Critique de film

pub

Serenity

"Serenity"
affiche du film

L'histoire du film se déroule 500 ans dans le futur et suit les pas du Capitaine Malcolm Reynolds, un vétéran d'une guerre civile galactique, qui vit désormais de petits crimes et fait du trafique via son vaisseau, le Serenity. Il est à la tête d'une petite équipe composée de personnes très différentes les unes des autres. Quand il prend deux nouveaux passagers - un jeune docteur et sa soeur, une télépathe un peu bizarre - il se retrouve empêtré dans une drôle d'affaire. Ils sont fugitifs. En effet, ils étaient prisonniers de la coalition qui domine l'univers, et celle-ci fera n'importe quoi pour récupérer la fille, très précieuse à ses yeux. La petite équipe doit alors fuir l'Alliance et les horribles Reavers, de sauvages cannibales, sans savoir que le plus grand danger pourrait être encore plus proche d'eux, le Serenity lui-même.

pub

Les critiques à propos de ce film

Critique de Serenity - Un menu spacecowboy, svp
Par : Fred Bau

Avant de commencer à se faire une réputation de réal du côté du septième art, Joss Whedon avait surtout transpiré pour des séries TV dont la plus célèbre dans l’hexagone est Buffy contre les vampires. Serenity est la reprise d’une autre série, Firefly, western space-opéradique inspiré entre autre par la guerre de sécession et la saga Star Wars. Cette série connaîtra quelques déboires avec la chaine américaine FOX, qui ne la diffusera pas dans l’ordre prévu, pour la stopper finalement au 12ème épisode au lieu du 15ème. En dépit de cette main mise arbitraire sur son bébé, Whedon profitera de ses bonnes ventes DVD, ainsi que du soutien de ses fans et d’Universal, pour, faute de pouvoir lancer une seconde saison, réaliser ce film.

Situant son action en 2517, le début du métrage n’est ni plus ni moins que le synopsis de la série, habilement enchâssé dans la mémoire de River Tam (Summer Glau), télépathe prisonnière de l’Alliance et victime d’expérimentations douteuses, dont l’évasion organisée par son frère Simon (Sean Maher) est elle-même enchâssée dans l’enregistrement de cette évasion que visionne un agent dévoué à la cause de l’Alliance (Chiwetel Ejiofor) , et chargé de traquer les fugitifs. Nul besoin de connaître la série originale. Ce procédé, aussi simple et efficace qu’ingénieux, introduit d’emblée dans les enjeux narratifs de Serenity. Nous apprenons qu’après l’épuisement des ressources terrestres, l’humanité a colonisé un nouveau système solaire, et peuplé des dizaines de planètes. Les planètes centrales se sont regroupées pour former l’Alliance, qui au nom de velléités exécutives et législatives, déclencha une guerre qu’elle finit par remporter sur les indépendantistes. Après la défaite finale de son camp dans la vallée Serenity, le sergent Malcolm Reynolds (Nathan Fillion) a choisi l’exil. Capitaine du vaisseau Serenity, il mène une vie de contrebandier, avec à ses côtés un équipage qui n’a pas froid aux yeux. Prendre à son bord River et Simon Tam va le conduire à se confronter à nouveau à l’Alliance, et découvrir la terrible vérité sur les rapineurs qui parcourent l’espace à la recherche de viande humaine.

Serenity est à prendre pour ce qu’il est : un divertissement SF sans envergure particulière, qui n’a d’autres ambitions que de nous divertir, et qui y parvient. Piochant ouvertement dans ses influences en toute liberté, Whedon réussit à offrir un spectacle non dénué d’un charme propre, et qui mélange habilement humour décalé et action plus ou moins violente. De quoi ravir autant les fans de la série que les amateurs de space-opéra. Les fans de Han Solo, tout particulièrement, qui auront ici le loisir d’apprécier cette déclinaison un peu plus pêchue du plus célèbre contrebandier du cinéma SF. Tout comme son aîné, Malcolm Reynolds cache une très bonne patte sous sa carapace cynique. Aussi, ce cowboy de l’espace se laisse-t-il sans trop de mal embarquer avec ses compagnons flibustiers dans une périlleuse aventure, sur fond de manigances politiques véreuses. Bref, ça bastonne beaucoup, et il y en a pour tous les goûts : boxe, arts martiaux, coups bas et ruées barbares sont au rendez-vous. Ça pilote aussi pas mal, avec de bonnes courses poursuites. Ça flingue, ça fait des cascades, ça ouvre grand sa gueule, ça s’insulte, et ça décampe tant que ça ne s’est pas fait acculer, pour finir par se faire acculer.. En résumé, ça passe et ça casse, rien que pour nos yeux.

Echec commercial lors de sa sortie, le premier long métrage de Whedon offre un spectacle généreux intermédiaire entre le space-opéra ambitieux et la série B décomplexée. Moyen terme entre les deux, ce film peut même être considéré comme un modèle du genre.

Donnez votre avis sur le film !

En résumé
ecrire un commentaire sur le film
;



Récentes critiques

affiche du film
The Babysitter
2017
affiche du film
Ça
2017
affiche du film
The Black Room
2016
affiche du film
Spider-Man: Homecoming
2017
affiche du film
Okja
2017
affiche du film
Underworld: Blood Wars
2016
affiche du film
Wonder Woman
2017
affiche du film
Pirates des Caraïbes : La vengeance de Salazar
2017
affiche du film
The End
2016
affiche du film
Small Town Killers
2017

Cinemag

> Feuilleter

Concours

Sondage