SPIDER-MAN NOIR

9 novembre 2011 | Par : Damien Taymans |

Titre Spider-man noir

Sous-titre Les illusions perdues

Scénario David Hine et Fabrice Sapolsky

Dessins Carmine Di Giandomenico

Année 2009

Editeur Panini Comics

Année d’édition 2010

Note 8/10

Résumé

New York City, 1933. En pleine crise économique, la misère s’affiche partout. La corruption aussi. Il n’est alors pas évident, quand on est journaliste, de faire correctement son boulot. Ben Urich ne le sait que trop bien. Son rayon de lumière dans cet univers sombre : Peter Parker, qu’il va prendre sous son aile, pour le former mais aussi profiter de sa colère contre le système. Urich n’a plus la force d’avoir cette colère, il n’a plus la force de s’opposer au Bouffon, Norman Osborn, mafieux réputé et respecté. Mais là où il y a un bouffon, il y a toujours eu un homme-araignée à le pourchasser…

A l’origine, un projet soumis à Marvel en 2007 par le Français Fabrice Sapolsky, fondateur et rédacteur en chef de la revue Comic Box. Depuis est née la collection Marvel Noir, sorte de croisement entre l’univers super-héroïque américain et le monde du polar dont les tricolores furent les premiers maîtres. La série Spider-man noir illustre à la perfection cette osmose héroïco-policière : limitée à quatre épisodes, celle-ci met en scène dans les années 30 une version alternative de Peter Parker. En soi, la mythologie n’a pas bougé d’un iota : le jeune homme est toujours orphelin, ses pouvoirs lui viennent suite à la morsure d’une araignée (bien que la thèse de la radioactivité cède sa place au mysticisme africain) et l’homme cagoulé (le costume rapiécé est un patchwork de l’uniforme de soldat de son oncle assassiné) tente de remettre de l’ordre dans la cité corrompue jusqu’à l’os.

Au moment même où un certain Adolf contre toute attente s’installe dans le siège de chancelier, Peter Parker fait ses premières armes de journaliste et découvre le règne de la perversion et de la débauche qui gangrènent chaque pavé new-yorkais. Les scénaristes David Hine et Fabrice Sapolsky créent une œuvre particulièrement en phase avec son époque ; la New York nocturne est à l’image de celle des lendemains de la Grande Dépression se consumant entre les idéologies militantistes utopiques des socialistes et communistes déjà réprimés et les responsables politiques qui profitent de la misère des prolétaires pour imposer leurs conceptions. Norman Osborn, alias le Bouffon Vert, symbolise l’insidieux cancer qui ronge la Sin city. Dans ce déluge de violences et de corruption se lèvent un journaliste du Daily Bugle et le mystérieux Spider-Man qui endosse plutôt le rôle de pourfendeur du vice que de défenseur de la veuve et de l’orphelin.

Spider-man noir amorce avec réussite cette série de polars super-héroïques. De là à ce que la cohabitation avec les X-men, également détournés pour les bienfaits de la collection, tourne à l’euphorie, il faudra certainement patienter...

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