Critique de film

pub

Quelques minutes après minuit

"A Monster Calls"
affiche du film

Conor a de plus en plus de difficultés à faire face à la maladie de sa mère, à l’intimidation de ses camarades et à la fermeté de sa grand-mère. Chaque nuit, pour fuir son quotidien, il s’échappe dans un monde imaginaire peuplé de créatures extraordinaires. Mais c’est pourtant là qu’il va apprendre le courage, la valeur du chagrin et surtout affronter la vérité…

pub


Trailer - Quelques minutes après minuit (2016)
Par : 

Les critiques à propos de ce film

Critique de Quelques minutes après minuit - Les racines du coeur
Par : Samuel Tubez
Tags : Conte fantastique

Soutenu par Guillermo Del Toro sur son premier long (L’Orphelinat), Juan Antonio Bayona revient au fantastique après un détour par le film catastrophe (The Impossible). Deux vrais films de genre néanmoins, qui cachaient en réalité des drames intenses. Ce qui est une nouvelle fois le cas avec A Monster Calls.

Juan Antonio Bayona adapte le livre de Patrick Ness (collection Gallimard Jeunesse) nous dévoilant, derrière le film de monstre, un drame absolument déchirant vu à travers les yeux d’un garçon de 12 ans. Conor O’Malley doit en effet faire face à la maladie de sa mère et va, pour surmonter cette terrible épreuve, faire appel à une créature imaginaire prenant l’apparence d’un arbre. Ce « monstre » va alors lui proposer de l’aider en lui racontant trois histoires au terme desquelles il devra en tirer les bons enseignements pour, in fine, raconter son propre cauchemar, faisant face à sa terrible vérité…

Tout comme dans Le Labyrinthe de Pan de son mentor Guillermo Del Toro, Bayona mêle donc le drame le plus sombre avec la dark fantasy. Un mélange qui, entre des mains peu expertes aurait pu donner quelque chose de maladroit mais qui prend ici une dimension universelle bouleversante, le film étant un crève-cœur éprouvant doublé d’une véritable leçon de cinéma. Le film aborde le sujet de la mort et de la disparition imminente d’un proche de manière frontale, arborant un premier degré implacable, mais vécue à travers le prisme de Conor, ce qui confère à l’ensemble une pudeur parfaitement appropriée. Cohérent de bout en bout et d’une justesse incroyable autant dans ce qu’il nous raconte que dans sa mise en scène ou encore au niveau de l’interprétation, A Monster Calls vise en plein cœur. Tout spectateur ayant un jour perdu un être cher, qui plus est durant son plus jeune âge, ne peut être que touché par ce que traverse le jeune protagoniste.
On a beau connaître l’issue et le déroulement un poil mécanique du film dès son entame, on est frappé par les cruelles vérités suggérées par les contes racontés par « le monstre », qui symbolisent les différents membres de la famille ainsi que leurs ressentiments. Soutenu par des prestations très justes (Felicity Jones, Sigourney Weaver, les vibrantes vocalises de Liam Neeson et, bien sûr, l’interprétation intense du jeune Lewis MacDougall), on est littéralement emporté par l’humanité qui émane de l’œuvre, qui se double d’une véritable psychanalyse dont on ne ressort pas indemne. La justesse de la mise en scène du réalisateur de L‘Orphelinat est également saisissante, le moindre mouvement de caméra, chacune des postures des personnages, chaque choix de plan prenant un sens et une signification en harmonie avec le récit. La direction artistique est également au diapason, présentant des séquences animées du plus bel effet (créés par les artistes des studios barcelonais Headless et Glassworks) ainsi que des effets spéciaux supervisés par Félix Bergés (Les Autres,The Impossible) et Pau Costa (L’Orphelinat, The Revenant) mêlant habilement animatronique et CGI. A Monster Calls utilise ainsi avec beaucoup de savoir-faire plusieurs types d’animations pour raconter sa bouleversante histoire. Pas la moindre des qualités de cette œuvre aussi belle que triste alliant avec un talent monstrueux technique, artisanat, affection et sincérité.

A Monster Calls est un film qui regorge de talent et de cœur, affichant en toute humilité une justesse étonnante. Un très grand film, riche, profond (qui illustre aussi de ce qui incarne l’Art), cohérent de bout en bout et à la direction artistique soignée. Probablement un chef d’œuvre, un vrai, dont on ressort les larmes aux yeux et le cœur soulagé.


Commentaires sur le film

à voir....

0 etoiles

"The Impossible" était un film écoeurant de voyeurisme et de superficialité. Je ne suis pas du tout convaincu par le regard de ce cinéaste... On verra.

16 janvier 2017 à 17:01 | Par Aguirre

Donnez votre avis sur le film !

En résumé
ecrire un commentaire sur le film
;



Galerie photos

photo 55190 photo 55189 photo 55191 photo 55192 photo 55193 photo 55194
Voir la galerie complète

Récentes critiques

affiche du film
The End
2016
affiche du film
Small Town Killers
2017
affiche du film
The Circle
2017
affiche du film
K-Shop
2016
affiche du film
Extinction
2015
affiche du film
Attraction
2017
affiche du film
Tunnel
2016
affiche du film
Message from the King
2016
affiche du film
Child Eater
2016
affiche du film
On l'appelle Jeeg Robot
2015

Cinemag

> Feuilleter

Concours

Sondage