Critique de film

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Resident Evil Extinction

"Resident Evil Extinction"
affiche du film

Le virus expérimental mis au point par la toute-puissante Umbrella Corporation a détruit l'humanité, transformant la population du monde en zombies avides de chair humaine. Fuyant les villes, Carlos, L.J., Claire, K-Mart, Nurse Betty et quelques survivants ont pris la route dans un convoi armé, espérant retrouver d'autres humains non infectés et gagner l'Alaska, leur dernier espoir d'une terre préservée. Ils sont accompagnés dans l'ombre par Alice, une jeune femme sur laquelle Umbrella a mené autrefois de terribles expériences biogéniques qui, en modifiant son ADN, lui ont apporté des capacités surhumaines. Depuis le laboratoire d'Umbrella, le Dr. Isaacs les surveille. Il est prêt à tout pour retrouver celle qui représente l'accomplissement ultime des recherches de la firme, la seule personne qui rende possible la mise au point d'un remède : Alice. S'ils veulent avoir une chance, les survivants doivent échapper à la fois aux morts-vivants qui infestent le pays et à Umbrella Corporation. Pour Alice et ses compagnons d'infortune, le combat ne fait que commencer...

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Les critiques à propos de ce film

Resident evil extinction - Pire que le précédent
Par : Damien Taymans
Tags : Zombies, Animaux-tueurs, Jeux vidéos

Voilà qu’arrive le troisième volet de la franchise Resident Evil, mise en action avec le premier opus de Paul Anderson réalisé en 2002. Pour le deuxième tome, Anderson avait laissé son siège de directeur pour emprunter celui de scénariste. Resident evil Extinction voit le même schéma puisque Anderson reste scénariste et que la réalisation du film est confiée à Russell Mulcahy.

Mulcahy n’est pas un sombre inconnu. On lui doit notamment la suite des Highlander, série qui a eu son succès dans les années 80. Après la croûte incommensurable que nous avaient offerte sur un plateau le scénariste Anderson et le réalisateur Witt pour le second volet, on était en droit de s’attendre à un autre échec pour ce troisième tome sorti dans la volée des deux autres.

Changement de climat et d’ambiance, lifting complet, tout a été mis en œuvre par Anderson pour réussir son retour et redonner du tonus à une franchise nettement ensommeillée. Du huis clos claustrophobique au rythme lent nous étions passés à la nuit de terreur et aux actions trépidantes. Pour cette nouvelle réalisation, Anderson décide de remettre Alice face aux zombies mais cette fois-ci en plein jour, sous le soleil torride du désert. Idée novatrice soit mais mise sur pied sans tonus.

Les mêmes erreurs sont commises que dans la préquelle directe : rythme haletant, actions trépidantes, bagarres incessantes : à trop vouloir faire dans l’action, Anderson néglige le côté horrifique entamé par la franchise et passe à nouveau complètement à côté de son sujet. En diminuant considérablement l’espace des dialogues, le scénariste espère redonner de la vigueur à son métrage en laissant plus de place à l’action conformément au jeu vidéo qu’il entend copier. Là encore, grosse erreur. Certes, l’action devient le centre du métrage mais Anderson parvient à nouveau à nous livrer un scénario trop complexe, fait de digressions en tout genre qui nuisent à la trame du film.

Faisant appel à Eugenio Caballero, directeur artistique du Labyrinthe de Pan oscarisé, pour orchestrer la mise en scène des zombies dans cette clarté éblouissante, le scénariste s’est à nouveau foutu de nous. Certes les zombies (ou infectés) ont été remis en lumière et méritent plus de place que dans le précédent opus. Mais il a encore fallu que Anderson, certainement cousin de Bouglione, oblige Alice à se confronter à un super zombie, monstre évolué aux pouvoirs énormes (mon dieu !) ainsi qu’à une horde d’oiseaux infectés (mais c’est pas possible !).

Resident Evil Extinction vient d’achever la franchise en ne proposant rien de neuf (si ce n’est des nouveautés à la con !). Mais ce sera sans compter sur la ténacité d’Anderson qui est parvenu à nous offrir une fin des plus ouverte pour ajouter à sa filmo personnelle un quatrième volet que plus personne n’ira voir.


