Critiques/Analyses

Santa Clarita Diet - Saison 1 (2017)

9 février 2017 | Par : Damien Taymans

Les règlements de compte et petits secrets entre voisins vous manquent depuis la conclusion de la série Desperate Housewives ? Vous êtes un "mordu" des zomblards de Walking Dead ? Santa Clarita Diet devrait vous ravir ! Cette nouvelle bombe émanant de Netflix joue avec brio la carte du crossover entre ces deux univers pourtant difficilement conciliables. Bien loin des traditionnelles zom com qui prenaient déjà le pari audacieux de mêler des registres aussi antagonistes que la comédie romantique et le film de morts-vivants, la série créée par Victor Fresco (scénariste sur la série Earl qui a commencé à bosser sur Alf, ça vous forme un homme !) s’impose en maniant à merveille un sens de l’absurde rafraîchissant.

Dans l’esprit, cette première saison se rapproche de must du genre comme Shaun of the Dead ou Zombieland, à telle enseigne que le réalisateur de ce dernier se sera prêté au jeu en mettant en boîte les deux premiers épisodes. Pourtant, il ne s’agit pas tant ici de lutter contre des hordes de créatures affamées dans une atmosphère post- apocalyptique mais plutôt de s’adapter au monde et à la société tout en demeurant un zombie. Frappée par un virus d’origine inconnue, Shannon Hammond cesse de vivre et est du même coup frappée par un insatiable appétit pour la chair humaine. Taraudée par cette dalle d’enfer, Shannon ne peut plus refréner ses pulsions et, avec l’aide de son cher et tendre, passe à l’offensive sans trahir la morale. Il s’agit donc pour ces Bonnie et Clyde endimanchés de trouver des victimes idéales (entendre par là criminels notoires) pour offrir un beau gueuleton à la morte-vivante néophyte.

Dans cette quête de chair, ils sont épaulés par un jeune voisin ultra geek capable de les éclairer dans leur appréhension du phénomène zomblard, une vieille dame serbe qui possède en elle l’élément capital d’un potentiel remède (et qui se trouve être la mère du proviseur de la fille des Hammond) et leur gamine lassée par son existence routinière qui voit dans cette malédiction une échappatoire à l’assommant ronron. Mais cette diète, à l’instar des régimes Ducon du presque homonyme, possède son lot de difficultés : les tentations sont nombreuses pour l’apprentie anthropophage et les risques s’accumulent, d’autant que le voisinage est rempli de flicaillons un brin carriéristes.

Dès lors, une abondante pluie de quiproquos et de situations loufoques se déverse sur le tandem de héros qui composent un délectable duo très "buddy movie". Sauvage et violente, assurée et charismatique, Sheila "dévore tout cru" un mari dandy et empâté, timide et pacifiste. Ce couple de déséquilibrés trouve son équilibre en optant pour un compromis sanglant : agir ensemble pour tenter de maintenir un minimum de normalité à la maison. Les désopilants Hammond jouissent des traits et des talents d’acteurs de Drew Barrymore et Timothy Olyphant, tous deux hilarants en meurtriers à la petite semaine. Pour la petite histoire, les deux acteurs ont déjà eu maille à partir avec l’univers de l’horreur puisque Drew était l’une des victimes du tueur de Scream tandis que son acolyte campait l’un des serial killers de Scream 2. Coïncidence, vraiment ?

Une seconde saison de ce joyau est d’ores et déjà annoncée. En attendant, il faudra se ronger les sangs... et le reste...

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