Critique de film

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Retreat

"Retreat"
affiche du film

Retreat suit Kate et Martin, un couple qui tente d’échapper à une tragédie personnelle en se réfugiant sur une île. Alors qu’ils tentent de se reconstruire, leurs tentatives sont gâchées par l’arrivée d’un homme souffrant d’un mal mystérieux, qui, paraît-il, ravage l’Europe. Mais peut-on réellement faire confiance à un inconnu lorsque l’on est coupé du Monde ?

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Les critiques à propos de ce film

Critique de Retreat - Les Feux de l’amour, 28 jours plus tard
Par : Seb Lecocq
Tags : PIFFF 2011, BIFFF 2012

Pour son premier long métrage en tant que scénariste et réalisateur, Tibbetts s’attaque au cinéma de genre par une des pentes les plus ardues. Celle de la paranoïa et de la folie contenue. Retreat, c’est en fait l’histoire d’un couple en crise qui part se ressourcer et tenter de sauver ce qui peut encore l’être dans une maison isolée sur une île tout aussi isolée au large de l’Angleterre. Le couple vit sa vie autant que faire se peut lorsqu’un soldat inconnu déboule et leur annonce qu’une menace toxique a décimé tout le monde et que leur seule chance de survie est de rester enfermés, tous les trois, à l’intérieur de la maison où toutes les tensions vont s’exacerber. Le style de film qui appartient au sous-genre de l’invasion familiale et dont les plus fiers représentants sont le Théorème de Pasolini et le Visitor Q de Takashi Miike. Tibbetts s’attaque donc à du lourd.

Le film démarre plutôt bien avec son couple en crise crédible et porté par le duo Cillian Murphy / Thandie Newton qui parvient à donner de la profondeur et de la force à ce couple dont on comprend tout de suite les tracas et le désarroi. La mise en scène est efficace et le réalisateur n’explique rien, on devine que quelque chose s’est cassé entre eux grâce aux non-dits et a la qualité des interprètes tout en colère retenue et en finesse. La première demi-heure se déroule tranquillement, avec ces deux comédiens mis en valeur par de très beaux décors et une photographie minérale seyant parfaitement à l’environnement du film. On pense parfois a du Hanneke light de par le malaise et les tensions qui s’insinuent dans les regards, les dialogues et la façon d’agir des deux protagonistes. La direction d’acteurs et nickel, le scénario bien construit et les bases coulées dans le béton. Maintenant reste plus qu’à introduire l’élément perturbateur parce que bon, malgré tout, comment dire… on commence un peu à s’emmerder quand même.

L’élément perturbateur ce sera donc un militaire paumé échappé de son groupe qui a été soi-disant décimé par un dangereux virus. Ce militaire, c’est Jamie Bell et comme ses deux comparse,s il sera lui aussi excellent et très bien dirigé, parvenant à exposer la paranoïa et la folie qui s’est emparée de lui. Le point fort du film est de toujours conserver le doute sur la folie ou pas de cet étrange visiteur. Jusqu’au point de résolution de l’intrigue, on doute, ne sachant pas trop sur quel pied danser. Dit-il la vérité ? Ment-il ? On ne sait pas vraiment et le scénario n’offre guère d’indication à ce niveau-là. Le scénario lui, est un peu le point faible du film car, dès le milieu du deuxième acte, l’histoire comment à tourner en rond et on a fait le tour du problème sans qu’aucun nouvel enjeu ne vienne vraiment dynamiter la situation de départ. Du coup, une certaine torpeur s’installe, un rythme de sénateur qui fait sévèrement faire baisser la tension. D’autant plus qu’hormis par le biais des comédiens, jamais on ne se ressent l’atmosphère paranoïaque et l’ambiance de fin du monde voulue par le réalisateur qui peine à se renouveler et à donner une nouvelle dynamique à son film et à sa mise en scène.

C’est finalement dans une indifférence polie qu’on suit la fin de l’histoire, levant un sourcil perplexe lorsque la résolution pointe enfin le bout de son nez. Alors c’était ça ? Ah très bien… Retreat n’est pas un navet mais un film qui, passé la première demi-heure, ne trouve jamais vraiment sa voie ni son ton ni son style. L’œuvre est, au final, trop impersonnelle que pour vraiment convaincre et emporter l’adhésion du spectateur. On ne va cependant pas jeter la pierre à Tibbetts qui, pour son premier effort, commet pas mal d’erreurs mais laisse poindre un bon potentiel de directeur d’acteurs qu’il faudra à l’avenir creuser pour livrer un second métrage plus abouti et convaincant que celui-ci.


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