Critique de film

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Roi des Zombies (Le)

"The King of the Zombies"
affiche du film

Durant la Seconde Guerre mondiale, un avion s'écrase sur une petite ile. Les passagers rescapés sont accueillis par le Dr. Sangre, un savant nazi qui pratique la sorcellerie vaudou pour réveiller les morts.

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Les critiques à propos de ce film

Critique de Le roi des zombies - Yarbrough est plutôt roi de l’humour !
Par : Quentin Meignant
Tags : Zombies

Jean Yarbrough n’est pas le cinéaste le plus connu du siècle passé, c’est un fait certain. Ce grand nom du cinéma des 40’s, qui compte à son actif plus d’une centaine de métrages (dont les plus connus sont Le roi des zombies et The Devil Bat, avec Bela Lugosi), n’est pas parvenu à faire passer son nom à la postérité .

Ecrasé par des personnages emblématiques tels que Halperin pour les zombies ou encore James Whale pour le fantastique, le réalisateur américain n’a laissé que fort peu de traces. Et pourtant, cet artisan des prémières heures du cinéma de genre fut notamment nominé aux Oscars en 1942 (dans la catégorie meilleure musique) pour Le roi des zombies, chose dont même Halperin (White Zombie, La révolte des zombies), alias le père fondateur des zombies à l’écran, ne peut se vanter !

Ce n’est donc pas vraiment une surprise de voir le métrage de Yarbrough redistribué aujourd’hui par la Bach Films, société qui se spécialise décidément dans la sortie DVD de films considérés à l’époque comme de véritables petits trésors mais qui, petit à petit, sont tombés dans l’oubli.

Il faut bien avouer que si l’on se base sur les prémices de l’aventure, on comprend mieux cet oubli : un crash d’avion très mal mis en scène fait la démonstration de tout ce qu’il ne fallait pas faire dans un film de cette époque. Le mauvais jeu des acteurs ajouté au montage exécrable de l’ensemble rend la première scène totalement incompréhensible et pénible à suivre.

Ce n’est heureusement pas le cas du reste du métrage, rendu joyeux par le ton léger qu’a choisi de lui donner Yarbrough. En créant le personnage de Jeff Jackson, petit larbin afro-américain trouillard et insignifiant, le réalisateur distille de merveilleux dialogues.

Servis à merveille par le formidable jeu de Mantan Moreland, ces derniers sont un véritable délice, représentant véritablement les finesses de l’humour de l’époque. Sans aucune lourdeur, le personnage parvient à dérider les spectateurs et à faire passer l’intrigue au second plan, le seul but étant de nous faire rire afin de couvrir le manque d’action.

C’est ainsi que Yarbrough parvient à maintenir l’intérêt jusqu’à la fin d’un film qui apporte, dans le fond, bien peu au monde des zombies : Jeff permet de faire oublier les lenteurs et le manque d’efficacité de l’ensemble et à transformer le tout en une comédie où l’on attend le gag suivant.

Car, hormis ces traits humoristiques parfaits, l’action en elle-même est morne et sans aucun intérêt. Les zombies inspire très franchement pitié, tandis que le diabolique Docteur Strange (Oui, comme dans les Marvels) n’a rien de bien impressionnant tant le jeu de l’acteur l’incarnant (Henry Victor) est pompeux et trop stéréotypé.

Bien sûr, le sympathique ensemble jouit de quelques coups d’éclat mais le marasme général de l’oeuvre n’inspire pas franchement l’enthousiasme. On peut néanmoins compter sur certaines finesses dans les sonorités et autres jeux de lumière, étrangement mis en parallèle, pour susciter un certain intérêt : une cloche sonne, une bougie s’éteint, deux cloches sonnent, deux bougies s’éteignent,...

Cette qualité de mise en scène n’est hélas pas présente tout le temps et c’est d’ailleurs à cause de l’abus de défauts scéniques que le final mis en place par Yarbrough paraît insignifiant et de piètre qualité. Même si certaines grandes idées (le racisme) sont (d)énoncées à demi-mots, le film laisse alors un petit goût de trop peu pour ce qui s’avère être un classique du genre.

Bref, Jeff nous aura bien fait rire, à l’inverse des zombies de Yarbrough. Ni drôles, ni effrayants, ces derniers ne resteront pas gravés dans les mémoires. On comprend dès lors mieux pourquoi ce film résida si longtemps dans les oubliettes du cinéma de genre... Néanmoins, les véritables fanatiques s’y retrouveront avec l’impeccable prestation de Mantan Moreland, chose non négligeable qui rend le film éminemment symptahique.

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