Critique de film

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Rats, l'invasion commence

"Ratten - sie werden dich kriegen!"
affiche du film

Dans les entrailles de nos villes est cachée une menace dont nul n'a pris la mesure : les rats ! Dix fois plus nombreux que nous, ils attendent leur heure pour passer à l'attaque. Leur cible : la ville de Francfort...

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Les critiques à propos de ce film

Critique de Rats, l’invasion commence - Derrick, au secours, sauve-nous !
Par : Quentin Meignant
Tags : Animaux-tueurs

Distribué à tours de bras dans les solderies et sur les marchés, Rats, l’invasion commence intrigue. On se doute que le propos du film n’est pas très varié et que ce film allemand ne doit pas être d’une qualité exceptionnelle pour être ainsi vendu un ou deux euros, mais rien à faire, on est attiré par la bêbête et Jörg Lühdorff s’en frotte les mains. Ce téléfilm, produit en grande partie par la Pro 7 (un des plus gros distributeurs allemands), a en tout cas fait couler pas mal d’encre et maigre rançon au vu du pauvre budget dont il jouissait.

Dès l’entame, Lühdorff décide de nous balancer d’emblée le décor en pleine face : les éboueurs sont en grève, ce qui fait pulluler les rats dans les égouts. Mais ceux-ci s’enhardissent et commencent à attaquer les pauvres gens jusque dans les hôpitaux (sales bêtes quand même !). Cette entrée est aussi parsemée de dialogues assez drôles, voire même dans certains cas carrément jubilatoires, du genre : « On leur file de la strychnine et ça lui donne juste des flatulences ». Malheureusement, à force de poser les bases et d’essayer de nous faire adhérer à ses personnages, Lühdorff s’égare totalement dans les méandres d’un scénario trop convenu. Les lenteurs se multiplient alors, nous laissant face à d’énormes défauts. Le manque de rats se fait sentir (nostalgie willardienne) tandis que la nullité de l’acteur principal en achève déjà avec l’intérêt que l’on pouvait porter à un film sans intrigue digne de ce nom.

Le héros, Franck Dabrock, est en effet incarné par un des acteurs les mieux cotés en Allemagne mais dont le jeu ne vaut pas tripettes : Ralph Herforth. L’antipathie que l’on porte à ce dernier en vient à un point tel que l’on se désolidarise totalement de ces pauvres humains qui essaient de survivre et que l’on supporte des rats plus sympathiques que le personnage principal.

Des dialogues longs et inutiles se font jour au fur et à mesure que le temps passe et le manque de moyens saute de plus en plus aux yeux. Ainsi, les seules séquences d’actions sont tournées en de multiples plans afin de ne pas trop abîmer le matériel tout en donnant réellement l’impression de chocs, de destructions. C’est donc dans l’ennui le plus total que l’on se dirige vers un dénouement convenu et exécrable en forme de happy end.

Tout le monde est donc heureux sauf… le spectateur qui a vraiment passé un moment d’intenses souffrances cinématographiques. Lühdorff a prouvé que la télé allemande tenait en Derrick son plus beau fleuron, ce n’est en tout cas pas ce Rats, l’invasion commence qui va démentir cet état de fait.


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