Critique de film

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Ruins (The)

"The Ruins"
affiche du film

En vacances au Mexique, une bande de copains s'aventurent dans un périple imprévu qui les éloigne petit à petit. Au coeur de la jungle, ils réalisent qu'un danger se rapproche de façon imminente...

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Les critiques à propos de ce film

Critique de The Ruins - Pourquoi des plantes ? Car... nivores !
Par : Gore Sliclez
Tags : Végétaux tueurs

Détenteur en 2006 du prix du meilleur court-métrage au festival de Sundance avec Bugcrush, Carter Smith nous revient avec le film d’horreur inspiré du best-seller de Scott Smith The Ruins, genre qu’il n’avait pas encore abordé jusqu’alors.

Quatre jeunes touristes partent à la recherche d’un temple maya inconnu du grand public et se retrouvent encerclé au pied du temple par des locaux n’hésitant pas à descendre le premier qui tenterait de s’échapper. Obligés alors de rester au sommet de la pyramide maya ils découvrent que le sanctuaire est recouvert de plantes carnivores…

Dès les premières minutes on retrouve évidement les éternels clichés du genre avec les pépées bien roulées, les beaux gosses de chez 3 Suisses tous égarés dans un lieu inconnu et dans l’impossibilité d’appeler des secours.

Originalité du scénario cependant : le monstre végétal rampant et amateur de chair fraîche. S’infiltrant dans le moindre orifice (du calme c’est pas un Marc Dorcell version bobo hein), la plante semble comme douée d’une intelligence prédatrice, capable également de reproduire des sons (si, si) ou de s’emparer du moindre cadavre. Le résultat, pour peu que l’on rentre dans l’histoire, est efficace et offre des scènes étonnantes et repoussantes. Amputations, mutilations et, mmmmh on y revient, pénétrations sont au programme de ce The Ruins classique dans la trame narrative (on pense d’ailleurs souvent au paradis terrestre de Turistas), parfois faussement naïf (« Cinq américains qui se perdent ça se remarque quand même ») mais terriblement efficace par moment via une tension permanente due en partie à cet ennemi inconnu et sournois d’un nouveau genre.

Paradoxalement, dans ces décors paradisiaques , une nouvelle fois l’enfer n’est pas loin pour ces beaux gosses d’une génération américaine dorée, insouciante, arrogante et trop sûre d’elle interprétée ici par des acteurs confirmés de la scène américaine : Jonathan Tucker déjà vu dans The Texas Chainsaw Massacre 2003, Jena Malone dans Into The Wild ou encore Laura Ramsey dans Venom.

The Ruins ne s’écarte pas donc pas trop de ses nombreux rivaux du genre, proposant les mêmes ingrédients rentables du box office mais présente néanmoins un suspens efficace, des scènes d’un gore parfait et au final un film sympa qui mérite le coup d’œil.


Critique de Les ruines - Les ruines ne cassent pas la baraque !
Par : Quentin Meignant

Carter Smith... jamais entendu parler... C’est sans doute ce que vous entendrez sortir de la bouche des amateurs de cinéma de genre en parlant de The Ruins. Evidemment puisqu’il s’agit du premier film du réalisateur originaire du Maine, patrie de Stephen King...

Hélas, au contraire du Maître de l’horreur, Smith n’est nulle part, comme quoi le talent ne s’improvise pas ! Un peu brut de décoffrage ce début d’article, sans doute ? Certainement mais il faut bien dire qu’il y en a marre de se taper les séries Z déguisées en grandes productions d’Hollywood !

Il y en a marre, tout simplement parce que, sous des artifices on ne peut plus efficaces, on se retrouve devant un néant incommensurable tant au point de vue scénaristique que formel. C’est exactement ce que reflète ce The Ruins, sans doute victime de son temps, une époque où il ne fait pas bon vivre pour les amateurs de frissons !

Dès l’entame du film et une scène pseudo-angoissante à la mords-moi-le-noeud, on a tout de suite compris que l’on a à faire à un métrage hollywoodien de seconde zone, juste bon à truster les accessits au box-office !

