Critique de film

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Red Sword

"Hontô wa eroi Gurimu dôwa: Reddo suwôdo"
affiche du film

Red Sword est une variation érotico-gore du thème du Chaperon Rouge qui, ici, doit tenir tête à des hordes de loups-garous en bonne pourfendeuse de méchants qu’elle est.

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Trailer - Red Sword (2012)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de Red Sword - Elle a vu le loup
Par : Damien Taymans
Tags : BIFFF 2013

Les contes de fées, dès les premiers balbutiements du cinématographe, deviennent un vivier capital pour tout qui veut illustrer en quelques tableaux à peine une histoire relevant de l’imaginaire. Surpassé par Cendrillon, la plus boiteuse des pantouflardes, Le Petit Chaperon rouge connaît ainsi pas moins de cinq adaptations juste dans le premier quart de siècle. Un siècle plus tard, les bonimenteurs du septième art persévèrent dans l’exploration du registre merveilleux et réclament des princesses d’Epinal qu’elles mouillent leur traîne et traînent leur mouille dans des aventures souvent remaniées pour tenir la distance du long métrage. En deux ans à peine, Blanche-Neige apparaît une demi-douzaine de fois sur les écrans, tantôt sous les traits d’une ado rebelle partie en camp de redressement tantôt dans le costume d’une toréador espagnole (Blancanieves).

Soucieux de revenir aux sources, Naoyuki Tomomatsu restitue au grand méchant loup son rôle de prédateur sexuel et lui offre en pâture, dès la première séquence, un vestibule vaginal à visiter. A mesure que les donzelles s’effeuillent, le réalisateur de Vampire Girl vs Frankenstein Girl feuillette et transpose à l’écran les théories psychanalytiques des contes de fées de Bruno Bettelheim et consorts : le Chaperon rouge est une jeunette assurément menstruée et probablement vierge qui semble se refuser au dépuceleur mais lui offre dans le même temps les clés de son paradis. Red Sword étire le concept et le sexualise encore davantage au détour d’une scène centrale (elle phagocyte la moitié de la pellicule à elle seule) durant laquelle l’héroïne se laisse hypnotiser et apprivoiser par un Grand Méchant Loup(-garou ?) plutôt patient qui insiste pour expérimenter sur sa victime quelques préliminaires avant de lui explorer le fendu.

A force de rallonger chacun de ses tableaux et d’entretenir l’inertie de l’action par des dialogues par trop répétitifs, Red Sword se transforme en une version pataude et inoffensive du conte originel. Néanmoins, la péloche contient assez de nibards et de gore pour assurer le quota réclamé par les hordes venues dévorer les midnight screenings du BIFFF. Et en ces temps de politiquement correct, un peu de zoophilie assumée ne peut pas être complètement vaine...


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