Critique de film

pub

Re-Cycle

"Gwai Wik"
affiche du film

Le premier roman de Ting-yin, une jeune femme écrivain de son nom de plume Chu Xun, est devenu un best-seller en Asie du Sud-Est. Il s'agit d'une histoire d'amour qui a bouleversé tous ses lecteurs... Lors d'une séance d'autographes, Lawrence, l'agent de Ting-yin, annonce son nouveau livre intitulé The Recycle, où il est question de forces surnaturelles... Les lecteurs de la romancière attendent désormais avec impatience la sortie de ce roman... Lorsque commence le film, Ting-yin s'attelle à son nouveau livre. Après avoir écrit un chapitre, elle s'arrête net. Elle supprime même le fichier contenant ce premier jet de son ordinateur... Quelque temps après, elle est prise d'hallucinations inexplicables... Elle s'aperçoit peu à peu que les événements surnaturels dont elle parle dans son roman se produisent maintenant dans son monde à elle...

pub

Les critiques à propos de ce film

Re-Cycle - Il est temps que les Pang se recyclent
Par : Damien Taymans
Tags : Asiatique, Fantômes

Après s’être livrés à un exercice de style fort réussi grâce aux nombreuses bonnes idées véhiculées et à une mise en scène impeccable en 2002 avec The eye, les frères Pang ont ensuite décidé de continuer sur leur lancée en livrant la bonne séquelle The eye 2 avant de sombrer définitivement avec le troisième volet de la saga. Dès lors, tout le monde s’attendait à ce que les frangins, aidés par les savoir-faire et surtout les moyens américains, nous livrent une œuvre de choix avec The Messengers. Il n’en fut rien. Les réalisateurs, sans nul doute peu habitués à jouir d’une telle liberté d’action, se sont fourvoyés en livrant une œuvre très inégale. Jouissif dès son entrée, le reste du métrage était d’une fadeur affligeante. Il n’est donc pas étonnant que nombre de spectateurs et de critiques attendent au tournant les escrocs pour démonter leur nouvel apport cinématographique.

Re-cycle clôture la cérémonie Un certain regard du festival de Cannes et est présenté comme une œuvre unique qui a bénéficié des dernières innovations numériques. Une fois de plus, les frères Pang sont parvenus à se jouer de tout le monde en promettant monts et merveilles mais en n’allant jamais au bout des promesses énoncées. Effectivement, le numérique est bel et bien présent dans le nouveau film des frères qui n’hésitent d’ailleurs pas à nous balancer en pleine gueule des images superbes. Un hic : pour somptueuses qu’elles soient, ces images ne nous amènent aucune information réelle et ne nous contraignent qu’à tourner en rond dans une œuvre aussi vide que le corsage de ma tante Adèle…

La scène introductive prouve directement la supercherie dans laquelle les réalisateurs tentent de nous plonger. Une ambiance anxiogène, des apparitions invisibles, un son tonitruant qui, à défaut de nous faire sursauter parvient tout de même à nous casser les tympans. Tous les poncifs sont réunis pour créer les conditions d’un film d’épouvante en bonne et due forme. Et bien non, mes amis, ce serait mal connaître les Pang ! Nous baladant involontairement, ils nous font alors glisser dans une espèce de quête héroïque d’une écrivaine à la recherche de la sortie de ce nouveau monde dans lequel elle est parachutée. Accompagnée d’une petite fille, la romancière tente d’échapper à une tempête venue d’on ne sait où qui détruit tout sur son passage. Sans le savoir, à cause de ses écrits jetés à la poubelle (!!!), voilà notre héroïne plongée dans le monde de l’oubli.

L’intrigue principale consiste donc en une tentative d’évasion de ce monde grâce aux précieux conseils de la gamine et de son grand-père aux dires incompréhensibles. Ainsi, le personnage principal évolue dans une pléiade de décors différents (et il est vrai magnifiques !) sans qu’aucun lieu ne soit relié au précédent. Une danse illogique sans trame réelle et sans point d’accroche. En réalité, l’intrigue est un leurre destiné à calfeutrer la vacuité d’une œuvre dont le seul but est d’en mettre plein la vue au niveau des effets visuels. Proche au niveau de sa photographie de Silent hill mais éloigné de ce film au niveau de son traitement du fond, Re-cycle ne parviendrait même pas à exciter un pervers fétichiste des fêtes foraines.

En conclusion, on s’ennuie vraiment de bout en bout de ce métrage insipide qui n’aurait même pas dû voir le jour. Qu’on laisse aux réalisateurs qui ont de vraies idées la possibilité de s’essayer au 7ème art au lieu de polluer nos vidéothèques de telles merdes.

Donnez votre avis sur le film !

En résumé
ecrire un commentaire sur le film
;



Récentes critiques

affiche du film
Jessie
2017
affiche du film
The Babysitter
2017
affiche du film
Ça
2017
affiche du film
The Black Room
2016
affiche du film
Spider-Man: Homecoming
2017
affiche du film
Okja
2017
affiche du film
Underworld: Blood Wars
2016
affiche du film
Wonder Woman
2017
affiche du film
Pirates des Caraïbes : La vengeance de Salazar
2017
affiche du film
The End
2016

Cinemag

> Feuilleter

Concours

Sondage