Critique de film

pub

[REC]

"[REC]"
affiche du film
  • Année de production : 2007
  • Réalisateurs : Paco Plaza, Jaume Balaguero
  • Scénaristes : Paco Plaza, Jaume Balaguero, Luis Berdejo
  • Acteurs : Javier Botet, Manuela Velasco, Manuel Bronchud, Martha Carbonell
  • Genre : Horreur - Fantômes
  • Pays d'origine : Espagne
  • Durée : 1h25
  • [
  • Bande annonce
  • ]
  • Récompenses : Nominé au CEC Awards du Meilleur montage et de la Révélation (Manuela Velasco) en 2008 Nominé aux Goya Awards du Meilleur montage, Meilleure actrice révélée (Manuela Velasco) et Meilleurs effets spéciaux (2008) Prix de l'Audience, de la Meilleure actrice (Manuela Velasco), des Meilleurs réalisateurs, Prix d'argent à Sitgès 2007 Prix du jury, Prix du jury jeunes et Prix du public au festival de Gerardmer 2008 Silver Scream Award au festival du film fantastique d'Amsterdam en 2008 Corbeau d'argent au BIFFF 2008

Angéla est journaliste pour une télévision locale. Accompagnée de son caméraman, elle relate le quotidien de ceux qui travaillent la nuit. Ce soir, elle est dans une caserne de pompiers. La nuit est calme, aucune urgence. Jusqu'au coup de fil d'une vieille dame qui réclame de l'aide, coincée dans son propre appartement alors qu'un incendie s'est déclaré. Le tandem suit les pompiers et découvre en arrivant sur place des voisins très inquiets. D'horribles cris ont été entendus dans l'appartement de la vieille dame. Angéla perçoit la tension des habitants, son reportage devrait enfin sortir de la routineâ

pub

Les critiques à propos de ce film

Critique de [REC] - La peur suprême...
Par : Damien Taymans
Tags : Zombies, Type documentaire, Found footage

Il y a à peine une semaine, Mae-Nak me précisait d’une voix un peu rauque : « Après avoir vu autant de films d’horreur, on en vient à ne plus avoir réellement peur. J’aimerais tellement à nouveau flipper devant un film. » Ne relevant que peu cette réflexion, je me convainquis plus tard dans la soirée que le petit Mae n’avait pas tout à fait tort et que, à force de s’endoctriner avec des œuvres lambdas, on en vient à connaître toutes les ficelles horrifiques, si bien qu’on n’est plus impressionnés (au niveau de la frayeur) par rien. Bien mal m’en pris de penser de la sorte puisque je me pris une monstrueuse claque lors de la vision de L’orphelinat de Juan Antonio Bayona, flippant devant certaines scènes extrêmement bien fichues (comme ce fameux jeu de 1, 2, 3, je cogne à la porte). Et bien, fin de semaine et nouvelle claque démentielle puisque je sors à peine de la vision de [REC], le nouveau Jaume Balaguero.

Si L’orphelinat m’a fait trembler à quelques reprises, [REC] ne fut pas loin de me traumatiser définitivement, me plongeant dans une léthargie cognitive qui empêche tout contact avec les réalités du monde extérieur. Car oui, on flippe et même on flippe grave devant le joyau concocté par le tandem Balaguero-Plaza. Je dirais même qu’on a très souvent les boules et que, pour peu qu’on soit un tant soit peu impliqué dans l’œuvre (c’est assez difficile de ne pas l’être sauf si vous le regardez avec un ami qui cuve de la veille et vous bassine de réflexions sur la pollution dans l’air ou le traitement affreux que reçoivent les pingouins d’Amérique du Sud !!!), on a réellement le trouillomètre à zéro.

Je ne peux malheureusement vous livrer aucun secret ni vous informer sur le contenu de cette perle rare. A l’instar de Saw ou du Sixième sens, en parler, c’est déjà atténuer la puissance de l’œuvre. A la différence que [REC] ne joue pas sur un éventuel twist délirant mais se contente d’installer une ambiance morbide à souhait, empreinte d’un réalisme parfait, ambiance qui ne cessera de devenir de plus en plus oppressante au fil du métrage pour en arriver à une apothéose de la tension.

Le film ne charme pas réellement par son scénario mais plutôt par la qualité de sa mise en image et par son utilisation effrayante de la caméra documentaire. Un recours technique qui a déjà fait ses preuves (Cannibal holocaust, Le projet Blair witch) et est actuellement très en vogue (Cloverfield ou Diary of the Dead) mais qui n’a jamais été utilisé avec une telle maîtrise, une telle précision dans le geste. Bien loin des effets parfois lourds de cette technique dans Cloverfield, ceux utilisés dans [REC] prouvent la qualité incontestable de ses metteurs en scène et montrent encore une fois l’incroyable capacité de Balaguero de rehausser le niveau de ses œuvres, parvenant ici à un point de non-retour tant l’ensemble est efficace et terrifiant. Contrairement aux films précédemment cités, la caméra utilisée dans l’oeuvre est d’une subjectivité à toute épreuve et, sans jamais nous montrer qui la porte, sert de passerelle entre les événements de l’histoire et notre propre subjectivité, nous plongeant dans cette entreprise démoniaque. Dès l’arrivée de l’équipe de journalistes au sein de la demeure, le rythme va considérablement s’élever pour ne jamais plus se stabiliser. Nous sommes alors injectés dans ce tourbillon effroyable ne sachant plus vraiment comment s’en extirper. La preuve ultime du savoir-faire ibère en matière de terreur, la cerise sur le gâteau du monde de la terreur...

