Renvoyez la censure !

RENVOYEZ LA CENSURE !

31 décembre 2016 | Par : Darkness Fanzine

2016 : UN AN DE CENSURE AU CINÉMA

Une année cinématographique s’est déjà écoulée. Le temps du bilan pour l’année qui s’achève, et celui des perspectives pour celle qui s’annonce. Par continent et dans l’ordre chronologique, nous vous rappelons tout ce qu’il ne fallait pas manquer en matière de censure à travers le monde.

La France

En 2016, huit longs métrages ont été interdits aux -16 ans : Black (2016, Adil El Arbi et Bilall Fallah), Don’t Breathe (2016, Fede Alvarez), Hardcore Henry (2016, Ilya Naishuller), Malgré la nuit (2016, Philippe Grandrieux), Pseudonym (2016, Thierry Sebban), Théo et Hugo dans le même bateau (Olivier Ducastel et Jacques Martineau) et Rocco (2016, Thierry Demaizière et Alban Teurlai). Seul le documentaire Salafistes (Lemine Ould Salem et François Margolin) a été interdit aux mineurs.

Après avoir annoncé le grand retour des agents Mulder et Scully en février 2016, la chaîne de télévision M6 a censuré les deux premiers épisodes de la saison 10 de The X-Files : une scène d’autopsie a été recadrée, le plan qui montre Scully retirant un objet de l’oreille d’un mort a été supprimé, les mollets d’une fillette victime d’une grave malformation ont été floutés, la scène durant laquelle un médecin hurle en crachant du sang a disparu. La chaîne a expliqué avoir effectué quelques ajustements pour ne pas heurter la sensibilité des plus jeunes. A Nice, le cinéma Mercury, propriété du département des Alpes-Maritimes, qui devait présenter en mars 2016 La Gueule du loup (2016, Jérôme Ségur), un documentaire qui évoque la réintroduction du loup dans le parc du Mercantour en 1992, a été déprogrammé à la demande du Conseil départemental pour éviter des troubles à l’ordre public. Un autre documentaire, La Sociologue et l’ourson (2016, Mathias Théry et Etienne Chaillou) qui raconte le vote de la loi du mariage pour tous avec des peluches et des bouts de carton, sorti en salles en avril 2016 et proposé par une association militant pour la défense du cinéma indépendant à Argenteuil ; ainsi que le film 3000 nuits (2016, Maï Masri), qui raconte l’accouchement en prison d’une palestinienne incarcéré en Israël, proposé par l’association Argenteuil Solidarité Palestine (ASP), ont tous deux été déprogrammés par la municipalité d’Argenteuil pour des raisons obscures. Initialement interdit aux -18 ans en avril 1966, Les Poings dans les poches de Marco Bellocchio a été autorisé en France pour tous publics en juillet 2016. A l’instar de Made in France (2015, Nicolas Boukhrief) qui n’a pas été distribué en salles après les attentats de novembre 2015 à Paris, StudioCanal a rapatrié les copies de Bastille Day (2016, James Watkins) le lendemain de l’attentat commis à Nice en juillet 2016. Bertrand Bonello admet avoir modifié le titre de son dernier film après les attentats parisiens de 2015, préférant Nocturama au titre initial Paris est une fête. Le film Sex Doll (2016, Sylvie Verheyde) distribué par Rézo Films en décembre 2016, raconte l’histoire d’une escort girl sauvée de la misère sexuelle par un mystérieux ange exterminateur. Sa bande annonce mise en ligne sur Internet a en partie été floutée par le distributeur (à 1’03’’).

