Critique de film

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Real Steel

"Real Steel"
affiche du film

Adaptation de L'Indéracinable de Richard Matheson. Un ancien boxer est devenu manager depuis que les combats de boxe, jugés trop violents, ont été interdits. A la place, des robots de 900 kilos s’affrontent sur le ring. Ne disposant que de robots bas de gamme, l’ancien boxer a dit adieu à ses rêves de gloire.... jusqu’au jour où il trouve un robot mis au rebut qui enchaînait les victoires lorsqu’il était en activité. L’homme découvre au même moment qu’il est le père d’un garçon de 13 ans. Père et fils vont peu à peu se rapprocher alors que le robot renoue avec le succès...

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Les critiques à propos de ce film

Critique de Real Steel - Blockbuster pur jus... sans jus
Par : Geoffrey Marmonier

Quand Hollywood n’adapte pas des jeux vidéo ou des attractions en film, ils se tournent vers la bonne vieille méthode consistant à piocher dans les écrits de romanciers à succès. Ces dernières années, Richard Matheson semble être de nouveau à la mode, un nombre croissant de ses romans et nouvelles étant adapté, avec plus (The Box) ou moins (Je suis une Légende) de succès. Real Steel est donc l’adaptation de la courte nouvelle L’Indéracinable (déjà adaptée dans un épisode de La Quatrième Dimension). Une adaptation très libre, puisque mis à part le contexte des combats de robots, le film n’a que peu à voir avec le texte d’origine. A vrai dire, Real Steel choisit plutôt la voie de la facilité en proposant un pot pourri de tous les épisodes de Rocky, combiné avec le magnifique Honkytonk Man de Clint Eastwood (pour le côté road movie permettant à un père et son fils de se découvrir). On retrouve donc de très nombreux éléments de la saga du fameux boxeur à la voix cassée : le challenger sorti de nulle part qui grimpe les échelons petit à petit (Rocky 1), le « bad guy » qui tue ses adversaires en quelques secondes (Rocky 4), le héros qui donne tout et survit le dernier match pour perdre aux points (Rocky Balboa)… Bouffant à tous les râteliers, Real Steel repompe même Speed Racer (la « méchante » multinationale qui a le tort de créer un robot super perfectionné) et Scott Pilgrim vs the World (le combat contre les jumeaux) au détour de certaines scènes ! Bref, aucune surprise, aucune originalité et surtout le fait que les combattants soient des robots n’a au final pas vraiment d’incidence sur le déroulement d’une intrigue ressemblant à n’importe quel autre film de sport.

Sauf qu’ici on a beaucoup de mal à ressentir un quelconque frisson lors des combats, vu que le combattant est un robot, et que celui-ci n’est même pas doué d’une intelligence artificielle mais contrôlé à distance. Bref, c’est juste une boîte de conserve télécommandée sur laquelle on peine à transposer quelque émotion que ce soit, d’autant plus que le film oublie toute crédibilité dans la gestion physique des robots. Ceux-ci pèsent de toute évidence plusieurs tonnes, mais se battent sur un ring seulement entouré de petites chaînes, à 2 mètres des spectateurs. Dans une des scènes les plus ridicules du film, on assiste même à la destruction d’un robot par un taureau, ainsi qu’au vol du bras dudit robot par trois gamines capables de soulever ce monceau de ferraille devant peser à peu près 10 fois leur poids réuni. Des détails, certes, mais qui deviennent vite embarrassant dans un film se voulant a priori crédible dans sa description d’un futur « low tech ». Pire encore, le film balance sans sourciller un message xénophobe assez puant, les « méchants » dont le seul tort est d’avoir un robot perfectionné étant russe et japonais. De quoi flatter le côté beauf du public en leur montrant un « gars du cru » mettre la pâtée à ces sales envahisseurs. On saluera tout de même des effets spéciaux assez réussis et pas trop clinquants, et les scènes de combats plutôt bien fichues.

Au niveau des acteurs, Hugh Jackman assure comme à son habitude, et réussit à tirer le film légèrement vers le haut grâce à sa bonne performance. Son interprétation arriverait presque à rendre sympathique l’insupportable personnage de son fils, archétype du « gamin gonflant qui a onze ans mais parle et se comporte comme un adulte ». Evangeline Lilly tente quant à elle tant bien que mal de faire exister un personnage réduit au rang de potiche que le héros va trouver quand il en a le temps.

Avec son incapacité à impliquer le spectateur émotionnellement, et la paresse de son scénario déjà vu ailleurs en mieux, Real Steel est le type même du blockbuster au mieux lénifiant et au pire agaçant à éviter à tout prix.


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