En effet, Smith nous pilonne directement avec une scène où une femme beugle sans raison, se fait visiblement mettre à mort (même pas vu !) et enchaîne par une situation tout à fait normale à la piscine d’un hôtel.

C’est alors que nous découvrons deux jeunes couples américains et leur nouvel ami allemand bien ancrés dans les préoccupations de ce siècle, c’est-à-dire boire, baiser et faire la fête jusqu’au bout de la nuit...

Jusque là, super, cela veut dire que l’on va voir des jeunes américains désinvoltes à la American Pie se faire démembrer, désosser et peut-être même bouffer, ce qui est loin de nous déplaire. Sans doute de quoi surpasser un Turistas qui nous avait largement laissé sur notre faim...

Mais justement, le problème est sans doute là... Comment faire marcher un film en salles ? En édulcorant un peu le propos, en ne montrant que ce qui est montrable à la majorité des spectateurs, bref, en évitant l’interdiction aux moins de 18 ans.

Et c’est justement là que se situe le problème : après nous avoir montré de superbes décors tirés de paysages que l’on ne peut imaginer, nous, occidentaux, et nous avoir fait rêver de ce Mexique sauvage et hors du temps, Smith ne nous propose que quelques Mayas habillés comme... des Allemands en vacances ET, ô merveille, une pyramide avec des plantes carnivores !

Malgré tout, il est certain que si la qualité est présente, ces ingrédients auraient sans aucun doute de quoi charmer pas mal de gens, sans doute aventuriers dans l’âme (Je vous rassure, j’étais le premier séduit par les décors !).

Malheureusement, il n’est nullement question de qualité dans ce métrage. TOUT, du début à la fin respire le déjà-vu, le formatage hollywoodien en quelque sorte... Après dix minutes, pour peu qu’on s’y connaisse un brin, on sait déjà dire qui va survivre, qui va mourir et peut-être même comment, pour les plus doués...

Un canevas classique accompagné d’acteurs vraiment minables, avouons que ce ne sont pas là les ingrédients d’un bon film. Jena Malone et Laura Ramsey constituent en tout cas à elles deux tout ce qu’il ne faut pas faire en tant qu’actrices de films d’horreur.

Se prenant pour des Scream Queen, elles n’arrêtent pas une seule seconde de se morfondre et de nous casser les oreilles par leurs cris incessants. Sans doute Smith y trouvait là une manière (bien à lui) de faire monter un stress inexistant !

Bref, hormis la belle photographie et une toute petite scène choc (la mort d’un enfant), Les ruines ne cassent vraiment pas la baraque et l’on peut clairement se demander ce que ce film fait au cinéma tandis que d’autres, de très bonne qualité, végètent carrément pour une sortie en DVD ! Film à éviter !


Critique de The Ruins - D’un ennui... mortel.
Par : Romain Mollet

Il existe des histoires qui, sur le papier, sont passionnantes. Il n’est pas rare que ces dernières soient adaptées au cinéma d’ailleurs... mais la réussite n’est pas pour autant au rendez-vous. C’est sûrement ce qui a dû arriver au best-seller de Scott B. Smith (déjà auteur de Un plan simple et de sa version cinématographique) malgré le fait que ce dernier se soit chargé de l’adaptation.

Mais alors, quel est le problème de cette histoire où une bande de jeunes sont échoués sur les ruines mayas (en pleine jungle mexicaine) qu’ils ont voulu visiter ? Assurément, il se nomme Carter Smith.
Avec ce sujet pourtant intriguant, traitant de la survie dans un milieu hostile et quelque peu étrange (en effet, les plantes de cet édifice sont vivantes et veulent juste pénètrer dans la peau de nos héros), Smith préfère insister sur la souffrance vécue par les protagonistes plutôt que de se préoccuper de "l’horreur". Bonne idée, mais malgré quelques scènes vraiment éprouvantes bien que trop courtes pour être appréciées (citons entre autres une scène de sectionnement), il faut reconnaitre que l’ensemble manque cruellement d’âme.

