Critique de film

Resident Evil Extinction

"Resident Evil Extinction"
affiche du film
  • Genre : Horreur – Morts-vivants
  • Année de production : 2007
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Russell Mulcahy
  • Pays d'origine : USA
  • Durée : 1h30
  • Scénariste : Paul W.S. Anderson
  • Musique : Charlie Clouser
  • [
  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Milla Jovovich, Oded Fehr, Ali Larter, Iain Glen, Mike Epps
  • Récompenses : Fantastic's Award de la Pire suite et du Pire film (2007)

Le virus expérimental mis au point par la toute-puissante Umbrella Corporation a détruit l'humanité, transformant la population du monde en zombies avides de chair humaine. Fuyant les villes, Carlos, L.J., Claire, K-Mart, Nurse Betty et quelques survivants ont pris la route dans un convoi armé, espérant retrouver d'autres humains non infectés et gagner l'Alaska, leur dernier espoir d'une terre préservée. Ils sont accompagnés dans l'ombre par Alice, une jeune femme sur laquelle Umbrella a mené autrefois de terribles expériences biogéniques qui, en modifiant son ADN, lui ont apporté des capacités surhumaines. Depuis le laboratoire d'Umbrella, le Dr. Isaacs les surveille. Il est prêt à tout pour retrouver celle qui représente l'accomplissement ultime des recherches de la firme, la seule personne qui rende possible la mise au point d'un remède : Alice. S'ils veulent avoir une chance, les survivants doivent échapper à la fois aux morts-vivants qui infestent le pays et à Umbrella Corporation. Pour Alice et ses compagnons d'infortune, le combat ne fait que commencer...

Les critiques à propos de ce film

Resident evil extinction - Pire que le précédent
Par : Damien Taymans






Voilà qu’arrive le troisième volet de la franchise Resident Evil, mise en action avec le premier opus de Paul Anderson réalisé en 2002. Pour le deuxième tome, Anderson avait laissé son siège de directeur pour emprunter celui de scénariste. Resident evil Extinction voit le même schéma puisque Anderson reste scénariste et que la réalisation du film est confiée à Russell Mulcahy.

Mulcahy n’est pas un sombre inconnu. On lui doit notamment la suite des Highlander, série qui a eu son succès dans les années 80. Après la croûte incommensurable que nous avaient offerte sur un plateau le scénariste Anderson et le réalisateur Witt pour le second volet, on était en droit de s’attendre à un autre échec pour ce troisième tome sorti dans la volée des deux autres.

Changement de climat et d’ambiance, lifting complet, tout a été mis en œuvre par Anderson pour réussir son retour et redonner du tonus à une franchise nettement ensommeillée. Du huis clos claustrophobique au rythme lent nous étions passés à la nuit de terreur et aux actions trépidantes. Pour cette nouvelle réalisation, Anderson décide de remettre Alice face aux zombies mais cette fois-ci en plein jour, sous le soleil torride du désert. Idée novatrice soit mais mise sur pied sans tonus.

Les mêmes erreurs sont commises que dans la préquelle directe : rythme haletant, actions trépidantes, bagarres incessantes : à trop vouloir faire dans l’action, Anderson néglige le côté horrifique entamé par la franchise et passe à nouveau complètement à côté de son sujet. En diminuant considérablement l’espace des dialogues, le scénariste espère redonner de la vigueur à son métrage en laissant plus de place à l’action conformément au jeu vidéo qu’il entend copier. Là encore, grosse erreur. Certes, l’action devient le centre du métrage mais Anderson parvient à nouveau à nous livrer un scénario trop complexe, fait de digressions en tout genre qui nuisent à la trame du film.

Faisant appel à Eugenio Caballero, directeur artistique du Labyrinthe de Pan oscarisé, pour orchestrer la mise en scène des zombies dans cette clarté éblouissante, le scénariste s’est à nouveau foutu de nous. Certes les zombies (ou infectés) ont été remis en lumière et méritent plus de place que dans le précédent opus. Mais il a encore fallu que Anderson, certainement cousin de Bouglione, oblige Alice à se confronter à un super zombie, monstre évolué aux pouvoirs énormes (mon dieu !) ainsi qu’à une horde d’oiseaux infectés (mais c’est pas possible !).

Resident Evil Extinction vient d’achever la franchise en ne proposant rien de neuf (si ce n’est des nouveautés à la con !). Mais ce sera sans compter sur la ténacité d’Anderson qui est parvenu à nous offrir une fin des plus ouverte pour ajouter à sa filmo personnelle un quatrième volet que plus personne n’ira voir.


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