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Seuls à Bord, une petite merveille disponible chez Univers Ciné !

12 décembre 2016 | Par : Quentin Meignant

Dead Trip à la belge

Prévu pour ce 18 décembre à Linares, en Espagne, pour le compte du Cine no visto, un festival du cinéma indépendant, Seuls à Bord, le long métrage du cinéaste belge Jean-François Guay, n’en est pas à son coup d’essai, loin s’en faut. Après une carrière de presque trois ans dans les festivals du monde entier, l’oeuvre peut s’enorgueillir d’un fameux palmarès avec une trentaine de sélections et, surtout, sept récompsens glanées à la sueur du front. Et devinez quoi, p’tits veinard ? Seuls à Bord est disponible à la location (à partir de 3,49 euros pour 48 heures) sur Univers Ciné (cliquez ICI) ! Une bonne occasion de découvrir une petite pépite du cinéma de genre indépendant belge...

Seuls à Bord suit Capra, un représentant en assurances qui n’en a pas tellement justement... Suite à une agression, il rencontre une inconnue qui est venue à son secours. Persuadé du hasard de leur rencontre, il accepte de la prendre en stop. Celui qui mène devient rapidement celui qui est mené par le bout du nez et lorsque la mort s’immisce dans l’histoire, un véritable tourbillon de folie souffle entre les deux oreilles (et pas que là !) de notre ami Capra.

Faire du cinéma de manière indépendante est souvent un sacerdoce que peu de réalisateurs parviennent réellement à maîtriser : le manque de moyens peut rapidement transformer l’aventure en véritable chemin de croix. Jean-François Guay fait donc sans conteste partie de ces experts du domaine puisque, avec Seuls à Bord, il parvient à offrir un ensemble qui se tient (et fait même mieux que cela) tout en n’essayant pas coûte que coûte de masque l’indigence de son budget.

Le génie de Seuls à Bord réside dans son scénario et plus particulièrement dans le rapport étroit entre celui-ci et l’évolution de son personnage principal, Capra. L’oeuvre s’ouvre ainsi tel un road movie avec un protagoniste assez terne, antihéros du quotidien, victime du sordide métro-boulot-dodo. Du vécu donc, pour le spectateurs, qui ne peut dans un certain sens que s’identifier au personnage. La malice est néanmoins rapidement de mise puisque, basculant dans le drame suite à un événement tragique, Seuls à Bord verse par la suite a vollo dans l’horreur la plus pure et la comédie noire. Rappelant les belles heures de Fabrice du Welz et de son Quand on est amoureux, c’est merveilleux mais aussi un véritable chef-d’oeuvre du cinéma contemporain italien (dont nous tairons le nom pour laisser un peu de suspense), le film se transforme en véritable bombe glauque faite de bizarrerie et d’humour noir. La prestation de Rudy Goddin, aux confins de la folie, va de paire avec les qualités de Seuls à Bord et érige définitivement le film au rang de l’excellence.

Il ne fait donc nul doute que Seuls à Bord plaira à tous les amateurs de morbide et de cinéma indépendant. Passé une mise en forme souffrant quelque peu du manque de budget, le film de Jean-François Guay est un petit diamant à l’état brut, un film de passionné pour passionnés, le genre de création qui fait qu’il fait bon être cinéphile. Découvrez-le sans tarder !

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