La justice française

En février 2016, le juge a une nouvelle fois annulé le visa d’Antichrist (2009, Lars van Trier). Sept ans après sa sortie en salles, la cour administrative d’appel de Paris a estimé que l’interdiction aux -16 ans décidée par Frédéric Mitterrand en 2009 puis Aurélie Filippetti en 2012, était insuffisante en raison de « scènes de très grande violence » et « de sexe non simulées ». Toujours en février 2016, le tribunal administratif de Paris a rejeté la demande de l’association Promouvoir soutenant que Les Huit salopards (2015, Quentin Tarantino) devait être interdit aux -18 ans. Le film reste aujourd’hui interdit aux -12 ans avec avertissement. Rejet par le tribunal administratif de Paris de la demande d’annulation du visa interdisant Bang Gang (2015, Eva Husson) aux -12 ans, le juge estimant que les scènes de sexe « brèves et correspondant le plus souvent à des passages fantasmatiques » justifiaient son interdiction aux -12 ans. Dans deux arrêts de juillet 2016, la cour administrative d’appel de Paris a annulé le visa interdisant aux -16 ans la version longue de Nymphomaniac, vol. 1 (2013, Lars von Trier). La cour administrative d’appel de Paris réaffirme ainsi qu’une œuvre qui comporte des scènes de sexe non simulées doit nécessairement être interdite aux -18 ans. En septembre 2016, le Conseil d’État a validé l’interdiction aux -12 ans de La Vie d’Adèle : chapitres 1 et 2 (Abdellatif Kechiche, 2013). Après avoir été interdit aux -18 ans en janvier 2016 puis interdit aux -16 ans par Audrey Azoulay en juillet 2016, Salafistes (2015, Lemine Ould Salem et François Margolin) est interdit aux mineurs par la cour administrative d’appel de Paris en septembre 2016 en raison de la présence de « scènes de très grande violence ». En décembre 2016, après avoir assisté à la projection du film Sausage Party (2016, Conrad Vernon et Greg Tiernan), le juge des référés du tribunal administratif de Paris a rejeté la requête visant à suspendre l’interdiction aux -12 ans accordée par Audrey Azoulay, considérant notamment que « les regards et mouvements de tendresse d’un tacos envers un pain à hot-dog ne présentent pas le caractère de scènes de sexe ».

L’Italie

Week-end (2011, Andrew Haigh), qui raconte l’histoire de deux hommes après une rencontre dans un bar homosexuel, est ressorti en mars 2016 dans seulement dix salles en Italie, la Conférence des évêques italiens (CEI) déconseillant vivement aux exploitants la projection d’une œuvre jugée « scabreuse ». Moana, le dernier film d’animation de Disney intitulé en France Vaiania - prénom signifiant « eau de roche » en tahitien - a été retitré en Italie pour un motif d’ordre moral. Moana fait en effet référence à l’actrice génoise de films pornographiques Moana Pozzi décédée en 1994, toujours présente dans les esprits transalpins. Le film est alors devenu Oceania, officiellement en référence au lieu où se déroule l’histoire.

