Critique de film

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Sherlock Holmes 2 : Jeu d'ombres

"Sherlock Holmes: A Game of Shadows"
affiche du film

Sherlock Holmes et son fidèle acolyte le Docteur Watson unissent leurs forces pour déjouer le plan machiavélique de l'un de leurs pires ennemis, le professeur Moriarty.

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Trailer - Sherlock Holmes 2 : Jeu d’ombres (2011)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de Sherlock Holmes : jeu d’ombres - Holmes contre Moriarty
Par : Samuel Tubez
Tags : Aventure, Action

Joli succès au box-office, le revival de Sherlock Holmes engendre logiquement une suite, à l’époque déjà parfaitement préméditée puisque le final nous laissait présager une confrontation avec la célèbre Némésis du détective : le professeur Moriarty. Chose promise, chose due, Guy Ritchie remet donc le couvert avec une formule identique au précédent, gage d’un divertissement de qualité, à défaut d’être inoubliable.

Des évènements violents et des scandales éclatent un peu partout dans le monde : en Inde un magnat est ruiné suite à un scandale, un trafiquant d’opium meurt en Chine, un baron de l’acier décède aux USA, des attentats surviennent à Strasbourg et à Vienne…tous ces évènements sont en apparence sans aucun lien mais notre bon Sherlock, lui, y voit la marque destructrice du maléfique professeur James Moriarty. Avec son fidèle associé Watson (tout juste marié à la belle Mary) le détective entame une grande partie d’échec avec le redoutable criminel, bien décidé à plonger le monde dans le chaos.

Les adeptes du Sherlock déambulant tranquillement et résolvant ses enquêtes à coups d’ « élémentaire, mon cher Watson » peuvent une fois de plus passer leur chemin. Le (néo) détective de Baker Street est toujours aussi castagneur, déjanté (ses nouveaux accoutrements pour passer inaperçu rivalisent d’ingéniosité…ou pas), mais aussi pertinent et logique que précédemment. On est toutefois bien loin de l’image de Sir Arthur Conan Doyle ainsi que des autres adaptations cinématographiques, le rythme de ses enquêtes s’étant diamétralement énervé devant la caméra de Ritchie. On ne s’ennuie donc pas une seconde face à ce second opus bourré d’effets (les ralentis stylés règnent en maître) et de cascades, à tel point que ce bon vieux Sherlock passerait presque pour le John McClane du début de XXème. La comparaison est peut-être un peu forte, mais le voir frôler la mort plus d’une fois et revenir plus en forme que jamais dénature sans nul doute le personnage original. Quoiqu’il en soit, Ritchie a choisi sa voie et par la même occasion celui de son Sherlock, n’en déplaisent à ses détracteurs. Néanmoins, si Jude Law et Robert Downey Jr sont toujours aussi bons dans leurs rôles respectifs, la réelle plus-value de cette suite est bien Jared Harris (Dead Man, Ocean’s twelve, la série Mad Men) dans la peau de James Moriarty, un être malin comme le diable, affichant un charisme sombre ainsi qu’une personnalité double, s’imposant comme un ennemi de choix pour le célèbre détective. Le traitement appliqué à cet ennemi d’envergure, et l’affrontement entre les deux ennemis jurés pourrait presque convaincre les adeptes des anciens Sherlock Holmes, si l’épilogue ne venait pas gâcher l’issue de leur combat. Le réalisateur de Snatch a définitivement décidé d’éliminer toute ambiguïté à ses Sherlock pour en faire des divertissements purement festifs et rythmés, n’en déplaisent aux fans. Un choix un peu triste mais judicieux, en tous cas calculateur, puisque ce Sherlock Holmes : jeu d’ombres devrait plaire au plus grand nombre et rapporter à son tour quelques jolis biftons à ses créateurs.

Sherlock Holmes : jeu d’ombres conserve les qualités et les défauts de son prédécesseur : fun mais dépourvu d’ambiguïté, rythmé mais délaissant toute vraie trace de noirceur (si ce n’est esthétiquement, grâce à la belle photographie de Philippe Rousselot), il enfonce un peu plus la série dirigée par Guy Ritchie dans le divertissement stylé, et de qualité certes, mais ne prenant pas le moindre risque. Pas de chichis, on rit (un peu), on ne voit pas le temps passer, et on passe au final un bon moment, comme à l’époque pas si lointaine du premier opus.


