Critique de film

Resident Evil

"Resident Evil"
affiche du film
  • Genre : Horreur – Morts-vivants
  • Année de production : 2002
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Paul W.S. Anderson
  • Pays d'origine : USA, Allemagne, Grande-Bretagne
  • Durée : 1h41
  • Budget : 32 millions de Dollars
  • Scénariste : Paul W.S. Anderson
  • Musique : Marco Beltrami, Marilyn Manson
  • [
  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Milla Jovovich, Eric Mabius, Michelle Rodriguez, James Purefoy, Stephen Billington
  • Récompenses : Nominé aux Saturn Awards catégories Meilleure actrice (Mila Jovovich) et Meilleur film d’horreur en 2003
    Nominé aux Golden Trailer du plus original en 2004

Dans un immense laboratoire souterrain, ont lieu des recherches ultras secrètes, supervisées par des centaines de scientifiques. Lorsque l'alarme retentit, tout le monde croit à une simple simulation d'évacuation. Mais bientôt, l'horreur les rattrape. Un virus hautement mortel se propage à un rythme effréné dans les couloirs : en quelques minutes, il met fin à toute vie humaine. Au même moment, Alice se réveille dans un somptueux manoir. Ignorant comment elle a pu atterrir là, elle fait la rencontre de Matt, un policier. Avant même qu'ils n'aient pu trouver une explication logique à ces phénomènes étranges, un groupe d'intervention militaire, les S.T.A.R.S, débarque de nulle part et les oblige à les suivre. Ces derniers ont reçu l'ordre d'infiltrer le laboratoire et de neutraliser la Red Queen, le super-ordinateur devenu fou que l'on tient pour responsable du désastre.

Les critiques à propos de ce film

Resident evil - Pour une adaptation de jeu vidéo, pas mal !
Par : Damien Taymans






Resident evil fut l’un des pionniers (quelques années après Street fighter et Mortal kombat) de ces métrages qui encombrent aujourd’hui nos écrans, adaptations à la mords-moi-le-nœud de jeux vidéo qui auraient mieux fait de rester dans les consoles. Ainsi, dans la foulée, avons-nous eu droit à des daubes comme House of the Dead ou autres Doom et Tomb Raider pendant que de rares exceptions fonctionnaient pas mal dont l’exemple le plus flagrant est Silent hill. Contrairement à ce que d’aucuns pensent, Resident evil est à ranger du côté des exceptions.

Jusqu’alors, on retenait surtout de la carrière de Paul Anderson ces deux navets inévitables que sont Mortal kombat et Soldier. Ainsi, l’entreprise de réaliser une adaptation d’un jeu qui compte des millions de fidèles pouvait sembler saugrenue. En effet, les jeux s’adaptent mal au cinéma alors qu’ils ont des caractéristiques communes : dualité gentils-méchants, énigmes à résoudre, évolution dans plusieurs décors, … Et surtout, le métrage n’est censé au départ n’intéresser que les accros de la manette qui risquaient d’être fort déçus. Mais il n’en fut rien…

Dès les premières semaines, le film cartonne aux States et se hisse rapidement aux premières places du box office. La faute à une publicité tapageuse et à un trailer formidable (nominé pour le prix du plus original). Et puis, tout fonctionne par le bouche à oreille. Une arme à double tranchant qui n’a pas explosé à la tronche des producteurs. Il faut avouer que le film a tout pour plaire : une héroïne canon (bon, d’accord, c’est pas Angelina mais quand même !), de l’action perpétuelle et des pluies de zombies violents. Une petite précision : il s’agit ici plus d’infectés que de réels zombies, comme dans le fameux 28 jours plus tard et sa séquelle.

Néanmoins, le spectacle est bel et bien présent. La magnifique Alice (à la robe et aux bottes somptueuses) combat des infectés surgissant de toute part dans un univers clos. Bien plus, elle est aussi aux prises de chiens malfaisants, d’une reine rouge destructrice et d’humains pas plus tendres. Un véritable challenge pour la belle Milla ! Seulement, Anderson comprend rapidement qu’alimenter les brassées de désoeuvrés qui se précipitent dans les salles avec si peu, ce n’est pas suffisant. Alors, il joue avec les clichés et rend hommage à de nombreux films du genre. Mieux encore, il interloque le spectateur par une trame non linéaire, agrémentée de flashs back qui construisent peu à peu le personnage d’Alice et ses relations avec Matt.

En conclusion, Anderson a saupoudré son spectacle de quelques ingrédients artistiques et s’en sort très bien dans la réalisation de ce qui est à l’heure actuelle son meilleur film.


Oeuvres liées :

Resident evil apocalypse (2004)
Resident evil extinction (2007)

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