Non seulement il s’avère parfois ridicule (une scène où les deux héroïnes stéréotypées, campées par Jena Malone et Laura Ramsey, partent à la recherche d’un portable tombé dans le fond des ruines et - oh surprise !), mais en plus, le réalisateur semble ne rien faire pour tenter de captiver le spectateur au-delà de ces artifices maladroits. Oui, Les Ruines se révèle être ennuyeux à mourir, dans le sens où il n’a rien d’autre à montrer que de beaux paysages (et ce grâce à une photographie impeccable) et des acteurs (excellents au passage, bien que leurs rôles soient assez clichesques par moments) qui passent leur temps à crier et s’enfermer dans la peur. C’est dommage, avec un peu de volonté Smith aurait pu rendre le tout dérangeant et mettre le spectateur réellement mal à l’aise... mais la seule envie qu’éprouve ce dernier, c’est de voir enfin la fin de ce film qui ne décolle vraiment jamais. Pas même par la délicate bande originale de l’excellent Graeme Revell.

Un malheureux ratage pour un sujet qui était pourtant intriguant... On aurait aimé souffrir en même temps que nos protagonistes, mais l’ennui règne malheureusement durant toute la durée du métrage. Ce qui est dommage, car Carter Smith avait d’excellents atouts pour donner une réussite. Tant pis !


Critique de Les Ruines - La pyramide a les crocs
Par : Samuel Tubez

Une série B horrifique mettant en scène des jeunes coincés au sommet d’un temple maya, ça n’a pas l’air absolument dément au premier abord. Pourtant, ajoutez-y une plante carnivore envahissante et une belle dose de cruauté et vous obtenez Les Ruines, un thriller horrifique du plus bel effet.

Durant leurs vacances à Cancun, une bande de jeunes américains (et américaines, forcément) font la connaissance de Mathias, un touriste allemand dont le frangin est parti visiter l’intérieur d’une pyramide maya. Sans nouvelle de lui, Mathias a prévu d’aller le rejoindre et c’est ainsi que toute la bande de jeunes touristes, s’ennuyant ferme au bord de la piscine de l’hôtel, décident de partir à l’aventure. Une fois arrivés sur place, une tribu fait irruption et force la bande à demeurer sur la pyramide auprès d’un prédateur encore plus terrible qu’une poignée de locaux armés et vindicatifs…

Démarrant mollement, Les Ruines parvient néanmoins à surprendre dès l’arrivée de ses protagonistes sur ces vestiges d’une autre civilisation littéralement recouvertes d’une curieuse plante carnivore. Car le vrai prédateur du film et par extension son intérêt principal c’est bien cela : un dangereux végétal aux vertus étonnantes (drôle et à la fois terriblement inquiétant cette attitude à reproduire des sons !) pouvant s’introduire dans un organisme vivant et y pomper tout son sang. Omniprésent à l’image car faisant partie du décor (signalons au passage la superbe photographie signée Darius Khondji), le monstre du film acquiert ainsi une dangerosité inouïe et une aura diablement pernicieuse, car s’il est présent dès les premiers pas des touristes sur la pyramide, son agressivité est quant à elle distillée goutte à goutte. Du coup, les attaques n’en sont que plus étonnantes (sans compter qu’elles sont bien craspecs). Le scénario, écrit par l’auteur d’Un plan simple, sans être incroyable, demeure très efficace en privilégiant l’attente et la folie gagnant peu à peu ses personnages plutôt que les effets de trouille et les sempiternelles poursuites dont les survivals nous rassasient habituellement. Et pour finir, les acteurs sont impeccables, Jonathan Tucker (Massacre à la tronçonneuse, Otage) et Jena Malone (qui avec ses faux airs de Mary-Louise Parker a tout pour plaire) en tête, ce qui est appréciable et finalement pas si courant que cela pour ce type de production.

Les Ruines est une des bonnes petites surprises sortie sur nos écrans en 2008. Ce petit thriller horrifique et exotique bénéficiant d’un traitement à l’ancienne n’innove certainement pas et met une fois de plus une bande de jeunes insouciants face à l’innommable mais son atmosphère et l’omniprésence de son prédateur végétal s’avèrent au final des plus efficaces.


