité, par rapport à un Sin City moins direct et plus subtil dans sa mise en scène. En-dehors de ses attributs physiques, Ava Lord ne peut remplacer les méchants emblématiques de Sin City, qu’étaient le serial killer Kevin et Roark Jr., inoubliables pour leur tête mais aussi pour leur caractère. Des vilains au centre d’intrigues autrement plus intéressantes que celles formant l’ossature de cette suite.

Outre son esthétique particulière, Sin City fonctionnait bien parce le sexe et la violence du récit étaient liés à des histoires et des personnages hauts en couleur. Malheureusement, ces deux derniers éléments font défaut à J’ai tué pour elle. Restent quelques scènes et répliques rigolotes, au milieu d’un film plat et décevant.


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