Critique de film

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Ronal the Barbarian

"Ronal barbaren"
affiche du film

Ronal the Barbarian est un film d’animation qui suit un jeune guerrier doté d’une faible estime de soi, le total opposé de tous les autres guerriers de son village. Cependant le sort veut que c’est sur ses frêles épaules que tombe la survie de son peuple, quand le maléfique lord Volcazar effectue un raid sur le village et kidnappe tous les barbares... excepté Ronal, qui est alors obligé de se lancer dans une quête pour libérer son clan. Accompagné de compagnons rencontrés sur la route - l’obséquieux barde Alibert, la walkyrie bombasse Zandra et le ranger nain métrosexuel Elric -, Ronal va devoir surmonter mille épreuves périlleuses pour réaliser sa mission...

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Les critiques à propos de ce film

Critique de Ronal the Barbarian - La honte des Barbares
Par : Damien Taymans
Tags : Animation, BIFFF 2012

Dans un monde où les rues sont pavées de crânes et où la musculature est l’attribut indispensable du guerrier viril, Ronal fait office de casse-croûte pour le commun des Barbares. Et l’infâme Volkazar, prétendant sérieux à l’axe du mal, n’a dès lors plus qu’à attendre la fin de leur festin bien arrosé pour les enlever dans un raid éclair. Le seul à échapper à la razzia est Ronal qui devient le seul espoir de sa tribu et qui décide de monter une équipe de choc pour la contre-attaque : Alibert, un barde versé dans l’epic-metal, Zandra, castagneuse maso, et Elric, l’elfe métrosexuel.

Né d’une photographie du groupe de métal Manowar (chapajeros de cuir et ficelle à la raie), Ronal est une sorte de héros lambda de l’univers Disney baigné trop longuement dans la marmite de Picha. Dans le monde mythologico-féérique de Ronal, les Barbares se tartinent d’huile, les Orques sont piercés de la tête aux pieds et les Amazones sont des bombasses un brin nymphos. Partant de ce constat, le récit chevauche gaiement le genre heroïc fantasy, la dark fantasy et les jeux de rôles, piétine le chantre de Tolkien et flanque au passage une rouste dans les valseuses à Conan le Cimmérien. Réduits à l’état de caricatures, les personnages remodelés virevoltent de taverne en château, taillent le bout de gras avec un oracle à deux doigts de la tombe, affrontent les éléments déchaînés, résistent aux tentations sous-ventrales les plus aiguës, tout en défiant à tour de bras le grand Zaal à la gloire de qui Volkazar ambitionne de sacrifier tous les fils de Crane pour obtenir sa résurrection.

Techniquement correct, Ronal the Barbarian se distingue surtout par sa manière de se situer toujours au-delà de la ligne de touche. Faussement irrévérencieux mais vraiment cool, cet animé parvient à arracher quelques rictus timides mais suffisants.


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