Resident evil extinction - Extinction de la série ?
Par : Chroniqueurs

La quasi-totalité de l’humanité a été contaminée par le Virus T. Les rares survivants arpentent un monde dévasté, désertique, sans espoir. Tandis que Alice (Milla Jovovich) cherche à se cacher de la société à l’origine de tout, Umbrella, celle-ci continue à mener de mystérieuses expériences sur les mort- vivants. La clef de tout, selon le docteur Isaacs, serait le code ADN d’Alice, aussi met-il au point un processus de clonage visant à la re-créer génétiquement, mais les résultats sont loin d’être satisfaisants. L’originale doit être retrouvée...

Toujours scénarisé par ce tâcheron qu’est Paul W.S. Anderson, ce troisième Resident evil tente un pari amusant : délocaliser l’action dans un monde postapocalyptique, enfoui sous des dunes de sable, pour inventer un nouveau genre de western : le zombie spaghetti. Dès les premières minutes en effet, le ton est donné : Alice chevauche sa Harley, cheveux et paredessus léonien au vent, s’arrêtant ci et là provoquer des dégénérés et autres zombies en duel. Que ceux qui attendent encore une adaptation de la fantastique série vidéoludique se résignent : ils en seront encore pour leur frais.

Alors, il faut prendre ce film pour ce qu’il est : un divertissement pour teenagers gentiment violent et gore sans d’autres prétentions. Mais le gros problème vient du scénario. Anderson se contente de mépriser les spectateurs, dont il a oublié qu’ils pouvaient être cinéphiles.Là où le bât blesse, c’est dans l’utilisation aussi permanente qu’inutile des références à foison. Ainsi, il accumule les poncifs du genre comme le membre du groupe mordu qui préfère se taire et cacher sa blessure jusqu’à se transformer (si possible au plus mauvais moment ...), ou le scientifique obsédé qui ira jusqu’à payer de sa vie les méfaits de sa médecine, et j’en passe. Du coup, il enterre d’emblée toute idée de suspense, et ne parvient donc jamais à susciter l’effroi, un comble pour un film de morts vivants ! L’histoire rappelle par bien des aspects le Day of the Dead de George Romero (base militaire, domestication des zombies, divergences d’opinion entre les militaires et les scientifiques). De Terminator 2 (le look de Claire Redfield est clairement pompé sur celui de Sarah Connor) à Mad Max 2 (même s’il est difficile de contourner cette référence) en passant par Alien résurrection (la découverte par Alice de ses clônes) Les oiseaux (je n’ose même pas citer la scène pour ne pas faire insulte à l’intelligence des lecteurs de cette critique), Anderson accumule les séquences inspirées (qui a dit copiées ?) de ces films sans même donner le change, sans même prendre la peine d’y apporter une touche personnelle. N’est pas Tarantino qui veut ...

Pourtant, le film n’est pas un navet.
Mais que lui reste t-il à sauver pour que j’ose avancer une telle absurdité, me direz vous ?
Reste la mise en scène. Russell Mulcahy, un autre revenant celui là, n’est pas un parfait inconnu, puisqu’il fut le réalisateur de la série Highlander. Mais que pouvait-il faire avec un tel scénario, misant totalement sur la linéarité propre aux jeux vidéos et refutant toute idée de peur ? Sa réalisation réussit l’exploit de demeurer honnête au vu du matériau de base. Certes, les plans sont scolaires, les effets pyrotechniques et spéciaux efficaces mais jamais innovants, mais Mulcahy parvient tout de même à parsemer son film de quelques plans agréables, voire de quelques séquences assez réussies. N’ayant pas à disposition un nombre élevé de phrases de dialogue et ne pouvant donc compter sur ses "acteurs" (?), il ne peut miser que sur l’esthétique générale (décors et éclairages sympathiques), et sur le rythme du film basé sur rien d’autre que la succession de scènes d’action. Sans parvenir à réhausser le rythme, sans réelles innovations, mais sans gros écueils de mise en scène non plus, Mulcahy parvient à sauver du naufrage total le film. Malgré l’ultra classicisme de l’ensemble, le réalisateur fait de ce film un "action movie" qui remplit sa mission sans ennuyer.