Il y aurait encore tant de choses à dire sur cette pierre précieuse inquiétante mais je préfère m’arrêter là, me contentant de persuader davantage que d’informer. Ne réfléchissez pas, foncez le voir et vous m’en direz des nouvelles…


Critique de REC - Le chef d’oeuvre de Balaguero
Par : Gore Sliclez

Véritable buzz de ce début d’année, REC débarque enfin sur nos écrans à la grande satisfaction de ces véritables hordes de supporters à travers le monde attentifs aux moindres rumeurs concernant Jaume Balaguero. Vidéo montrant les réactions du public lors d’une projection de presse, teasers ultra impressionnant et bouche-à-oreille de plus en plus élogieux, le film était donc attendu avec énormément d’impatience au dernier BIFFF 2008.

Caméra allumée. Angela (Manuela Velasco), journaliste espagnole, présente son nouveau reportage consacré cette fois aux pompiers. Immersion au sein même de la caserne pour une nuit. Le cameraman filme les différentes activités de ces combattants du feu dans l’attente d’une alerte. L’alarme résonne, tout le monde se précipite vers les camions, Angela et son cameraman sont conviés à suivre l’équipe au départ.
Arrivés sur les lieux ils sont dirigés immédiatement à l’étage d’un vieil immeuble où une vieille dame, la nuisette couverte de sang, se jette soudainement sur un policier lui tranchant la carotide à coups de dents.

Le ton est donné et débute alors un véritable cauchemar pour les habitants de l’immeuble ainsi que l’équipe de tournage obligés de rester enfermés par mesure de sécurité sanitaire par les autorités.
Film entièrement tourné caméra à l’épaule, REC est d’un réalisme terrifiant, vécu en temps réel malgré quelques ellipses forcées. En cela, le film s’inscrit dans cette nouvelle vague de réalisations qui décrit cette course effrénée à l’image et au scoop. L’omniprésence du média interpelle bon nombre de réalisateurs à travers des films aussi inégaux comme Diary of the Dead ou Wrong Turn 2.

Cet ultra réalisme reste donc une constante dans l’œuvre du génial réalisateur espagnol tout comme d’ailleurs l’immeuble lugubre et vaste comme décor d’ensemble et l’héroïne combative et décidée. Mais ici l’angoisse est à son extrême et fait de REC un des films les plus terrifiant, effrayant de ces dernières années. Sans verser dans le gore, Balaguero suggère plus qu’il ne montre via des sons sourds, des cris, des courses poursuites stressantes qui laissent le spectateur pantois, vide, émotionnellement épuisé. Eveillant nos angoisses les plus primaires, l’espagnol joue avec la peur du noir, de l’inconnu tapis dans l’ombre, du virus mortel et contaminant. Et même si l’intrigue souffre quelque peu d’incompréhension quant à l’origine du virus elle se termine néanmoins dans un final qui en achèvera plus d’un.

Rarement un film nous plonge autant au cœur d’une réalité que l’on sait paradoxalement fictive mais pourtant si prenante car merveilleusement filmée, interprétée et communiquée. REC est un chef d’œuvre car un chef d’œuvre est d’abord et avant tout une claque parfois visuelle, parfois émotionnelle, parfois scénaristique. Et franchement, REC est tout ça à la fois…


Commentaires sur le film

Rec - Sa peur pompier

5 etoiles

coups de coeurCoup de coeur !

Un nouvelle façon d’aborder le genre de la caméra embarquée et le genre zombie en général. La trame de l’histoire, les découvertes des reporters, rendent le film plus captivant encore, et en font vraiment un film à part. Qui l’eut crus après "Blair Witch project" et "Cannibal Holocauste" ? C’est un chef d’œuvre à n’en pas douter. Espérons que Rec2, qui fut imposé aux réalisateurs, saura nous intéressé tout autant malgré la perte de l’effet de surprise.

7 août 2009 à 01:08 | Par Hannimatt

Donnez votre avis sur le film !

En résumé
ecrire un commentaire sur le film
;



News associées (1)

octobre 2008
REC, sortie-événement le 30 octobre
15/10/2008

Récentes critiques

affiche du film
Jessie
2017
affiche du film
The Babysitter
2017
affiche du film
Ça
2017
affiche du film
The Black Room
2016
affiche du film
Spider-Man: Homecoming
2017
affiche du film
Okja
2017
affiche du film
Underworld: Blood Wars
2016
affiche du film
Wonder Woman
2017
affiche du film
Pirates des Caraïbes : La vengeance de Salazar
2017
affiche du film
The End
2016

Cinemag

> Feuilleter

Concours

Sondage