L’Afrique, le Maghreb, le Proche et le Moyen Orient

En janvier 2016, le Qatar a retiré des salles The Danish Girl (2015, Tom Hooper) en raison de nombreuses plaintes de spectateurs offusqués par le film qui raconte l’histoire de l’artiste danoise Lili Elbe, l’une des premières transsexuelles à avoir subi une opération pour changer de sexe. En février 2016, Spotilght (2015, Tom McCarthy), du nom de l’équipe de journalistes du quotidien américain Boston Globe qui a enquêté sur un scandale de pédophilie au sein de l’Église catholique américaine entre 2001 et 2002, n’a pas été distribué au Liban et au Moyen Orient pour ne pas heurter la sensibilité des spectateurs. En avril 2016, les organisateurs du Festival de cinéma de Nador (Maroc) ont choisi de déprogrammer Choukri, un hombre sincero (2016, Driss Deiback), un documentaire sur la vie du célèbre écrivain susceptible de « blesser les sensibilités » dont celles des religieux. En mars 2016, la police du Sierra Leone a arrêté les cinéastes Sheku Ngaojia et Alpha Sibbie, leur film Tribal War : Mende v. Temne « incitant à la peur et aux conflits ethniques ». En mai 2016, le ministère de la Culture iranien a interdit 50 Kilos of Tart Cherries dans la ville de Tabas après qu’un imam local ait déclaré aux fidèles que le film de Mani Haghighi détruisait « les valeurs révolutionnaires ». Le réalisateur égyptien de Clash (2016, Mohamed Diab) a été contraint d’apposer un avertissement au début du film mentionnant qu’« après la révolution du 30 juin, les Frères musulmans ont provoqué des affrontements sanglants pour empêcher la transition pacifique du pouvoir ». Une incrustation qui a permis au film de sortir sans coupures. Le documentaire Vote off (2016, Fayçal Hammoum) a été déprogrammé des 14e Rencontres cinématographiques organisées en septembre 2016 en Algérie, en raison d’un « contenu portant atteinte aux symboles de l’État et de sa Souveraineté ». Le film iranien Muhammad, le messager de Dieu (2015, Majid Majidi) consacré à l’enfance du Prophète, dont la sortie en salles en Iran au mois d’août 2015 avait été dénoncée par la communauté sunnite pour « incitation à l’idolâtrie », a provoqué de vives tensions en Tunisie après l’annonce de sa projection dans la capitale. Le distributeur a finalement expliqué que le film ne serait pas diffusé pour ne pas alimenter les polémiques. Toujours en septembre 2016, le ministère de l’Intérieur libanais a interdit trois films programmés au Festival International du film de Beyrouth (BIFF) : Affaires personnelles de la Palestinienne Maha el-Hajj, La Coupe du monde des frères syriens Mohammad et Ahmad Malas ouvertement opposés au régime de Bachar el-Assad, et Les Nuits de la rue Zayandeh de l’Iranien Mohsen Makhmalbaf. La première œuvre pourtant projetée au Festival international du film de Cannes 2016 dans la section Un certain regard, a été interdite pour avoir été tournée et produite en Israël. La projection du film La Coupe aurait pu être autorisée moyennant la suppression de certaines scènes, ce que la direction du Festival a refusé. Même chose pour Les Nuits de la rue Zayandeh présenté au dernier Festival international du film de Venise, finalement censuré à la demande de l’ambassadeur d’Iran. De leur côté, les Émirats Arabes Unis (EAU) ont interdit Hajwala (2015, Rana Jarbou), un film décrivant le monde des courses de rue, une pratique interdite dans tous les États du Golfe. Hajwala rejoint la cinquantaine de films rejetés par le ministère de l’Information des EAU en 2016 parmi lesquels Nerve, Ice Age : Collision Course, The Purge : Election Year, The Curse of Sleeping Beauty, Maggie’s Plan, The Witch, Martyrs, Kings of Egypt, Zoolander 2, Deadpool, Dirty Grandpa, et Sisters. Notons aussi l’interdiction de The Girl on the Train (2016, Tate Taylor) dans les cinémas du Qatar et du Koweït, les problèmes d’alcool et de sexe du personnage principal n’étant pas du goût des autorités locales. Le cinéaste iranien Keywan Karimi, condamné à 223 coups de fouet et un an de prison pour « blasphème » et « propagande contre le régime » décelés dans son documentaire Writing on the City (2012), a été arrêté et incarcéré en novembre 2016. Le film d’animation égyptien The Unknown Sweet Potato Seller (2016, Ahmed Roshdy) qui s’inspire de l’histoire vraie d’un jeune vendeur de patates douces abattu par un officier de police en février 2013 sur la place Tahrir en pleine révolution égyptienne, a été déprogrammé de la 13e édition du Dubai International Film Festival (DIFF) en décembre 2016.

