Critique de film

Séance

"Ko-rei"
affiche du film
  • Genre : Thriller - Thriller psychologique
  • Année de production : 2000
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Kiyoshi Kurosawa
  • Pays d'origine : Japon
  • Durée : 1h37
  • Scénariste : Mark McShane, Tetsuya Onishi, Kiyoshi Kurosawa
  • Musique : Gary Ashiya
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  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Koji Yakusho, Jun Fubuki, Tsuyoshi Kusanagi, Hikari Ishida, Kitarou, Ittoku Kishibe, Ren Osugi, Sho Aikawa, Daikei Shimizu, ...
  • Récompenses : Prix Un certain Regard au Festival de Cannes 2001
    Prix de la Critique au Fant'Asia Festival 2001

Dans la banlieue de Tokyo, Jun et Koji forment un couple sans histoires. Une fillette est kidnappée. Sans véritables indices pour faire avancer l'enquête, la police piétine. Un inspecteur fait alors appel à Jun, car elle possède des talents de médium. Tout bascule...

Les critiques à propos de ce film

Séance - Une plongée dans la lâcheté humaine !
Par : Quentin Meignant




On s’ attend à beaucoup de choses lorsque l’on commence un film mais certainement pas à ce que Kurosawa nous a concocté dans celui-ci ! Le scénario est tout simplement incroyable et innovant. Tous les codes du genre sont ici remis en question. La mort, la vie, le bien, le mal, l’envie de gloire, la monotonie, tout cela s’entremêle en nous proposant des personnages complexes, à la limite de la folie.

Koji Yakusho et Jun Fubuki interprètent à merveille un couple que l’on croit parfait mais dont on entrevoit bien vite les faiblesses. Les visions de Junko sont déjà très impressionnantes mais quand Koji se met lui aussi à voir des choses, le film bascule dans une folie morbide.

Ce métrage nous livre le plus simplement du monde une démonstration de la lâcheté humaine et nous montre la plongée dans l’horreur de ce couple sans histoire. Contrairement à ce qu’il a fait dans Cure, Kurosawa emploie ici un montage beaucoup plus saccadé, multipliant les plans afin de mettre en évidence certains éléments du décor. Le jeu de lumière, lui, relève carrément du génie.

Le réalisateur varie l’intensité de la lumière, alterne clarté aveuglante et obscurité malsaine lors de certaines scènes dans le but de préparer, le stress augmentant, l’apparition d’un esprit. Le dénouement est tout aussi surprenant que le reste de cette œuvre : les codes y sont vraiment baffoués… mais vu le résultat obtenu, on peut vraiment s’en féliciter !

Soyons clair, il ne s’agit pas là d’un film de fantômes et encore moins d’un thriller sanglant ou haletant mais simplement d’une peinture de la société telle qu’elle est et surtout telle qu’elle sera d’ici peu : peuplée de gens qui protègent leurs cocons au détriment des autres individus.

Bref, nous avons là un modèle du genre, une œuvre pleine, envoûtante et tragique qui, hélas, n’est pas à mettre dans toutes les mains : comme pour Cure, seuls les cinéphiles avertis y trouveront du plaisir…. Mais quel plaisir !

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