Critique de film

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Saison de la Sorcière (La)

"Season of the witch"
affiche du film

Joan Mitchell, une femme au foyer qui frôle la quarantaine, n'est pas heureuse dans la vie. Mal mariée àun homme d'affaires taciturne, mère d'une fille de 19 ans distante et sur le point de quitter lecocon familial, Joan trompe sa solitude en s'intéressant à la sorcellerie. En effet, une cartomancienne initiéeaux techniques vaudous l'incite àse pencher sur son propre passé. Après quelques essais plus oumoins concluants, Joan estpersuadée d'avoir rencontré une véritable... sorcière !

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Les critiques à propos de ce film

Critique de Season of the Witch - Season of the bitch ouais...
Par : Gore Sliclez
Tags : Sorcellerie

Joan Mitchell, bourgeoise d’entre-deux âges, délaissée par son mari et malheureuse dans sa vie, est victime de cauchemars récurrents et étranges. Attirée par la sorcellerie elle s’adonne alors à des rituels de magie noire afin de changer et pimenter son quotidien fade de mère au foyer incomprise. Jusqu’où est-elle prête à aller ?

Quatre ans après son retentissant Night of the Living Dead (1968), George A. Romero continue donc de provoquer la société américaine à travers une nouvelle oeuvre qui dépeint une bourgeoisie américaine engluée dans un way of life conservateur et ses brebis galeuses rendues avides de sensations fortes.

Joan, sorte de Mrs Robinson (Le Lauréat vous vous souvenez ?) en moins sexy interprétée par Jan White (un iceberg la nana !), représente cette victime sociétale, aux illusions perdues, qui décide d’aller à la découverte de cette nouvelle jeune génération post soixante-huitarde désoeuvrée, plus ouverte, plus libérale en transgressant le sacro-saint mariage avec ni plus, ni moins que le compagnon de sa fille. Enième pied de nez à cette Eglise que le natif de Pittsburgh aime tant choquer.

Avec Season of the Witch, Romero reproduit les caractéristiques premières de son cinéma : bouleverser le quotidien réaliste de ses héros en les confrontant à des éléments d’horreur et de fantastique. Un changement surréaliste à sens unique et sans retour que va vivre Joan à travers des crimes salvateurs et cathartiques. Baignée dans une atmosphère à la fois onirique, mystique et de bacchanale, l’œuvre nous fait irrémédiablement penser à Rosemary’s Baby avec ces costumes aux couleurs très prononcées, ces maquillages à outrance mais aussi et surtout via ces personnages de femmes victimes d’un establishment américain machiste et réac qui les oblige à affronter la médiocrité de leur quotidien en se plongeant naïvement dans des expériences occultes et mystiques au risque de paraître ridicules. Le titre originel Hungry Wives est, à cet égard, plus révélateur...

Film subversif donc dans son propos mais hélas terriblement ennuyant dans son ensemble. En cause, des acteurs plus que moyens, des scènes d’une longueur navrante, une mise en scène laborieuse et une tension inexistante, un comble en définitive quand on sait qui se cache derrière la caméra. Un film qui, grâce à son scénario très exploitable, mériterait une seconde chance via une réadaptation plus énergique.

Critique de Season of the Witch - Le Pape se la joue petit curé !
Par : Quentin Meignant

Quatre ans après avoir secoué le monde avec une petite production zombiesque intitulée La nuit des morts-vivants qui avait véritablement lancé sa carrière, George A. Romero revint à ses premières amours, le cinéma de genre, après avoir fait un petit détour passé inaperçu par le drame (There’s always Vanilla). Season of the witch constituait donc le deuxième métrage horrifique du pape des zombies qui, ici, s’attaquait à une mythologie toute différente : celle des sorcières. Doté d’un titre assez parlant, le film narre l’histoire de Joan Mitchell qui habite un pavillon bourgeois de la banlieue de Pittsburgh.Femme au foyer entre deux âges, elle étouffe et cherche un sens à son existence entre un mari qui la délaisse et une fille qui ne pense qu’à s’envoyer en l’air. Hantée de terribles cauchemars, elle se demande si ces derniers sont le produit de sa frustration ou s’ils auraient à voir avec un pouvoir de sorcière latent chez elle…

Cette réalisation peu courant dans le chef du maître des zombies commence sur les chapeaux de roues. Tension palpable et surréalisme haletant plantent en effet le décor lors d’une séquence d’ouverture parfaitement rythmée, dotée de surcroît d’un score torturé des plus efficaces. Se révélant être l’un des fameux cauchemars de l’héroïne, cette scène offre d’entrée un certain degré de crispation appréciable, transformant la pellicule en quelque chose de poignant et troublant. Visiblement content de son effet de style,Romero réitère l’expérience, ce qui vaut à la tension d’encore monter d’un cran avant de… s’effondrer comme un château de cartes sous l’impulsion d’ellipses trop présentes. Malgré un aspect formel particulièrement dérangeant, ces séquences endossent dès lors un aspect brouillon et irréfléchi.

Cet aspect se décline alors sous différentes facettes, toutes plus hallucinantes les unes que les autres : de relations conflictuelles mornes en dialogues d’une platitude extrême, Romero ne parvient pas à faire évoluer son œuvre vers un quelconque objectif horrifique, se bornant au contraire à mettre en scène de vaines séquences. Malgré un hommage très poussé au Rosemary’s Baby de Roman Polanski (hommage explicite, mais aussi implicite par le biais des costumes et du maquillage), Season of the Witch fait preuve d’un manque de rythme aigu. Dès lors, le caractère un tant soit peu subversif de l’œuvre se retrouve noyé dans un melting pot d’aberration filmiques et scénaristiques hors du commun. Arythmique de bout en bout, le métrage prouve encore toutes ses limites lors d’un final certes original mais pas percutant pour un sou.

Ennuyeux, handicapé par un jeu d’acteurs désastreux, Season of the Witch ne se donne jamais les moyens d’une quelconque réussite. D’un propos intéressant et d’une entame très réussie, Romero n’est jamais parvenu à tirer le maximum, la faute à une intrigue insignifiante et inutile, et à un caractère brouillon hors du commun. Heureusement, le Pape des Zombies est très vite retourné à ses vraies premières amours…

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