Critique de film

Rise

"Rise: Blood Hunter"
affiche du film
  • Genre : Horreur – Vampires
  • Année de production : 2007
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Sebastian Gutierez
  • Pays d'origine : USA
  • Durée : 1h32
  • Scénariste : Sebastian Gutierez
  • Musique : Nathan Barr
  • [
  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Lucy Liu, Carla Gugino, Michael Chiklis, James D’Arcy
  • Récompenses : Aucune

Une journaliste se réveille transformée en vampire dans une morgue. Elle se lance à la recherche du vampire responsable de son état pour se venger.

Les critiques à propos de ce film

Rise - Rise-ible…
Par : Damien Taymans


Sebastian Gutierez, réalisateur inspiré pour Judas Kiss relégué depuis peu aux scénarios de daubes commerciales à souhait (Gothika, Des serpents dans l’avion) reçoit le privilège hollywoodien de se voir confier la réalisation de Rise, un film tout droit sorti de la boîte Ghost House de Sam Raimi. Apparemment fier de son parcours et de son savoir-faire, Gutierez compote réinventer le mythe vampirique en lui donnant une approche nouvelle.

En termes de nouveauté et d’innovation, le réalisateur n’est pas en reste. Il décide d’abandonner tous les clichés du genre et ne pas utiliser les éléments qui composent traditionnellement les films traitant des suceurs de sang : ail et crucifix sont laissés au placard, sous le prétexte que ceux-ci prêtent plus à rire qu’à effrayer. Néanmoins, il est tout de même le seul à avoir osé nous proposer un film de vampires où les protagonistes n’ont pas de crocs… Chapeau l’ami ! Nos pauvres créatures se voient contraintes d’écorcher la peau de leurs victimes à l’aide d’un ustensile tranchant (colifichet fort joli ma foi). En retirant des éléments censés faire rire, Gutierez éradique une contrainte indispensable et prouve déjà son incompétence en la réalisation de films d’horreurs.

D’autant que Rise est à des années-lumière du genre horrifique. Du début à la fin, nous suivons les tribulations d’une jeune vampire qui n’a qu’un leitmotiv : se venger de ceux qui l’ont transformée. Se situant plus du côté de Blade que de Dracula, le film n’est même pas capable de soutenir le niveau d’action du premier cité. Le rythme est digne d’un épisode de La petite maison dans la prairie et les rares scènes un peu plus actives tombent à plat tant l’ambiance ne prête pas à ce genre d’explosions d’adrénaline.

D’ambiance à franchement parler, il n’y en a pas. Souhaitant installer un climat de mystère et de ténèbres, Gutierez passe complètement à côté de son sujet et ne parvient en fin de compte qu’à mettre sur le tapis une énième sous-production de bas étage. Pire, Gutierez (qui porte la double casquette de réalisateur et de scénariste) ose même parler de complexité de l’œuvre parce qu’il a introduit des flash-back tout à fait inutiles, pièces d’un puzzle dont la moitié des éléments se sont égarées en route. Point d’histoire, point de dialogues attrayants, point d’action, une ambiance débridée, voilà tout ce que le pseudo réalisateur a à nous offrir.

Si la silhouette de la sublime Lucy Liu et de sa comparse Carla Gugino (compagne du réalisateur) n’étaient pas là pour rehausser l’intérêt que nous portions au film, celui-ci aurait filé droit aux oubliettes et n’aurait même pas mérité qu’on y colle tant de mots…

Reste que Gutierez va réitérer pour le remake de The Eye, signé par les Français David Moreau et Xavier Palud (réalisateurs de Ils) pour lequel il signera le scénario. Espérons que les deux comparses auront prévu une tonne de tipp-ex pour supprimer les erreurs du fantoche.

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