Critique de Les Ruines - Le petit guide du phytophobe
Par : Damien Taymans

Au moment même où l’Irish Breathnach mettait en garde contre les amanites phalloïdes, Carter Smith transpose sur grand écran le roman de Scott B. Smith adapté par ce dernier et diabolise d’autres végétaux létaux. Suivant le périple exotique d’une poignée d’Américains qui s’emmerdent ferme en terres mexicaines, Les ruines s’extrait de ces poncifs scénaristiques communs à de nombreux films de djeunz pour réaliser un double exploit. Celui de prendre le contre-pied de ses contemporains en évitant la plongée de ses proies faciles mille fois rebattue dans les couloirs labyrinthiques d’un lieu baigné d’obscurité et celui, paradoxalement, de parvenir à mariner l’ensemble d’une atmosphère anxiogène relevant d’un procédé séculaire : la peur de l’inconnu.

Les plantes vengeresses bénéficient ainsi d’une totale impunité et procèdent en plein jour à leur entreprise destructrice sans jamais qu’un verbiage pseudo-scientifique ne vienne éclairer un mystère dont tout le monde se contrefout. L’essentiel de l’intérêt de l’œuvre résidant justement à cloîtrer les cinq victimes peu consentantes en extérieur sans qu’aucune échappée ne soit envisageable (les foutus portables ne captent aucun réseau, même pas SFR et des guérilleros campent jour et nuit au pied du temple maya armés de mitraillettes et de couteaux aztèques). Dès lors, les tiges grimpantes et rampantes s’esbaudissent de leurs tours fanfarons (- Comment tu fais super bien la sonnerie du portable, toi ! – Merci, je sais) et attendent patiemment que leurs proies toutes fraîches s’assoupissent pour investir et parasiter leurs corps via l’interstice de leurs plaies béantes et par les orifices chers aux oto-rhino-laryngologistes de France et de Navarre. Carter Smith transcende le peu de scènes gore en les transformant en boucheries eighties en bonne et due forme qui voguent tendrement entre amputation à l’ancienne et éviscération au couteau de chasse.

Des épanchements sanguinolents en guise de récompenses face à de (trop) longs temps morts qui parasitent une intrigue par essence inerte. Péloche bien torchée et souvent convaincante, Les Ruines s’attèle à se distancier des effets classiques pour s’imposer dans sa propre catégorie, peu représentée, celle des films de plantes tueuses qui se passent au Mexique.

Commentaires sur le film

Pas ruiné...

3 etoiles

PErsonellement, je ne serai pas aussi méprisant envers ce très sympathique film, j’ai beaucoup apprécié la teneur de l’horreur tenant plus de la folie que de la peur, l’interprétation est de ce fait très interessante. Niveau horreur, le monstre se fait discret, ce qui participe bien à la subjectivité, on est donc loin d’un massacre façon slasher mais on embraye intelligement vers un The Hole plus soigné et mieux écrit. Le film est parsemé d’imperfection, certes, mais il est bien plus qu’un petit film d’horreur ennuyeux.

10 novembre 2008 à 12:11 | Par Isokilla

4 etoiles

11 février 2009 à 02:02

4 etoiles

Un huis clos à ciel ouvert correctement mis en forme.

16 février 2009 à 18:02 | Par killg
A quand un numero 2 ou 0

5 etoiles

coups de coeurCoup de coeur !

Bonjour,

Après avoir vu, The Ruins, je me suis demandé si un numéro 2 était sorti. J’ai alors cherché sur le net.
Mais non pas de suite. Par contre tout le monde le compare a Turista.
J’ai alors regardé Turista.
C’est vrai qu’il y a des bases identiques :
des touristes
dans un pays étranger
inconscient naif et gentil (un peu con ou jeune)
vont dans un endroit inconnu
et meurent... ou pas... ou si...

Cependant la grosse différence entre les deux est l’aspect fantastic irréel et "mystique" de the ruins.
Alors que Turistas est plus concret, plus réaliste en dénonçant le trafic d’organes.

J’ai bien aimé Turistas.

Mais j’ai adoré The Ruins certes ce n’est pas le plus grand film du monde mais
l’ambiance, le huit clos à ciel ouvert (deuxième moitié du film), la plante (j’ai peut être été trop marqué

3 avril 2009 à 15:04 | Par lauretalex
yo

0 etoiles

ne naime pas

14 mai 2010 à 16:05

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