Critique de film

pub

Satanico pandemonium

"Satanico pandemonium"
affiche du film

pub

Les critiques à propos de ce film

Critique de Satanico pandemonium - Un nunsploitation offensif et possédé
Par : Chroniqueurs

Par Nicore

Nous venant du Mexique, ce Satanico pandemonium verse allègrement dans la "Nunsploitation" la plus débridée, blasphématoire et maniant une certaine provocation avec un engouement communicatif.
Le script suit la déchéance d’une nonne qui est pervertie par Lucifer lui-même, au point de commettre des blasphèmes allant jusqu’au meurtre.

D’entrée, le métrage nous présente son personnage principal, Sœur Marie, dans le cadre idyllique d’une prairie où elle était en train de cueillir des fleurs jusqu’à ce qu’un homme nu lui apparaisse brusquement, la poussant à fuir et à se réfugier auprès de Marcello un jeune adolescent berger de son état. Mais l’homme va encore intervenir, cette fois-ci habillé en berger et lui proposer une pomme (en tenue d’Adam ? - ndlr). Cette première séquence, à la symbolique forte avec cette pomme qui renvoie bien entendu au fruit défendu biblique (je l’avais dit - ndlr), est suivie d’une présentation de la vie à l’intérieur du couvent où vit Sœur Marie, comprenant à nouveau des visions de cet homme et de cette pomme, notamment au cours d’un repas. Cette mise en situation permet au réalisateur de tirer une première salve sur l’église et le clergé de son pays, notamment en mettant en avant un racisme primaire qui oblige deux nonnes noires à servir les autres et à faire table à part, ce qui entraîne le désarroi et une grande lassitude de l’une d’elles, que Sœur Marie réconforte tant bien que mal.

Suite à ces visions sataniques, Sœur Marie tente de se purifier elle-même, en s’auto-flagellant et en se parant d’une ceinture hérissée d’épines autour du ventre, pour peu après être appelée au chevet d’une vache malade, ses connaissances en médecine la rendant certainement compétente en la matière. Mais là encore, elle est assaillie d’illusions où cette pomme à moitié croquée vient la narguer, l’appelant à la transgression. De retour dans sa chambre, une autre nonne lui demande de la confesser, lui avouant ainsi son amour pour elle et l’entraînant dans un ébat saphique où Lucifer viendra rapidement la remplacer. Cette première partie nous montre le personnage principal essayant quand même de lutter contre la tentation, tout en mettant en avant sa pureté et sa charité bien chrétienne qui sont peu à peu pervertis par ces apparitions du Diable qui sont de plus en plus insistantes, amenant à troubler sa quiétude, comme une splendide scène nocturne le montrera.

Car ensuite, Sœur Marie craque apparemment, s’adonnant alors à toute une série de perversions interdites, en commençant par tenter de séduire le jeune Marcello qui la repousse en s’enfuyant, avant à son tour de chercher à séduire une autre sœur venue lui demander de l’aide suite à une blessure et de se livrer à d’autres folies pour finalement le tuer lui et sa grand-mère à coups de couteau devant sa résistance. Mais Sœur Marie ne s’arrête pas là et aide la sœur noire en détresse à se suicider avant de s’en prendre carrément à la Mère Supérieure. Cette partie du métrage apporte son lot de situations sacrilèges toujours avancées sans la moindre vulgarité dans un érotisme léger axé sur la nudité du personnage principal qui, il faut bien l’admettre, se dénude bien souvent. Pourtant, l’intrigue parvient également à installer un petit suspense car, malgré ses méfaits dictés par le démon, Sœur Marie a pu auparavant s’attacher la sympathie du spectateur, nous amenant de la sorte à craindre que ces exactions soient découvertes par d’autres protagonistes, effet d’ailleurs volontairement recherché par le réalisateur qui insiste volontairement sur ces séquences tendues et angoissantes.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que le réalisateur mexicain Gilberto Martinez Solares se montre bien téméraire (surtout dans son pays très religieux) et n’’y va pas avec le dos de la cuillère pour s’attaquer frontalement et parfois à l’aide d’images évocatrices et emblématiques (la pomme bien entendu, mais également le serpent) aux institutions religieuses et se lancer dans un délire blasphématoires volontaire, décapant et osé pour suivre la fin de l’innocence de cette nonne. L’interprétation est largement convaincante, avec une jeune Cécilia Pezet complètement impliquée dans le rôle principal qui porte le métrage sur ses frêles épaules, tandis que la mise en scène du réalisateur est efficace, donnant un rythme constant à un ensemble ne connaissant pas de temps morts et profitant d’un éclairage mettant en avant des couleurs vives tranchant largement avec la noirceur des événements décrits. Les quelques effets spéciaux sanglants restent assez primaires mais pour autant probants et efficaces.

Satanico pandemonium est un digne fleuron de ce genre si spécial qu’est la "Nunsploitation", ne tombant jamais dans la vulgarité ou la gratuité pour délivrer son message sacrilège dans une ambiance jouissive et débridée.

Donnez votre avis sur le film !

En résumé
ecrire un commentaire sur le film
;



Récentes critiques

affiche du film
Ça
2017
affiche du film
The Black Room
2016
affiche du film
Spider-Man: Homecoming
2017
affiche du film
Okja
2017
affiche du film
Underworld: Blood Wars
2016
affiche du film
Wonder Woman
2017
affiche du film
Pirates des Caraïbes : La vengeance de Salazar
2017
affiche du film
The End
2016
affiche du film
Small Town Killers
2017
affiche du film
The Circle
2017

Cinemag

> Feuilleter

Concours

Sondage