Critique de Sherlock Holmes, Jeu d’ombres - Doyle se retourne dans sa tombe
Par : Geoffrey Marmonier

Inexplicable succès public et critique en 2009, le Sherlock Holmes de Guy Ritchie risquait malheureusement tôt ou tard de se voir ajouté une suite. C’est donc chose faite avec ce second opus, sous-titré Jeu d’Ombres, dans lequel Holmes affronte sa plus célèbre Némésis, le Professeur Moriarty.

En quelques minutes d’introduction, la messe est quasiment dite : ce second épisode sera à l’image du premier, et en gardera bien entendu toutes les tares. On retrouve donc un Sherlock Holmes volubile, qui se prend pour l’Artémus Gordon des Mystères de l’Ouest en changeant de déguisement toutes les trois scènes (que cela ait un intérêt ou non), et qui se révèle un pro des arts martiaux capable de geler le temps pour analyser les scènes de combats. Guy Ritchie a bien compris ce qui avait plu au public dans le premier film, et le ressort donc au centuple dans cette suite : il multiplie les scènes de combats en ralentis/accélérés gonflants, les scènes d’analyse après coup (façon Scoubidou) pour bien montrer au public combien Sherlock Holmes, il est intelligent et il avait tout prévu, et les dialogues lourds de sens (il réussit tout de même à inclure une ligne de dialogue juste destinée à citer le titre du film). L’humour beauf est lui aussi de retour, avec un Watson qui se bourre la gueule avant son mariage, des blagues racistes sur les gitans, un Holmes qui se déguise en femme, et une scène à peine croyable dans laquelle Stephen Fry (qui incarne Mycroft, le frère de Holmes) se balade à poil devant une Kelly Reilly médusée.

Niveau scénario, ce n’est pas beaucoup mieux. L’idée de faire de Moriarty une éminence grise tentant de déclencher la Première Guerre Mondiale est plutôt intéressante, mais le script est tellement confus et sans queue ni tête que l’on peine à comprendre la logique (s’il y en a une) de l’intrigue. Alors que les romans de Conan Doyle et les précédentes adaptations de ceux-ci privilégiaient le côté ludique et permettaient aux lecteurs / spectateurs d’étudier les indices pour tenter de concurrencer Holmes, Ritchie et ses multiples scénaristes font tout l’opposée, en cachant le plus possible la logique derrière les indices, pour ensuite dévoiler celle-ci à coup de flashbacks pompeux. Le film multiplie les incohérences, que ce soit lorsque les méchants surhumains tirent au canon sur les héros, arrivant à les viser sans les voir au milieu d’une forêt, ou lorsque Moriarty, qu’on nous présente comme un calculateur préférant rester dans l’ombre, envoie tout un régiment tuer Watson sans raison autre que d’embêter Holmes. Et malgré les effets de style habituels de Guy Ritchie (filtres bleuâtres, ralentis/accélérés à gogo, son coupé, etc), et les explosions régulières, le film est d’une mollesse assez rare et peine à passionner.

Au final, seuls quelques éléments épars sont à sauver de ce marasme encore plus ridicule que le premier épisode. D’abord le casting, Robert Downey Jr excepté, qui colle plutôt bien aux personnages (en particulier le truculent Stephen Fry en Mycroft et Jared Harris en Moriarty), et la musique de Hans Zimmer, une fois de plus très inspirée par le personnage. On appréciera aussi la scène de fin, anti spectaculaire mais enfin respectueuse des écrits de Conan Doyle. Dommage que Ritchie vienne une fois de plus tout gâcher par un nouveau combat au ralenti et une scène de comédie ringarde. Et le plus triste dans tout ça, c’est que ce produit avarié ne respectant jamais ni son public ni l’œuvre originale va très certainement cartonner et engendrer une nouvelle suite…


Commentaires sur le film

Critique de Sherlock Holmes

4 etoiles

coups de coeurCoup de coeur !

Le premier volet de Sherlock Holmes m’avait beaucoup plu, même si un petit rien me dérangeait. Ce petit rien est que cela ne faisait vraiment pas réel à certains passages mais dans l’ensemble j’ai été étonnement surpris donc je me suis dit pourquoi ne pas aller voir le second opus ? Ce 2ème volet est vrai très bien réalisé et c’est beaucoup plus "réel". C’est un film qui sort de l’ordinaire avec un scénario très bon (pour ma part) et je ne regrette vraiment pas d’avoir été le voir.

Ce fut une très bonne surprise, avec de l’humour, de l’action et de l’aventure. Certains n’accrochent pas à ce type de film, moi j’aime particulièrement.

5 mars 2012 à 16:03 | Par armando24

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