L’Asie et le sous-continent indien

Deadpool (2015, Tim Miller) a été interdit en Chine en raison de sa violence et de sa vulgarité. En janvier 2016 en Inde, le Central Board of Film Certification (CBFC) a imposé 1’34’’. de coupures et une interdiction aux -18 ans au film The Hateful Eight (2015, Quentin Tarantino). Les expressions « bitch », ou encore « motherfucker » ont fortement déplu, tout comme les allusions sexuelles, les scènes de violence dont la séquence finale édulcorée de 40’’ ! Batman v. Superman : Dawn of Justice (2016, Jack Snyder) a été interdit aux mineurs en Inde, amputé du plan montrant « une silhouette dénudée, qui apparaît de manière fugace ». En mars 2016, le CBFC a interdit Ishq Forever (2016, Sameer Sippy) pour « atteinte à l’image de l’Islam et des musulmans ». Neerja (2016, Ram Madhvani), qui raconte l’histoire du détournement du vol 73 de la PanAm, a été interdit d’exploitation au Pakistan. L’Inde a interdit la comédie américaine Dirty Grandpa (2015, Dan Mazer), Robert DeNiro se comportant d’une manière jugée « inappropriée pour son âge ». Trop impressionnant, Le Livre de la jungle (2016, Jon Favreau) a été interdit aux -12 ans par le CBFC. Toujours en Inde, le Punjabi Cultural Heritage Board (PCHB) et le Maharshtra Sikh Association (MSA) ont appelé à manifester devant les cinémas de Mumbai pour dénoncer la comédie Santa Banta Pvt Ltd (2016, Akashdeep), un film qui porte atteinte aux sentiments religieux et culturels de la communauté sikhe. En avril 2016, le film Mohalla Assi (2016, Chandraprakash Dwivedi) qui adapte à l’écran un roman abordant le blasphème, a été interdit en Inde. Le film d’action pakistanais Maalik (2016, Achir Azeem) a été interdit en mai 2016 après avoir été autorisé pendant trois semaines, le président du CBFC expliquant que l’interdiction tardive est la conséquence de nombreuses plaintes. Le film Udta Punjab, qui met en scène des stars de Bollywood et plonge le spectateur au cœur du trafic de drogue dans une région frontalière au Pakistan, a fait l’objet de 89 coupures. Les responsables du Thailand Film Destination Festival organisé du 6 au 13 juillet 2016, ont retiré quatre films étrangers de la programmation, officiellement pour des difficultés techniques de projection. En réalité, tous les films comporteraient des scènes « présentant le pays sous un mauvais jour » tels le film autrichien Twilight over Burma (2015, Sabine Derflinger), également interdit en Birmanie, qui raconte le mariage d’une Autrichienne avec un prince de l’ethnie Shan pendant les premiers jours de l’indépendance du Myanmar ; le film français Pattaya (2014, Franck Gastambide) pour une « scène de sexe » dans le hall d’un ancien monastère ; le film suédois Happy Hour in Paradise (2015, Kjell Sundvall) qui parle d’un prêtre alcoolique à Phuket ; et le film chinois Detective Chinatown (2015, Chen Sicheng) qui se déroule dans le quartier chinois de Bangkok. Pour le seul mois de juin 2016, au moins six films ont été censurés ou interdits de projection en Inde dont Kathakali (2016, Pandiraj), Haraamkhor (2015, Shlok Sharma) qui raconte l’histoire d’une relation entre un enseignant et un élève, et Saat Uchakkey (2014, Sanjeev Sharma) au langage jugé particulièrement obscène. Dans la ville de Muzaffarnagar située dans le nord-ouest de l’Inde, un magistrat du district de Dinesh Kumar Singh a interdit la projection du film Shorgul (2016, Pranav Singh) afin d’éviter les heurts entre communautés. La Chine a interdit Ghostbusters (2016, Paul Feig) qui devait sortir en salles en juillet 2016, estimant que le film fait « la promotion de la superstition et de fausses croyances ». Déesses indiennes en colère (2016, Pan Nalin) qui aborde les difficultés que connaissent les femmes dans la société indienne actuelle, a été censuré par le CBFC qui a exigé que toutes les images de déesses soient floutées et que toutes les expressions familières ou vulgaires employées par des femmes soient rendues inaudibles. Le Comité de censure de Malaisie a imposé la modification de la fin du film tamoul Kabali (2016, Pa. Ranjith) pour la rendre plus morale. Leon Dai, l’acteur taïwanais qui devait tenir le rôle principal dans le film chinois No Other Love (2016, Zhao Wei), a été exclu de la distribution pour « son soutien présumé à l’indépendance de Taïwan ». Le CBFC indien a refusé de certifier Ka Bodyscapes (2016, Jayan K. Cherian) considérant que son contenu ridiculise, insulte et humilie la religion hindoue. Le distributeur malaysien de Ben-Hur (2016, Timur Bekmambetov) a coupé certaines scènes pour répondre aux « exigences légales locales », dont toutes celles montrant Jésus. La Commission de prévention de la pornographie, de la violence et de la cruauté du ministère biélorusse de la Culture a interdit la projection de Belarusian Scrambled Eggs (2016, Valeriya Tseliasheuskaya) programmée au 6e Festival du film Bulbamovie organisé en octobre 2016 à Minsk, en raison de « nombreuses scènes de violence » qui portent atteinte à la dignité humaine. Le film singapourien Fundamentally Happy (2015, Tan Bee Thiam et Lei Yuan Bin) a été interdit par le Film Censorship Board of Malaysia (FCBM) en octobre 2016 pour « incitation à l’abus des communautés les plus faibles ». La Commission ukrainienne de classification des films a interdit le film allemand Tschiller : Off Duty (2016, Christian Alvart) parce que son personnage principal donne « une image positive » des services secrets russes.