Resident Evil : extinction n’est pas une réussite, loin s’en faut, et prouve clairement que la franchise de Capcom n’est pas faite pour tenir sur la durée, au cinéma s’entend. Malgré tout, dans ce genre difficile qu’est l’adaptation de jeux vidéos sur grand écran, même si on sait, avant même d’entrer dans la salle, que ce "Resident Evil" ne sera pas nommé aux Oscars, on se dit qu’on a connu pire nanar, tel que Alone in the dark, House of the dead, ... bref, toute la filmographie de Uwe Boll ! Le genre de film à voir si vous avez une bande de copains prêts à s’embarquer dans votre plaisir coupable sous la main. Et quelques bières, ça peut aider !


Critique de Resident Evil : Extinction - Les zombies du désert
Par : Samuel Tubez

Et c’est reparti pour une daube ! Troisième tentative d’adaptation du jeu vidéo culte Resident Evil, Resident Evil : Extinction ne fait guère mieux que ses deux prédécesseurs. Cette fois réalisé par Russel Mulcahy (qui, dans un passé lointain faisait de chouettes choses telles que Razorback ou Highlander), le film, malgré une ou deux bonnes idées à peine esquissées, souffre, hélas, encore et toujours de l’écriture de Paul Anderson ainsi que de la présence de Milla Jovovich au générique. On n’est pas sauvé de l’extinction de talent !

Une nouvelle fois on se fout clairement de la gueule des gamers et des cinéphiles ! Les seconds seront horripilés par un scénario utilisant tous les poncifs du genre et multipliant les références jusqu’à l’écoeurement (Les Oiseaux, Mad Max, Day of Dead, j’en passe et des meilleurs) tandis que les premiers auront carrément envie d’aller trouver les responsables de cette entreprise pour leur offrir un magnifique headshot ! Parmi les célèbres personnages de la série de Capcom, on retrouve Carlos Olivera (déjà introduit dans le second opus filmique), Claire Redfield et même ce traître de Wesker. Inutile de préciser qu’ils sont tous minables par rapport à leur modèle vidéoludique ! A leurs côtés, on doit supporter une série de protagonistes tout à fait imbuvables tel que L.J. ou Betty, interprété par la chanteuse Ashanti (qui a sûrement dû se gourer de plateau). Rappelons d’ailleurs qu’à l’image de ses derniers, Alice (jouée par Milla « mon visage est toujours nickel » Jovovich) est un rôle non issu des jeux vidéo. Les fans l’ont toujours en travers de la gorge, celle-là ! En plus, ici, elle est clonée à l’envi et Russel Mulcahy la cadre sous toutes les facettes. A force, même les zombies vont commencer à en avoir marre de devoir en bouffer de la Jovovich ! Soit.

Côté zombies justement, créatures et tout le tralala, comment il s’en sort ce Resident Evil Extinction ? On se souvient tous du minable Nemesis d’Apocalypse…« Staaaaaars ! », on en rigole encore ! Supervisés par Patrick Tatopoulos (Stargate, Silent Hill), les créatures sont ici sensiblement plus réussies que précédemment. Les zombies ont de la gueule (l’omniprésence du soleil faisant ressortir leur magnifique teint blafard), les corbeaux sont enfin introduits avec plus ou moins d’inspiration (alors qu’il s’agit d’une créature présente dès le tout premier jeu) et le boss final est (…roulements de tambour…) le Tyrant ! L’une des plus belle saloperie du jeu de Capcom est enfin représentée dans la franchise cinématographique. Si les gamers auront attendus trois films pour le voir apparaître (pour les néophytes : le Tyrant est le boss du premier jeu), Anderson et Mulcahy, eux, lui réservent une misérable poignée de plans ainsi qu’un affrontement final ne dépassant pas les 2 minutes ! Et dire que les joueurs du monde entier bouffaient leurs manettes à éviter les terribles assauts de la créature sur console et ce, durant d’interminables minutes…il y a de quoi être horriblement frustré !

Que ce soit pour les amateurs d’action et d’épouvante ou pour les amateurs du jeu originel, ce nouveau Resident Evil est un échec doublé d’un foutage de gueule grandiose. Aucune flippe, aucune tension, aucun enjeu, aucune scène d’action qui en jette…inutile de se faire du mal, cette nouvelle tentative d’adaptation du chef d’œuvre vidéoludique de Capcom est à éviter soigneusement. Nos derniers espoirs iront donc vers un Biohazard : Degeneration, film d’animation en images de synthèse produit au Japon qui devrait sortir courant 2008. Wait and see comme dirait l’autre…


Oeuvres liées :

Resident evil
Resident evil apocalypse (2004)

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