Critique de film

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Revanche du Sacristain Cannibale (La)

"La Revanche du Sacristain Cannibale"
affiche du film

Mais pourquoi donc, le sacristain d'Obaix a-t-il dévoré son père, sa mère, une quantité de dames et son chat ? Joseph Charles, sacristain d'une petite commune située en Europe francophone, a perdu son épouse dans des circonstances plus que mystérieuses. Mourante, elle lui a laissé un enfant que le sacristain a légué à une œuvre de bienfaisance. Vivant seul depuis la disparition de sa femme, le sacristain ne parvient plus à gérer le quotidien de sa pauvre existence. La sacristie est devenue une véritable grange à bouc et les tâches ménagères, insurmontables. Joseph passe donc une annonce dans le village pour engager une femme de ménage. Le sacristain a également reçu un livre sur les recettes du cannibalisme que lui a offert le cinéaste de l'absurde Jean-Jacques Rousseau. Tout se mélange dans son esprit malade. Il décide de mettre en pratique les enseignements du bouquin. Le besoin étrange de dévorer l'être aimé le poussera au paroxysme de l'horreur.

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Les critiques à propos de ce film

Critique de La revanche du sacristain cannibale - Désenchanté
Par : Damien Taymans

"OFFRE D’EMPLOI Si vous avez entre 19 et 50 ans, adressez-vous au sacristin derrière l’église." Une annonce grossièrement clouée sur le tronc d’un arbre dans le village d’Obaix intrigue les passant(e)s qui se rendent dans la petite cour jouxtant l’église dans l’espoir de trouver un emploi à la hauteur de leurs ambitions. Benoît, le serviteur du sacristain, sorte de Quasimodo en survet’, accueille les prétendantes qui serviront invariablement l’appétit carnassier du sacristain. Ce dernier, marqué par la mort mystérieuse de son épouse dont le portrait orne l’un des murs de son 15m², verse dans la folie depuis la découverte d’un livre décrivant des rituels et des recettes cannibales.

Philippe Otlet (La mécanique du rasoir, Fuyons les monstres) interprète avec folie le sacristain en question, déclamant des vers en latin avant de fondre sur ses victimes et de les étrangler pour ensuite les transformer en méchoui. Contrairement à ce que pourrait induire le titre, le gore est pratiquement absent de ce conte sadique construit selon une dynamique cyclique calquée sur les schémas narratifs complexes de la plupart des récits introduits par l’intemporel "Il était une fois". La dimension temporelle n’existe plus : jour et nuit se confondent, le temps se traîne, ne se permet quasiment aucune ellipse, revient inéluctablement à son commencement selon une mécanique d’une précision millimétrique. Accueil des ménagères en devenir, épreuve du cirage des chaussures, lecture de quelques lignes de la Bible du cannibalisme, meurtre de la proie solidement enferrée sous le regard de l’abominable valet. De quelques dialogues et gestuelles ritualisés naît une indicible horreur, destinée à se répéter inlassablement.

Entêtant, à l’instar des psaumes ânonnés par le personnage-titre et la musique grisante composée par Frédérique Rousseau, La revanche du sacristain cannibale irrite tout autant qu’il fascine, heurte la sensibilité de l’esthète cinéphilique et parallèlement hypnotise le néophyte. Rappelant à quelques moments le cinéma de Roland Lethem, ce moyen métrage (45 minutes) signé Jean-Jacques Rousseau atteste du goût de son créateur pour le macabre et la bizarrerie pelliculée.


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