La Grande-Bretagne, l’Australie, et les États-Unis

D’abord interdit aux mineurs par le Britsh Board of Film Classification (BBFC), Fifty Shades of Black (2016, Michael Tiddes) a été censuré par Vertigo Releasing pour ne pas être interdit aux -18 ans. Idem pour le film Grimsby (2016, Louis Leterrier) remonté par Columbia Pictures pour ne pas risquer une interdiction aux mineurs. Le London Independent Film Festival (LIFF) a annulé la projection de Positive Hell (2014, Andi Reiss) programmée en avril 2016, un documentaire « embarrassant » qui raconte l’histoire de cinq personnes séropositives ayant vécu pendant près de trente ans alors que la médecine les condamnait à une mort certaine. La bande-annonce du film Suicide Squad (2016, David Ayer) a été censurée par les grandes chaînes américaines. Les fesses d’Harley Quinn ont ainsi été recouvertes d’un ajout de quelques centimètres de tissu numérique. Accusée d’avoir supprimé « les scènes romantiques » et les baisers lesbiens du film Carol (2015, Todd Haynes) proposé sur ses vols, la compagnie américaine Delta Air Lines s’est défendue en août 2016, expliquant qu’elle n’avait fait que diffuser l’une des deux versions offertes par le distributeur. Une pétition féministe organisée pour empêcher la projection de The Red Pill (2016, Cassie Jaye) en novembre 2016 à Melbourne (Australie), un documentaire sur les défenseurs des droits des hommes (Men’s Rights Activists), a finalement contraint le Palace Cinema’s Kino à déprogrammer le film afin d’éviter toute polémique.

Et pour 2017 ?

La nouvelle année s’annonce très prometteuse. Considérant qu’il existe des films dangereux pour la jeunesse, la Belgique va utiliser un logiciel pour classer les films. Le distributeur devra répondre à des questions relatives aux scènes présentes dans son film. Les réponses apportées seront ensuite encodées dans un logiciel qui le classera automatiquement dans l’une des cinq catégories d’âges accompagnée d’un ou plusieurs des six pictogrammes relatifs au contenu de l’oeuvre. En France, du côté des tribunaux, on attend la décision de la cour administrative d’appel de Paris concernant le visa de La Vie d’Adèle, on se languit de connaître la décision sur le fond du tribunal administratif de Paris concernant Les Huit salopards et Sausage Party, on salive également dans l’attente de lire la décision du Conseil d’Etat relative à l’affaire Nymphomaniac (oui, encore). Du côté des évolutions législatives, peut-être verrons-nous enfin, avant l’élection présidentielle, la ministre de la Culture réformer les interdictions aux spectateurs de 16 et 18 ans. Toujours en France, on croise les doigts pour que la classification de Grave (2016 Julia Ducournau), interdit aux seuls spectateurs de 16 ans, ne fasse l’objet d’aucun recours alors que le film est interdit aux spectateurs de 17 ans non accompagnés aux États-Unis, et interdit aux -18 ans en Grande-Bretagne. Au Royaume-Uni justement, on sait déjà que Essex Heist (2017, Steve Lawson), Blood Brothers (2017, Jose Prendes) et Foxtrap (2017, Jamie Weston) sortiront dans les prochaines semaines interdits aux mineurs.

Bonne année cinématographique à tous !

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